L’Europe finit en petite baisse, des résultats et des indicateurs en attente
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi et Wall Street était orientée dans le rouge à mi-séance, l’attentisme et la prudence ayant dominé les échanges avant les résultats des mastodontes américains de la technologie et les indicateurs d’inflation et de conjoncture prévus dans la semaine.
À Paris, le CAC 40 a fini en repli de 0,04% à 7.573,86 points mais a inscrit en séance un nouveau record à 7.581,26 points. Le Footsie britannique a reflué de 0,02% et le Dax allemand de 0,11%.
L’indice EuroStoxx 50 a perdu 0,15%, le FTSEurofirst 300 0,04% et le Stoxx 600 0,01%.
En attendant une salve de résultats d’entreprises aux Etats-Unis et en Europe prévus cette semaine, notamment ceux de Microsoft, Alphabet, Meta, Amazon, Santander, Deutsche Bank, Nestle ou encore Unilever, les investisseurs ont évité lundi toute prise de risque, alors que l’indice Stoxx 600 a bouclé vendredi un cinquième gain hebdomadaire consécutif.
« Il y a beaucoup d’incertitude sur le marché », a noté Tim Ghriskey, stratège chez Ingalls & Snyder. « Il y a beaucoup de gros résultats cette semaine et cela amène nombre de traders à rester à l’écart dans l’attente de ces résultats », a-t-il ajouté.
Côté macroéconomie cette semaine, sont attendus aux Etats-Unis les chiffres du PIB au premier trimestre, les revenus et dépenses des ménages en mars ainsi que l’indice des prix PCE, mesure privilégiée de l’inflation par la Réserve fédérale américaine (Fed) qui se réunit les 2 et 3 mai.
En zone euro, les données sur la première estimation de la croissance économique au premier trimestre seront connues vendredi alors que la Bundesbank s’est montrée lundi légèrement optimisme pour l’économie allemande pour les trois premiers mois de l’année. L’inflation en Allemagne et en France pour le mois d’avril sera également publiée le même jour.
VALEURS EN EUROPE
Dans une séance relativement calme en Europe, le compartiment du luxe s’est distingué avec LVMH (+0,09%) qui est devenu lundi le premier groupe européen à dépasser les 500 milliards de dollars de capitalisation boursière. Kering, qui publie mardi ses résultats financiers, a pris 1,18%, Hermès 0,52% et Richemont 0,66%.
Le milliardaire tchèque Daniel Křetínský a animé les échanges en s’invitant dans le dossier Casino (-1,62%) via une proposition de prise de contrôle, concurrente du projet de rapprochement avec Teract (+9,66%), alors qu’Intermarché souhaite de son côté racheter plusieurs magasins du distributeur stéphanois.
Vivendi a abandonné 1,17% après ses résultats et l’annonce de la signature d’une promesse d’achat pour la vente d’Editis à une filiale de Daniel Křetínský.
Sur le SBF 120, Orpea a chuté de 11,21%, l’espoir d’une assemblée générale à l’initiative d’actionnaires minoritaires ayant été enterré par l’exploitant de maisons de retraites.
Les résultats trimestriels de Philips (+13,77%) ont été bien accueillis, contrairement à ceux du suédois Avanza (-9,42%), tandis que l’éditeur allemand de logiciels Software AG (+49,02%) a été tiré par une offre de rachat de 2,2 milliards de Silver Lake.
A WALL STREET
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,19%, le Standard & Poor’s 500 de 0,31% et le Nasdaq de 0,83%.
Coca-Cola est dans le vert après avoir fait état d’un chiffre d’affaires et d’un bénéfice meilleurs que prévu.
Sur les 90 entreprises du S&P-500 qui ont déjà publié leurs résultats, 77% ont annoncé un bénéfice supérieur aux attentes des analystes, selon les données IBES de Refinitiv, contre une moyenne à long terme de 66%.
Bed Bath & Beyond plonge de 33,01%, l’enseigne de distribution américaine spécialisée dans la vente d’articles pour la maison s’étant placée sous la protection de la loi sur les faillites.
CHANGES
Le dollar cède 0,32% face à un panier de devises de référence alors qu’une hausse limitée des taux de la Fed de 25 points de base est attendue le mois prochain.
L’euro remonte à 1,1028 dollar (+0,37%), les marchés n’excluant pas une hausse de taux de 50 points de base de la BCE le mois prochain. François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, a, pour sa part, estimé que des hausses de taux supplémentaires pourraient être nécessaires mais limitées.
TAUX Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini quasiment inchangé à 2,517% et celui à deux ans a progressé de 3,5 points de base à 2,95%, le pic des taux de dépôt de la BCE étant désormais attendu à 3,8%.
Aux Etats-Unis le rendement des Treasuries à dix ans cède environ cinq points de base, à 3,5204%, et celui à deux ans US2YT=RR> quatre points, à 4,14%.
PÉTROLE
Les cours pétroliers remontent avec un regain d’inquiétudes sur l’offre: le Brent prend 1,13% à 82,58 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,04% à 78,68 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


