Plusieurs responsables, dont Powell, vont s’exprimer au cours des prochains jours
WASHINGTON (Reuters) – Plusieurs responsables de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) doivent s’exprimer dans les prochains jours, notamment le président de la banque centrale Jerome Powell mardi et le nouveau gouverneur Stephen Miran lundi, après la baisse des taux actée la semaine dernière.
La Fed a indiqué mercredi dernier qu’elle baisserait progressivement ses taux au cours de l’année et les analystes, qui parient sur une nouvelle baisse de 25 points de base à l’issue de la prochaine réunion prévue les 28 et 29 octobre, n’auront que peu de données pour affiner leurs anticipations d’ici là avec seulement un rapport mensuel sur l’inflation et le marché du travail.
Le président américain Donald Trump continue en outre sa pression sur la banque centrale afin qu’elle baisse davantage ses taux directeurs, la nomination récente de l’ancien président du conseil des conseillers économiques de Donald Trump, Stephen Miran, traduisant une nouvelle manœuvre pour faire pencher la balance en sa faveur.
Au sein d’un groupe de responsables très divisé, la décision à venir pourrait déterminer si la Fed s’est lancée dans une série régulière de réductions ou si elle cherche à gagner du temps pour recueillir des informations.
ÉTRANGE ÉQUILIBRE SUR LE MARCHE DU TRAVAIL
Selon les dernières données, les risques d’une inflation plus élevée se sont atténués tandis que les nuages au-dessus du marché du travail s’accumulent.
Le rapport sur l’emploi de septembre est attendu le 3 octobre et pourrait, si le taux de chômage reste à un niveau faible de 4,3% et les créations d’emploi peu nombreuses, refléter à nouveau ce que Jerome Powell qualifie d’un « étrange équilibre » du marché du travail traduisant le durcissement de la politique d’immigration de Donald Trump.
Face à cette situation, les décisionnaires étudient des données avec plus de granularité comme le taux de chômage parmi les minorités, la durée de la semaine de travail et les difficultés des jeunes travailleurs et des diplômés de l’enseignement supérieur à trouver un emploi.
Dans une note publiée vendredi, le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, prévient : « Pour moi, le risque le plus probable est un affaiblissement rapide du marché du travail ». Le responsable de politique monétaire a soutenu la baisse de 25 pb des taux directeurs en septembre et souhaiterait accélérer le rythme de baisse des taux.
« Nous savons, d’après les cycles économiques passés, que lorsque les marchés du travail s’affaiblissent, ils peuvent s’affaiblir rapidement », a-t-il rappelé.
UNE INFLATION TRANSITOIRE
Sur le front de l’inflation, l’indice des prix à la consommation (IPC) de septembre sera publié le 15 octobre et l’indice des prix à la production le lendemain tandis que l’inflation PCE ne sera publiée qu’après la prochaine réunion de la Fed.
Selon la Fed, l’inflation devrait augmenter jusqu’à la fin de l’année et se situer à un point de pourcentage au-dessus de l’objectif à la fin de 2025.
La projection médiane de l’inflation PCE de fin d’année, hors prix volatils des aliments et de l’énergie, était de 3,1%, supérieure aux 2,9% actuels pour juillet, un chiffre en hausse depuis trois mois.
Si de telles anticipations devraient plaider contre une baisse des taux, les responsables de politique monétaire estiment que le mouvement haussier est soutenu par les droits de douane instaurés par l’administration Trump et qu’il s’agit d’un phénomène transitoire.
« Un scénario de base raisonnable est que les effets sur l’inflation seront relativement de courte durée – un changement ponctuel du niveau des prix », a déclaré Jerome Powell lors de sa conférence de presse après la réunion la semaine dernière, notant les estimations selon lesquelles les droits de douane ajoutent actuellement environ 0,3 à 0,4 point de pourcentage à l’inflation PCE de base actuelle de 2,9%.
« Les droits de douane sont principalement payés par les entreprises qui se situent entre l’exportateur et le consommateur », a-t-il détaillé, en précisant que « pour le consommateur, la répercussion a été assez faible. Elle a été plus lente et plus tardive que prévu ».
(rédigé par Howard Schneider ; version française Bertrand De Meyer, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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