Novavax: Le vaccin contre le COVID-19 pèse sur les perspectives de ventes annuelles
(Reuters) – Le laboratoire américain Novavax a abaissé mardi sa prévision de chiffre d’affaires pour 2024, citant des ventes plus faibles que prévu de son vaccin contre le COVID-19, dont il va céder les droits de commercialisation au groupe français Sanofi.
L’action Novavax recule d’environ 4% dans les échanges avant-Bourse.
Le fabricant de vaccins s’attend maintenant à ce que les ventes de son vaccin contre le COVID-19, son seul produit sur le marché, se situent entre 175 et 225 millions de dollars pour l’ensemble de l’année, contre une estimation précédente de 275 à 375 millions de dollars.
« Nous espérions obtenir une plus grande part de marché cette année », a déclaré lors d’une interview John Jacobs, directeur général de Novavax, ajoutant que le groupe abaissait sa prévision annuelle « pour être prudent ».
Novavax dit s’attendre désormais à un chiffre d’affaires total de 650 à 700 millions de dollars en 2024, contre 700 à 800 millions de dollars prévus précédemment. La société avait déclaré au début de l’année prévoir un chiffre d’affaires annuel d’un milliard de dollars.
Le vaccin contre le COVID-19 de Novavax a généré des ventes de 38,21 millions de dollars au troisième trimestre, ce qui dépasse les 29 millions de dollars attendus en moyenne par les analystes, selon les données de LSEG.
Le directeur général a reconnu que Novavax n’avait pas l’influence et l’envergure de Sanofi, avec lequel il a signé en mai dernier un accord de licence pour la commercialisation en commun, à partir de 2025, de son vaccin non-ARN messager contre le COVID sur plusieurs marchés, y compris les États-Unis et l’Europe.
Novavax a eu du mal à rattraper son retard face à ses concurrents Moderna et Pfizer, qui ont déclaré plus de 3 milliards de dollars de ventes combinées pour leurs vaccins contre le COVID à ARN messager au cours du troisième trimestre.
(Reportage Patrick Wingrove ; avec la contribution de Bhanvi Satija à Bangalore ; version française Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
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