Renault: 300 postes d’intérimaires supprimés à Sandouville, le VU à la peine
PARIS (Reuters) – Renault a annoncé mardi la suppression d’environ 300 postes d’intérimaires à l’issue de leur contrat dans l’usine de fourgons de Sandouville (Seine-Maritime), reflet de la morosité du marché du véhicule utilitaire (VU) léger en ce début 2025 à cause des incertitudes macroéconomiques.
Le groupe au losange, qui emploie en tout 600 intérimaires à Sandouville, a fait cette annonce aux représentants des salariés réunis en CSE, a dit à Reuters une porte-parole du constructeur. L’usine, qui a connu en 2024 un record de production pour son fourgon Trafic, emploie aussi 1.700 salariés.
« Le début d’année est un petit peu difficile sur le véhicule utilitaire (VU), c’est lié d’abord au principe économique général qui fait qu’aujourd’hui l’ambiance n’est quand même pas la plus gaie qu’on ait connue », a expliqué lundi soir sur BFM Business Jean-Dominique Senard, président de Renault.
Selon des estimations du groupe au losange, le marché européen du véhicule utilitaire léger était en baisse de 14,9% en février, après -9,2% en janvier. Avec 310.459 immatriculations l’an dernier, la marque Renault était leader en Europe sur ce segment considéré comme un baromètre des perspectives économiques générales.
Une partie des intérimaires dont le contrat n’est pas renouvelé pourrait cependant retrouver à terme un poste à Sandouville.
Malgré le début d’année morose, la porte-parole de Renault a indiqué que le plan de recrutement de 550 salariés en CDD et CDI d’ici 2028, lié à la montée en puissance du projet de fourgon électrique Flexivan, restait d’actualité.
C’est le deuxième site de véhicules utilitaires en trois mois où Renault réduit le nombre de ses intérimaires, après l’annonce en janvier du non-renouvellement d’environ 700 contrats à la fin de la mission, sur environ 1.100 intérimaires, dans l’usine de Batilly (Moselle).
Le site, qui emploie également 2.000 salariés et a enregistré à son tour un record de production en 2023, doit maintenant s’adapter aux aléas de la demande mais aussi, explique Renault, à la montée en cadence du nouveau grand fourgon Master, dont la production a débuté progressivement l’an dernier.
(Reportage Gilles Guillaume, édité par Blandine Hénault)
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