Sanofi et GSK chutent, craintes judiciaires sur le Zantac
PARIS (Reuters) – Les groupes pharmaceutiques Sanofi, GlaxoSmithKline (GSK) et Haleon chutent en Bourse jeudi, affectées par les craintes de voir des poursuites judiciaires visant le Zantac aux Etats-Unis aboutir à des décisions coûteuses.
Sanofi a procédé en 2019 au retrait des marchés américain et canadien de ce traitement de l’acidité gastrique, contaminé par une impureté potentiellement cancérigène. Et d’autres laboratoires, dont GSK et Novartis, ont rappelé ou interrompu dans la foulée la distribution de leurs versions du médicament.
Plusieurs analystes estiment que les procès à venir en lien avec ce dossier risquent de peser durablement sur les cours de Bourse des groupes concernés car ils pourraient aboutir à des indemnisations importantes.
« Nous ne pensons pas que les éléments disponibles en fassent un nouveau glyphosate mais il est très possible que l’on arrive à des indemnisations qui se chiffreraient en milliards de dollars », expliquent ceux de Deutsche Bank dans une note sur GSK et Sanofi, en référence au scandale sur l’herbicide à base de glyphosate de Monsanto, détenu par Bayer.
Plus de 2.000 plaintes visant le Zantac ont été déposées aux Etats-Unis et le premier procès doit s’ouvrir le 22 août, suivi par une procédure collective en septembre, rappelle Credit Suisse dans une note.
La banque helvétique juge limitée l’exposition d’Haleon, dont GSK et Pfizer sont actionnaires, et note que le groupe n’a passé aucune provision sur ce dossier.
Haleon a assuré à la mi-journée ne pas être directement concerné par le dossier, ce qui a permis à son action de réduire un peu ses pertes: vers 11h15 GMT, le titre Haleon ne perdait plus que 7,48% alors que GSK cédait 10,02% et qu’à Paris, Sanofi chutait de 9,11%, portant à plus de 16% sa baisse par rapport à la clôture de mardi.
Le titre du groupe français a souffert mercredi de l’interruption du recrutement des essais cliniques du tolébrutinib, un traitement expérimental de certaines formes de sclérose en plaques.
La capitalisation boursière de Sanofi a fondu de plus de 15 milliards d’euros depuis le début de la semaine et se rapproche du seuil des 100 milliards.
(Laetitia Volga et Marc Angrand, édité par Jean-Stéphane Brosse)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



