Soulagement en Bourse après les banques centrales, les rendements chutent
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi, les annonces de politique monétaire des plus grandes banques centrales au monde alimentant l’espoir d’une fin prochaine du cycle de remontée des taux d’intérêt.
À Paris, le CAC 40 a gagné 1,26% à 7.166,27 points. Le Footsie britannique a pris 0,76% et le Dax allemand a avancé de 2,16%.
L’indice EuroStoxx 50 a fini sur un gain de 1,67%, le FTSEurofirst 300 de 1,13% et le Stoxx 600, qui a atteint en séance un pic depuis avril, a gagné 1,35%.
La BCE a annoncé sans surprise relever ses taux directeurs d’un demi-point et elle prévoit au moins une nouvelle hausse de même ampleur lors de la prochaine réunion, réaffirmant ainsi sa détermination à combattre une inflation toujours trop élevée.
L’institution de Francfort s’est montrée plus restrictive que la Réserve fédérale et la Banque d’Angleterre, dont les discours ont été largement perçus comme accommodants. Les analystes ont cependant jugé que les commentaires de la BCE n’étaient pas porteurs de mauvaise surprise.
Les investisseurs espèrent toujours que le cycle de remontée de taux prendra prochainement fin, bien que Christine Lagarde ait écarté cette hypothèse et que des sources ont rapporté qu’une hausse en mai était possible.
« Bien qu’une hausse de taux de 50 points de base soit attendue pour mars, la banque centrale se montrera davantage pragmatique par la suite et agira en fonction des développements économiques », a déclaré Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital.
« Les marchés se réjouissent d’un discours marginalement plus optimiste sur les dynamiques actuelles et moins catégorique sur les perspectives de hausses futures. »
TAUX
La réaction des marchés aux annonces de la BCE a été significative sur les rendements obligataires dans la zone euro: celui du Bund allemand à dix ans a chuté de plus de 20 points de base pour revenir sous 2,06%.
Sur le marché américain, le rendement à dix ans s’affichait à 3,3672%, en repli de quatre points, à la suite notamment de l’enquête des consultants de Challenger, Gray & Christmas montrant que le nombre de licenciements par les sociétés américaines a explosé de 136% en janvier, en grande partie à cause des suppressions de postes des entreprises technologiques.
CHANGES
La perspective d’au moins une nouvelle hausse de taux de la BCE pénalise l’euro, en baisse de 0,65% face au dollar à 1,0918.
Le billet vert prend 0,43% face à un panier de grandes devises.
A WALL STREET
Peu après la clôture en Europe, Wall Street évoluait en ordre dispersé: le Dow Jones perdait 0,4%, lésé par les mauvais résultats d’Honeywell (-2,3%) et de Merck (-2,93%).
Le Standard & Poor’s-500 et le Nasdaq gagnaient 1,35% et 2,86% respectivement, soutenus par Meta, qui bondit de 24% après ses résultats, et par les annonces de la Fed qui laisse espérer un atterrissage en douceur de l’économie.
Les marchés ont en effet surtout retenu du discours mercredi de Jerome Powell que la désinflation était engagée.
VALEURS
Côté actions en Europe, le compartiment de l’immobilier, particulièrement sensible à l’évolution des taux d’intérêt, a gagné 6,81%, sa plus forte hausse journalière depuis mars 2020.
A l’inverse, le secteur des banques a perdu 0,74%.
Parmi les sociétés qui ont publié leurs résultats, Dassault Systèmes a progressé de 12,39% après avoir dit anticiper une forte croissance de son chiffre d’affaires en 2023 et Publicis a gagné 6,37%, le numéro trois mondial de la publicité prévoyant une croissance organique de 3% à 5% cette année après une hausse de 10,1% en 2022.
Infineon a gagné 7,96% après avoir relevé ses prévisions annuelles de marge bénéficiaire.
PÉTROLE
Les cours du pétrole baissent légèrement après l’annonce d’un recul des commandes d’équipements industriels aux Etats-Unis en décembre.
Le Brent cède 0,11% à 82,75 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,04% à 76,38 dollars.
A SUIVRE :
(Laetitia Volga, édité par Tangi Salaün)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



