L’Europe vue sur de faibles variations, l’IA et le commerce restent des facteurs de risque (actualisé)
par Diana Mandia
24 février (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues sur de faibles variations mardi à l’ouverture, au lendemain d’une séance marquée par des pertes dues à la résurgence des tensions commerciales et des craintes liées aux potentielles perturbations causées par l’irruption de l’intelligence artificielle (IA).
Les contrats à terme signalent un gain de 0,03% pour le CAC 40 parisien, de 0,05% pour le Dax à Francfort et de 0,03% pour le FTSE à Londres.
Le Stoxx 600 devrait ouvrir sur un gain de 0,05% après avoir été pénalisé la veille par Novo Nordisk, qui a plongé de 16,5% à lma suite de l’échec de l’essai comparatif de son médicament pour la perte de poids CagriSema.
Si les marchés devraient grappiller quelques gains à l’ouverture, les investisseurs n’oublieront pas les multiples facteurs de risque qui entourent les échanges.
L’un d’entre eux est la politique commerciale américaine, source de volatilité une fois de plus après que la Cour suprême des États-Unis a annulé vendredi les droits de douane imposés en avril par la Maison blanche, qui a réagi à ce revers en imposant de nouvelles surtaxes de 15% sur les importations et menace désormais ses partenaires d’autres types de droits de douane, sans donner plus de détails.
L’incertitude frappe ainsi de nombreux pays qui avaient signé des accords commerciaux bilatéraux avec Washington, comme le Japon, dont le gouvernement a déclaré mardi avoir demandé aux Etats-Unis de ne pas lui imposer un nouvel ensemble de droits de douane qui lui serait défavorable par rapport au cadre commercial conclu l’an dernier.
En Europe, le Parlement européen a décidé de reporter le vote sur l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis, ce qui met en évidence la méfiance que suscitent à Bruxelles les menaces de Donald Trump.
Le locataire de la Maison blanche sera à nouveau sous les feux de la rampe mardi soir lors de son discours annuel sur l’état de l’Union, au cours duquel les commentaires sur ses projets douaniers pourraient avoir un poids important.
Le secteur technologique reste un autre facteur de volatilité, une vague de ventes massives ayant entraîné lundi la chute des trois indices américains. Certains analystes ont attribué ce nouveau revers à une analyse peu encourageante publiée en début de semaine par Citrini Research, qui présentait une vision des ravages que l’IA pourrait causer à l’économie mondiale dans les années à venir.
Une nouvelle série de résultats d’entreprises pourrait également influencer la tendance à l’ouverture, les investisseurs analyser les chiffres de groupes tels que Forvia ou Edenred.
LES VALEURS A SUIVRE :
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse lundi, plombée par les pertes des valeurs technologiques et financières, tandis que les marchés étaient une fois de plus plongés dans l’incertitude par la décision de la Cour suprême d’annuler les droits de douane dits « réciproques » de Donald Trump et par l’annonce de nouvelles taxes.
L’indice Dow Jones a cédé 1,66%, le Standard & Poor’s 500, plus large, a perdu 1,04%, le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 1,13%.
EN ASIE
L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo est revenu d’un week-end prolongé avec une hausse de 0,87%, grâce au rebond des valeurs liées à l’IA.
En Chine, les Bourses sont également de retour après les vacances du Nouvel An lunaire.
L’indice composite de la Bourse de Shanghai a progressé de 0,87% et le CSI 300 des grandes capitalisations a pris 1,01%.
La Bourse de Hong Kong recule en revanche de 1,93%, dans le sillage de Wall Street la veille.
TAUX / CHANGES
Le rendement des Treasuries à dix ans prend 1,5 point de base à 4,0423%. Le deux ans gagne 1,7 point de base à 3,4569%, alors que les investisseurs réfléchissent aux implications de la décision de la Cour suprême sur les recettes fiscales américaines.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans perd environ 1 point de base à 2,7051%. Le deux ans est stable à 2,0439%.
Sur le marché des changes, le dollar gagne 0,22% face à un panier de devises de référence, regagnant du terrain après les pertes de la veille.
L’euro perd 0,1% à 1,1772 dollar.
Le yen japonais recule de 0,68% à 155,72 pour un dollar après que la Chine a annoncé des contrôles à l’exportation visant les entreprises japonaises, signe supplémentaire de la détérioration des relations entre les deux pays.
La monnaie japonaise reste par ailleurs à surveiller alors que les journal Nikkei rapporte mardi que les autorités américaines ont pris l’initiative de procéder à des « contrôles de taux » en janvier afin de soutenir la devise japonaise et qu’elles sont prêtes à mener une intervention conjointe à la demande de Tokyo.
Le yuan chinois est plutôt stable à 6,8880 yuans pour un dollar, alors même que Pékin a fixé le cours quotidien de sa devise à son plus haut niveau depuis près de trois ans et maintenu son taux directeur inchangé pour le neuvième mois consécutif.
PÉTROLE
Les prix du pétrole progressent mardi, les traders évaluant les risques géopolitiques avant une nouvelle série de négociations sur le nucléaire entre les États-Unis et l’Iran jeudi à Genève, tandis que l’incertitude entourant la politique commerciale américaine ajoute à l’inquiétude générale.
Le Brent prend 0,66% à 71,96 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,69% à 66,77 dollars.
Ce 24 février marque par ailleurs le quatrième anniversaire de l’invasion russe de l’Ukraine, un conflit dont la résolution semble pour l’instant lointaine, les négociations n’ayant jusqu’à présent guère progressé.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 24 FÉVRIER :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
FR 07h45 Climat des affaires février – 99
USA 15h00 Confiance du consommateur février 87,3 84,5
(Rédigé par Diana Mandia, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

