L’Europe termine dans le rouge, la reprise des hostilités au Moyen-Orient inquiète
par Coralie Lamarque
31 août (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge lundi, plombées par une nouvelle flambée du pétrole en raison de la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, ce qui accentue les craintes inflationnistes et la perspective d’un resserrement monétaire pour corriger la hausse des prix.
À Paris, le CAC 40 a cédé 0,79% à 8.334,50. À Francfort, le Dax a perdu de 1,09% tandis qu’à Londres, le FTSE 100 a pris 0,29%.
L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,91%, le FTSEurofirst 300 de 0,69% et le Stoxx 600 de 0,61%.
La séance a été marquée par la remontée des cours pétroliers, alimentée elle-même par des frappes entre les États-Unis et l’Iran, et ce pour la première fois depuis juillet. Cela a renforcé les craintes d’une résurgence de l’inflation, les investisseurs étant déjà sur la réserve depuis le discours du président de la Fed, Kevin Warsh, au symposium de Jackson Hole vendredi dernier.
L’armée américaine a bombardé dimanche deux sites iraniens de tirs de missiles sur l’île de Larak, a déclaré un responsable américain. En représailles, l’Iran a visé deux bases américaines en Jordanie, selon les médias iraniens.
En conséquence, le Brent est repassé au-dessus de la barre des 90 dollars le baril, alors que les cours du brut avaient enregistré la semaine dernière une baisse hebdomadaire de 5,38%.
Par ailleurs, le président américain Donald Trump a diffusé sur son réseau social une vidéo générée par intelligence artificielle (IA) montrant selon lui la destruction de l’île de Kharg, principale plateforme d’exportation de pétrole de l’Iran, tandis qu’aucun élément ne permet de confirmer qu’une telle attaque ait eu lieu.
Un responsable iranien a qualifié la publication de Donald Trump de « risible », tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré lundi que Téhéran souhaite toujours parvenir à une issue négociée de son conflit avec Washington.
Cette recrudescence des tensions au Moyen-Orient, qui survient après plusieurs semaines d’intensification des efforts de Washington pour tenter d’affaiblir économiquement Téhéran, pèse sur les perspectives des marchés, ces événements étant susceptibles d’inciter les banques centrales à poursuivre leur politique de relèvement des taux directeurs.
La Banque centrale européenne (BCE) devrait, selon le consensus des économistes, relever ses taux lors de sa réunion des 9 et 10 septembre.
Les marchés ont revu à la hausse la probabilité d’une hausse des taux de la Fed en septembre, la portant à environ 60% alors qu’elle était légèrement inférieure à 50% la semaine dernière.
Dans son discours prononcé vendredi à l’occasion du symposium de Jackson Hole, dans le Wyoming, Kevin Warsh, s’est montré plus que jamais enclin à un resserrement monétaire, déclarant que la banque centrale avait « du pain sur la planche » pour contenir l’inflation.
En outre, les données préliminaires publiées lundi en début d’après-midi ont montré que l’inflation allemande avait accéléré sur un an en août, provoquant des tensions sur le marché obligataire.
VALEURS
À Paris, Soitec a gagné 6,39%, le spécialiste français des semi-conducteurs ayant décidé d’imposer des dépôts et des prix fixes sur les contrats d’approvisionnement, a déclaré son directeur général à Reuters.
Le compartiment énergétique européen a pris 0,25% dans le sillage de la reprise des hostilités au Moyen-Orient: TotalEnergies a avancé de 1,15%, tandis que Viridien a bondi de 6,04%.
À WALL STREET
À l’heure de la clôture en Europe, Wall Street reste dans le rouge, le Dow Jones perdant 0,58%, le Standard & Poor’s 500 reculant de 0,45% et le Nasdaq Composite cédant 0,36%.
LES INDICATEURS DU JOUR
L’inflation allemande calculée selon les normes européennes (IPCH) a augmenté de 2,9% en août sur un an, selon les données préliminaires, portée par la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre en Iran, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient +3,1%, après une inflation à +2,8% en juillet.
CHANGES
Le dollar recule toujours pénalisé par le discours prononcé vendredi par le président de la Fed qui a renforcé les paris sur une hausse des taux en septembre.
Les cambistes attendent désormais les données relatives à l’emploi et à l’inflation du mois d’août, qui seront publiées en fin de semaine, afin d’y déceler d’autres signaux sur la probabilité d’un resserrement monétaire lors de la prochaine réunion de la Fed.
Le billet vert perd 0,27% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro gagne 0,27% à 1,1615 dollar.
TAUX
Les rendements européens des obligations à long terme ont atteint leur plus haut niveau depuis près de 15 ans, dans la continuité de la tendance observée ces dernières semaines, sous l’effet de la hausse des cours du pétrole et en réaction aux dernières déclarations de Kevin Warsh.
En Allemagne, le rendement du Bund à dix ans a pris 0,4 point de base à 3,3268%, tout comme le deux ans qui s’affiche à 2,9249%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans s’est octroyé 0,5 point de base à 4,1783%, tandis que le deux ans a grappillé 0,2 point de base à 3,1192%.
Aux États-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans avance de 3,8 points de base à 4,7600%, tandis que le deux ans recule de 1,0 point de base, à 4,3395%.
PÉTROLE
Les cours pétroliers repartent à la hausse, après que la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a ravivé les craintes des marchés concernant une perturbation de l’approvisionnement mondial.
« Certains barils provenant du Golfe continuent de transiter par le détroit (d’Ormuz), ce qui tempère la remontée des cours, mais le premier échange militaire direct depuis un mois a contraint les opérateurs à réintégrer une prime d’approvisionnement significative à court terme », ont écrit les analystes de Gelber & Associates dans une note.
Le nombre de navires ayant traversé le détroit d’Ormuz au cours du week-end est resté très bas, à cinq par jour, soit une fraction de ce qu’était le trafic avant le conflit, en raison de la crainte des armateurs de voir leurs bateaux attaqués, selon des données publiées lundi.
Le Brent avance de 2,68% à 90,46 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 2,4% à 85,40 dollars.
À SUIVRE MARDI 1ER SEPTEMBRE :
(Rédigé par Coralie Lamarque)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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