L’Europe finit dans le désordre, le pétrole frôle les 100 dollars le baril
par Diana Mandia
8 septembre (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé sans direction mardi, tandis que les frappes des Houthis contre des sites énergétiques en Arabie saoudite ont fait grimper les cours du pétrole à deux jours de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) sur les taux d’intérêt.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,14% à 8.317,98 points. À Francfort, le Dax a grappillé 0,05% et à Londres, le FTSE 100 a abandonné 0,10%.
L’indice EuroStoxx 50 a terminé sur un gain de 0,07%, tandis que le FTSEurofirst 300 a perdu 0,10% et le Stoxx 600 de 0,05%.
Les cours du Brent, le contrat de référence du marché, ont atteint mardi leur plus haut niveau en six semaines, frôlant les 100 dollars le baril, après que les Houthis, mouvement soutenu par l’Iran contrôlant une partie du Yémen, ont attaqué des villes et des installations du géant pétrolier Aramco dans le sud de l’Arabie saoudite, pays allié de Washington.
Ces frappes rappellent une nouvelle fois les risques d’extension du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran à l’ensemble de la région du Moyen-Orient, ce qui mettrait encore davantage sous pression l’approvisionnement énergétique des marchés mondiaux.
Le Brent avance de 0,74% à 97,72 dollars le baril, après avoir dépassé les 99 dollars plus tôt en séance. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne quant à lui 1,22% est ressort à 92,62 dollars.
Les prix élevés du pétrole, ainsi que ceux du gaz, tiennent le marché en haleine, contribuant à la hausse des rendements obligataires à des niveaux jamais atteints depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies, et exerçant une pression sur les banques centrales pour qu’elles relèvent leurs taux d’intérêt.
La Banque centrale européenne (BCE) doit rendre jeudi sa décision sur les coûts d’emprunt et un relèvement de 25 points de base est quasiment acquis, l’inflation du bloc se maintenant bien au-dessus de l’objectif de 2%. Les marchés estiment à environ 80% la probabilité d’une nouvelle hausse d’ici décembre.
Aux Etats-Unis, après un rapport sur l’emploi plus solide que prévu, les opérateurs ont revu à la hausse leurs paris sur l’évolution des taux de la Réserve fédérale (Fed) et estiment à 60% la probabilité d’une hausse la semaine prochaine, mais les chiffres sur les prix à la consommation du mois dernier, attendus en fin de semaine, pourraient encore faire évoluer ces attentes.
« En Europe, le débat n’est donc plus vraiment de savoir s’il faut monter les taux cette semaine, mais jusqu’où il faudra aller, tandis qu’à Washington, on cherche encore à savoir s’il faut commencer », écrit Thomas Giudici, directeur de la gestion obligataire chez Auris Gestion, soulignant le risque que les chiffres d’inflation américaine ne soient ni suffisamment bons pour écarter définitivement une hausse, ni suffisamment mauvais pour contraindre la Fed à agir.
Au Royaume-Uni, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Andrew Bailey, a déclaré mardi qu’il souhaitait dissiper l’idée selon laquelle une hausse des taux n’était qu’une question de temps, plutôt qu’une éventualité dépendant de l’évolution de la situation économique et géopolitique.
VALEURS
À Paris, Société générale a fini en légère baisse (-0,97%) après que JP Morgan a abaissé sa recommandation sur la valeur et conseillé d’éviter les banques françaises, invoquant notamment les risques liés à l’incertitude politique et budgétaire de la deuxième économie de la zone euro.
Rubis a bondi de 1,65% à la faveur du relèvement de son objectif annuel de résultat opérationnel.
Ailleurs en Europe, l’action Novartis a plongé de plus de 10%, le groupe pharmaceutique suisse ayant annoncé qu’une étude portant sur son médicament del-desiran, destiné au traitement d’une forme d’atrophie musculaire, n’avait pas atteint un critère clé.
Il s’agit du deuxième revers en une semaine pour le groupe, qui avait vu lundi son action chuter de 3,1% après l’échec de son médicament contre le cholestérol.
Au niveau sectoriel, les ressources de base ont progressé de 2,14%, portées par les prix élevés du cuivre.
A WALL STREET
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones perd 1,06%, le Standard & Poor’s 500 0,37% et le Nasdaq Composite 0,12%, les craintes inflationnistes pesant sur les actifs risqués, tandis que les investisseurs attendent les données sur l’inflation américaine prévues vendredi.
Aux valeurs, les fabricants de puces se distinguent, portés par l’optimisme lié à l’intelligence artificielle (IA). Qualcomm progresse de 4,5% après avoir conclu un accord de 4 milliards de dollars pour développer des puces d’IA sur mesure pour Amazon.
LES INDICATEURS DU JOUR
Les exportations allemandes ont baissé de façon inattendue en juillet par rapport au mois précédent, affectées par le recul des livraisons vers les pays de l’Union européenne (UE) et la Chine, montrent les données de l’Office fédéral de la statistique publiées mardi.
« Le secteur du commerce extérieur allemand subit de plein fouet les fluctuations de la politique commerciale », souligne Volker Treier, responsable du commerce extérieur à la Chambre allemande de commerce et d’industrie (DIHK).
CHANGES
Les investisseurs restent attentifs à la rapide appréciation du yen, déclenchée en partie par les attentes croissantes d’un relèvement des coûts d’emprunt de la Banque du Japon (BoJ) la semaine prochaine.
La devise japonaise a atteint mardi son plus haut niveau depuis près de sept mois, à 152,89 pour un dollar, un revirement de tendance brutal pour une devise qui oscillait autour de 160 il y a moins d’une semaine et qui est très prisée dans le « carry trade », une opération consistant à emprunter dans une monnaie à faible taux d’intérêt pour investir dans une autre offrant un meilleur rendement.
La remonté fulgurante de la devise nippone a contribué au recul du billet vert, qui perd 0,36% face à un panier de devises de référence.
L’euro gagne 0,07% à 1,1629 dollar.
TAUX
Les rendements obligataires ont reculé mardi dans la zone euro, tout en restant proches de leurs plus hauts depuis plusieurs années, sur fond de craintes inflationnistes, d’incertitude politique en Allemagne et en France et d’attentisme avant la réunion de la BCE.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a perdu près de 3 points de base à 3,3552%, après avoir atteint son plus haut niveau depuis avril 2011, à 3,3982%. Le deux ans a quant à lui reculé de 1,3 point de base pour s’établir à 2,9780%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans a abandonné 2,6 points de base à 4,2200%.
Aux Etats-Unis, les rendements évoluent en légère hausse, les investisseurs attendant les données sur l’inflation plus tard dans la semaine.
Le rendement des Treasuries à dix ans prend 0,8 point de base à 4,7922% et le deux ans 1,3 à 4,3915%.
MÉTAUX
Les cours du cuivre ont poursuivi mardi leur progression et atteint un niveau record de 14.749 dollars la tonne métrique plus tôt dans la journée, dans un contexte de craintes sur l’offre, le métal continuant d’affluer en grandes quantités aux États-Unis face à la perspective d’une imposition de droits de douane.
A SUIVRE LE 9 SEPTEMBRE :
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.Caractéristiques principales du Journal Chrétien :
- Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.
- Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.
- Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.
- Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes. Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond.
- Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse.
- Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.
- Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL).
Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.
Alors si vous estimez comme nous que notre plateforme chrétienne est indispensable, nous vous implorons de continuer à nous soutenir sur https://www.jefaisundon.com


