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L’Europe marque une pause avec la remontée des rendements obligataires

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par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en légère baisse lundi et Wall Street était également dans le rouge à mi-séance dans un contexte de remontée des rendements obligataires et de consolidation après les récents sommets des indices.

Des indicateurs macroéconomiques mitigés et des résultats contrastés d’entreprises n’ont pas permis aux investisseurs d’avoir des convictions affirmées dans une session marquée par d’étroites fluctuations à la hausse comme à la baisse.

À Paris, le CAC 40, qui a touché la semaine dernière un pic sans précédent à 7.702,95 points, a fini en repli de 0,03% à 7.589,96 points. Le Footsie britannique, en hausse une bonne partie de la séance grâce notamment au compartiment défensif des « utilities », a cédé 0,04%. Le Dax allemand, qui a lui aussi inscrit un record vendredi à 17.004,55 points, a abandonné 0,08%.

L’indice EuroStoxx 50 a reflué de 0,11% et le FTSEurofirst 300 de 0,08%. Le Stoxx 600 a perdu 0,14% mais est resté proche de son sommet historique de 487,66 points, atteint vendredi.

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,93%, le Standard & Poor’s 500 de 0,48% et le Nasdaq de 0,49% alors que les trois principaux indices de Wall Street ont enregistré la semaine dernière leur quatrième hausse hebdomadaire consécutive, le S&P-500 inscrivant même en séance vendredi un record à 4.975,29 points.

Outre le mouvement de consolidation, les marchés actions ont été affectés par les tensions dans l’obligataire, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell, ayant déclaré dans un entretien diffusé dimanche soir par CBS qu’il faudrait davantage de preuves d’une tendance baissière durable de l’inflation pour justifier d’une réduction des taux directeurs.

Le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, a souligné pour sa part, dans un essai publié lundi, qu’une économie résiliente pourrait différer le calendrier de l’assouplissement monétaire attendu par les marchés.

L’indice ISM publié lundi aux Etats-Unis montre justement que la croissance de l’activité du secteur des services a accéléré en janvier, plus fortement que prévu, à 53,4 après 50,5 en décembre.

En Europe, où les indices PMI mensuels du secteur ont également été communiqués, l’économie de la zone euro montre des signes timides de reprise pour ce début d’année, tandis qu’au Royaume-Uni, l’activité des services a démarré 2024 sur des bases solides grâce à une demande résistante.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a dit lundi viser pour cette année une croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial de 2,9%, après 3,1% l’année dernière, et contre une prévision antérieure de 2,7%.

Ces bonnes nouvelles économiques ont été perçues par les marchés monétaires comme un mauvais signal et ils ont revu à la baisse leurs anticipations de réduction des taux directeurs, tablant notamment sur une recul de 125 points de base des taux de la Banque centrale européenne (BCE) cette année contre environ 140 points la semaine dernière.

A WALL STREET

De nombreuses publications animent par ailleurs les échanges, à commencer par Caterpillar, considéré comme un bon baromètre de l’économie américaine, qui prend 1,99%, à la faveur d’un solide bénéfice trimestriel soutenu par une forte demande pour les équipements de construction.

Estée Lauder (+14,21%) est porté par un plan de suppressions d’emplois, tandis que McDonald’s (-4,45%), qui pèse sur le Dow Jones, pâtit de la publication d’un chiffre d’affaires trimestriel inférieur aux attentes pour la première fois en près de quatre ans.

L’action Nvidia a touché un nouveau sommet lundi 694,97 dollars après le relèvement par Goldman Sachs de son objectif de cours sur le fabricant de semi-conducteurs sur fond de boom de l’intelligence artificielle (IA).

VALEURS EN EUROPE

Atos a plongé de 28,94% en raison d’un regain d’inquiétudes sur la situation financière.

Renault a gagné 1,11% malgré le démenti de Stellantis (-0,82%) sur un projet de fusion.

L’Oréal (+1,80%), l’une des meilleures performances du CAC, a profité du bond en Bourse d’Estée Lauder.

Société générale a reflué de 1,47%, le groupe ayant annoncé un projet de réorganisation du siège en France et des suppressions de 900 postes.

UniCredit a grimpé de 8,1% à la faveur d’un bénéfice annuel meilleur qu’attendu.

Santander (-5%) et Lloyds (-1%) ont été affectés par une information du Financial Times sur un contournement des sanctions à l’encontre de Téhéran via des comptes bancaires au Royaume-Uni des deux banques.

Vodafone a fléchi de (-3,30%) après l’annonce de « discussions actives » en Italie alors que le groupe britannique a rejeté fin janvier la proposition d’Iliad de fusionner leurs activités dans le pays.

LES INDICATEURS DU JOUR

Le moral des investisseurs dans la zone euro s’est amélioré pour le quatrième mois consécutif en février, atteignant son plus haut niveau depuis avril, mais la faiblesse de l’économie allemande limite le rebond, selon l’indice Sentix.

Les exportations allemandes ont baissé plus que prévu en décembre, reculant de 4,6% sur un mois, selon les données de l’Office fédéral de la statistique.

TAUX

Le rendement des Treasuries à dix ans s’envole de 13,1 points de base à 4,1579% après l’appel à la « prudence » de Jerome Powell.

Ceux du Bund allemand à dix et à deux ans ont suivi la tendance, terminant respectivement en hausse de 9,5 points de base, à 2,315%, et 7,9 points de base, à 2,6143%.

Le dix allemand, monté jusqu’à 2,332%, a touché un sommet depuis le 25 janvier, alors que la probabilité d’une première baisse des taux de la BCE de 25 points de base en avril n’est plus évaluée qu’à 63% contre 100% la semaine dernière.

CHANGES

Le dollar grimpe lundi de 0,47% face à un panier de devises de référence, à un sommet de 11 semaines alors que les paris sur une baisse agressive des taux de la Fed diminuent.

L’euro reflue de 0,49%, à 1,0731 dollar, après avoir touché en séance un creux depuis le 14 novembre, à 1,0721.

La livre sterling s’affiche à 1,2528 dollar (-0,83%), après être tombé à un plus bas depuis le 13 décembre.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est stable après un repli d’environ 7% sur l’ensemble de la semaine dernière dans le sillage de la vigueur des chiffres mensuels de l’emploi américain. Les tensions géopolitiques avec de nouvelles frappes menées par les Etats-Unis contre les Houthis du Yémen offrent cependant un peu de soutien au cours du brut.

Le Brent grignote 0,04% à 77,30 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grappille 0,25% à 72,10 dollars.

(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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