L’Europe, hormis Londres, finit dans le rouge avec la tech
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes, hormis Londres, ont terminé en baisse jeudi et à Wall Street les indices tentaient de rebondir à mi-séance malgré l’aversion au risque qui continue de dominer au lendemain d’une session de vente massive des titres des poids lourds de la cote américaine.
À Paris, le CAC 40 a fini en repli 1,15% à 7. 427,02 points. Le Footsie britannique, soutenu par Unilever (+6,23%) et le compartiment de la consommation (+3,0%), a rebondi de 0,40%. Le Dax allemand a reflué de 0,45%.
L’indice EuroStoxx 50 a décliné de 1,03% et le FTSEurofirst 300 de 0,72%. Le Stoxx 600 a fini en repli de 0,72%, s’enfonçant à un creux de 12 semaines .
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,87%, le Standard & Poor’s 500 de 0,43% et le Nasdaq de 0,07% alors que ces deux derniers indices ont enregistré mercredi leur pire séance depuis 2022.
Nvidia (-0,54%), Alphabet (-0,54%) et Microsoft (-1,56%) sont encore dans le rouge, tandis que Tesla rebondit de 2,88% après une chute de 12% la veille.
Les derniers résultats des mastodontes américaines ont poussé les investisseurs à se tourner vers les valeurs dites « value », certains jugeant le secteur survalorisé alors que l’essentiel de la croissance des grands indices boursiers depuis le début de l’année repose sur les géants de la « tech ».
Le Vix à Wall Street, surnommé l’indice de la peur, a atteint un plus haut de trois mois, à 19,36 points, tandis que son équivalent européen a bondi jeudi de 5,4% à 16,93 points.
L’aversion au risque se traduit par un afflux vers les actifs jugés sûrs, ce qui fait monter le prix des obligations et parallèlement chuter les rendements.
« Il y a une multitude de facteurs à l’heure actuelle, en particulier ce qui se passe sur les marchés boursiers », note Geoff Yu, stratège changes et macroéconomie chez BNY Mellon, citant pêle-mêle, la baisse des ventes de voitures aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, ainsi que la baisse surprise lundi des taux d’intérêt à court terme en Chine, autant d’éléments qui font craindre un ralentissement de la demande mondiale.
La publication dans l’après-midi d’une statistique sur l’économie américaine qui montre une accélération de la croissance du PIB en rythme annualisé au deuxième trimestre à 2,8% (contre 1,4% au premier trimestre) associée à un ralentissement de l’indice des prix PCE à 2,9% après à 3,7% au premier trimestre a en partie rassuré.
« Le taux de croissance est supérieur à ce que nous recherchons, mais la bonne nouvelle est que l’économie se développe à mesure que les consommateurs dépensent davantage et que l’inflation baisse au deuxième trimestre », note Peter Cardillo, chef économiste marché chez Spartan Capital Securities.
L’indice mensuel des prix PCE qui sera publié vendredi sera à cet égard particulièrement surveillé alors que la Fed se réunit la semaine prochaine et que les traders tablent toujours sur une baisse des taux en septembre.
VALEURS EN EUROPE
Dans le luxe, Kering s’est effondré de 7,46%, le groupe de luxe ayant fait état d’une baisse plus forte qu’attendu de son chiffre d’affaire trimestriel et averti sur son résultat opérationnel pour le second semestre. Hermès, qui publiera après-Bourse ses résultats semestriels a cédé 1,56%.
Dans les nouvelles technologies, STMicroelectronics a plongé de 13,70% après ses résultats alors que l’indice sectoriel en Europe a fini en repli de 2,69%.
Dans l’automobile, Stellantis a chuté de 8,69% après ses résultats, tandis que Renault (-7,48%) a été plombé par Nissan.
Dans les médias, Vivendi (-6,09%) et Bolloré (-5,13%) ont été pénalisés par les difficultés d’UMG-21,6%).
Dans la santé, Sanofi (+4,18%) et Roche (+1,46%) ont profité du relèvement de leurs prévisions, tout comme le groupe pharmaceutique britannique Indivior (+16,12%) qui a confirmé ses perspectives annuelles et annoncé un plan de rachat d’actions.
CHANGES
Le dollar fléchit de 0,11% face à un panier de devises de référence, la vigueur du PIB au deuxième trimestre n’ayant pas remis en cause les anticipations d’une baisse de taux en septembre.
L’euro se traite à 1,0859 dollar (+0,18%), tandis que la livre sterling reflue de 0,21% à 1,2879 dollar.
Le yen japonais s’est redressé jeudi pour la quatrième séance consécutive face au dollar, atteignant un plus haut de deux mois et demi, à 151,95 pour un dollar. Les marchés à terme sur les taux intègrent une probabilité de 67,2% que la Banque du Japon (BoJ) relève ses taux la semaine prochaine, contre environ 40% au-début de la semaine, selon LSEG.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans a terminé en repli d’environ trois points de base (pdb) à 2,419%, tandis que le Gilt britannique à deux ans est tombé jeudi à son plus bas niveau depuis mai 2023 à la faveur d’un renforcement des anticipations d’une baisse des taux en Grande-Bretagne le 1er août.
Le taux des bons du Trésor américain à dix ans cède 5,3 points de base (pdb) à 4,2329%.
PÉTROLE
Le marché pétrolier évolue en ordre dispersé après les sombres perspectives sur la demande chinoise: le Brent reflue de 0,04% à 81,68 dollars le baril mais le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 0,21% à 77,8 dollars.
A SUIVRE VENDREDI :
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)
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