L’Europe finit en hausse malgré les secousses sur les métaux précieux
par Mara Vilcu
2 février (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse lundi après avoir été plombées une grande partie de la séance par la chute des cours des métaux précieux, alors que commence une nouvelle semaine riche en résultats d’entreprises et en données économiques.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,67% à 8.181,17 points. A Francfort, le Dax a avancé de 1% et à Londres, le FTSE 100 s’est adjugé 1,15%.
L’indice EuroStoxx 50 a gagné 1%, le FTSEurofirst 300 a progressé de 1,09% et le Stoxx 600 a avancé de 1,03%.
Les cours de l’or et de l’argent ont commencé à chuter vendredi après l’annonce de la nomination de Kevin Warsh comme futur président de la Réserve fédérale (Fed). Le mouvement de vente s’est poursuivi lundi, nourri par l’annonce de l’opérateur CME d’un relèvement des exigences de marge sur ses contrats à terme sur métaux.
Cela a contribué à mettre sous pression l’ensemble des marchés financiers, les investisseurs opérant avec des effets de levier étant obligé de vendre d’autres actifs pour couvrir les appels de marge sur l’argent et l’or.
« La nomination de Warsh, bien qu’elle ait probablement été le déclencheur initial, ne justifiait pas l’ampleur de la baisse des métaux précieux, les liquidations forcées et les augmentations de marge ayant eu un effet cascade », souligne Tim Waterer, analyste chez KCM.
En ce qui concerne la géopolitique, l’Iran et les Etats-Unis reprendront leurs négociations vendredi en Turquie, les deux parties se disant prêtes à discuter du dossier nucléaire pour écarter le spectre d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient.
Sur l’Ukraine, de nouveaux pourparlers sous l’égide des Etats-Unis sont prévus mercredi et jeudi à Abou Dhabi.
Par ailleurs, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre (BoE) se réunissent jeudi, mais aucune des deux ne devrait apporter de changements à sa politique monétaire.
METAUX
Le prix au comptant de l’or recule de plus de 4% à 4.652 dollars l’once, après avoir chuté de plus de 9% vendredi – sa plus forte baisse journalière depuis 1983.
L’argent s’apprête pour sa part à enregistrer sa plus forte baisse sur deux jours depuis au moins les années 1980. Il chute de 7,5% après avoir déjà plongé de 30% vendredi.
VALEURS
Le secteur européen des ressources de base a gagné 0,76% après avoir perdu jusqu’à 3,4% en séance. Fresnillo a perdu 0,92% et Endeavour Mining 2,65%.
Le plongeon des prix des métaux précieux a en revanche profité aux fabricants de bijoux. Pandora a notamment grimpé de 9,16%.
Les valeurs énergétiques ont souffert avec la baisse des prix du pétrole, les opérateurs réagissant à une possible détente des tensions entre les États-Unis et l’Iran.
TotalEnergies a abandonné 0,85%, et à Londres, Shell PLC a reculé de 0,52%.
Eramet, dont le conseil d’administration a annoncé dimanche avoir mis un terme au mandat de son directeur général Paulo Castellari, citant des divergences sur le fonctionnement, a chuté de 9,69%.
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,89%, le Standard & Poor’s 500 de 0,56% et le Nasdaq Composite de 0,66%.
Walt Disney lâche 4% après la publication de ses résultats trimestriels, les investisseurs sanctionnant la baisse des visiteurs internationaux dans ses parcs à thème aux Etats-Unis et la baisse des résultats de sa division divertissements, incluant la production de films et son service de vidéos en continu.
LES INDICATEURS DU JOUR
La journée a été riche en données économiques.
Les ventes au détail en Allemagne ont progressé de 0,1% en décembre sur un mois, moins que prévu, montrent les données publiées lundi par l’Office fédéral de la statistique.
L’activité du secteur manufacturier français a connu en janvier sa plus forte augmentation en production depuis près de quatre ans, aidée par les projets d’augmentation des dépenses de défense et militaires en Europe, selon une enquête menée auprès des directeurs d’achats par S&P Global et publiée lundi.
Le secteur manufacturier allemand a démarré l’année 2026 sur une note positive, avec un retour à la croissance de la production en janvier après une brève contraction en décembre, montre une enquête publiée lundi.
L’activité manufacturière dans la zone euro a continué de se contracter en janvier pour le troisième mois consécutif, dans un contexte de faiblesse persistante des nouvelles commandes, et malgré le retour à la croissance de la production, selon une enquête publiée lundi.
L’indice PMI du secteur manufacturier britannique a atteint en janvier son plus haut niveau depuis août 2024, les entrées de nouvelles commandes ayant connu leur plus forte augmentation en près de quatre ans, ce qui renforce les signes de reprise après une fin d’année 2025 morose.
CHANGES
Le dollar conserve ses gains alors que les investisseurs s’interrogent sur la trajectoire future de la politique monétaire de la Fed sous la direction de Kevin Warsh.
Le dollar gagne 0,57% face à un panier de devises de référence.
L’euro perd 0,35% à 1,1806 dollar.
TAUX
Les rendements obligataires sont orientés à la hausse avec les secousses sur le marché des métaux précieux.
Le rendement des Treasuries à dix ans progresse de 3,2 points de base à 4,2734%. Le deux ans gagne 4,1 points de base à 3,5675%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans gagne 2,2 points de base à 2,8657%. Le deux ans progresse de 2,8 points de base à 2,0949%.
PÉTROLE
Les prix du pétrole chutent, alors que l’Iran et les Etats-Unis se préparent à reprendre leurs négociations, éloignant le spectre d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient.
Le Brent chute de 4,77% à 66,01 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 5,08% à 61,90 dollars.
A SUIVRE LE 3 FEVRIER :
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Mara Vîlcu, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

