L’Europe termine en légère hausse, les incertitudes sur les taux demeurent
par CORENTIN CHAPPRON
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse prudente mercredi, grâce à des indicateurs confirmant le ralentissement de l’activité et des prix en zone euro et une baisse du pétrole, mais les déclarations de banquiers centraux font hésiter les investisseurs.
À Paris, le CAC 40 a pris 0,69% à 7.034,16 points, tandis que le Dax allemand s’octroyait 0,51% et le Footsie britannique déclinait de 0,11%.
L’indice EuroStoxx 50 a terminé la séance sur une hausse de 0,6%, contre 0,31% pour le FTSEurofirst 300 et 0,28% pour le Stoxx 600.
Les ventes au détail ont reculé en ligne avec les attentes des économistes mercredi, tandis que l’inflation allemande a été confirmée à 3,0%.
L’absence de surprise, à la hausse comme à la baisse, a contribué à rassurer les marchés qui s’inquiètent de la persistance de l’inflation et du ralentissement de l’économie européenne.
Par ailleurs, le recul du baril de pétrole à son plus bas en trois mois encourage les actifs risqués.
Pour autant, les investisseurs demeurent prudents, alors que de nombreux responsables de politique monétaire tiennent des discours restrictifs afin de limiter le desserrement des conditions financières et garder leurs options ouvertes pour les réunions de décembre.
En Europe, les membres du conseil des gouverneurs Philip Lane, Martins Kazaks et Joachim Nagel ont évoqué mercredi la persistance de l’inflation sous-jacente, tandis que la membre du conseil des gouverneurs de la Réserve Fédérale Lisa Cook a alerté sur les risques liés à la géopolitique.
Le discours du président de la Fed, Jerome Powell, attendu jeudi, sera suivi de près par les marchés.
PÉTROLE
Le brut plonge à son plus bas depuis fin juillet, après que les données publiées par l’American Petroleum Institute ont montré une hausse des stocks de brut la semaine dernière, et que l’Energy Information Administration a prévenu mardi que la demande américaine serait moins forte que prévu cette année.
Le Brent recule de 1,81% à 80,13 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,96% à 75,85 dollars.
VALEURS
Crédit Agricole a progressé de 1,14% après avoir fait état mercredi de résultats trimestriels meilleurs qu’attendu, portés par la performance solide de sa division de financement et d’investissement et de l’activité banque de détail.
ABN Amro a publié mercredi un revenu net d’intérêt inférieur aux attentes du marché, et a dégringolé de 9,24%.
Bayer a fait état mercredi d’un recul de son bénéfice au troisième trimestre et annoncé la suppression de plusieurs postes de cadres, ce qui a fait reculer le titre de 0,8%.
Marks & Spencer a dépassé de loin ses prévisions de bénéfices pour le premier semestre et a déclaré s’attendre à un bond de plus de 30% de ses bénéfices pour l’ensemble de l’année, poussant le titre de 8,39%, parmi les meilleures performances du Stoxx 600. Le brasseur danois Royal Unibrew a terminé en queue du Stoxx 600, en repli de 12,49% à son plus bas niveau depuis huit mois, après avoir réduit ses prévisions d’EBIT et publié des résultats trimestriels inférieurs aux estimations.
A WALL STREET
Wall Street hésite dans un contexte incertain.
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones reculait de 0,16%, le Nasdaq Composite de 0,13%, et le Standard & Poor’s 500 ne montrait pas de direction marquée.
TAUX
Les rendements longs déclinent dans un contexte attentiste.
A la clôture en Europe, le rendement du Treasury à dix ans perdait 4,4 pb à 4,5274%, tandis que le taux à deux ans était stable à 4,9152%.
Le rendement du dix ans allemand a abandonné 5,2 pb à 2,613%, tandis que celui du taux à deux ans a fait du surplace à 3,072%.
CHANGES
Les marchés de change demeurent calmes après le rebond du dollar en début de semaine et son déclin de la semaine dernière déclenché par la pause de la Fed.
Le dollar est pratiquement stable face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro grignote 0,1% à 1,071 dollar. La livre sterling varie peu à 1,2297 dollar.
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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