L’Europe finit dans le vert avec la détente dans l’obligataire
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes ont terminé dans le vert lundi sur fond d’accalmie dans l’obligataire, après les tensions sur les taux de la semaine dernière liées à des doutes sur le rythme de réduction attendu des taux des banques centrales.
À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,46% à 8.132,49 points. Le Dax allemand a pris 0,37%.
L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,37%, le FTSEurofirst 300 de 0,27% et le Stoxx 600 de 0,28%.
Les gains en Europe, emmenés par les compartiments de l’énergie (+0,95%) et celui des « utilities » (+1,1%), ont toutefois été limités en raison du week-end prolongé sur les places boursières à Londres et à New York pour cause de jour férié.
Le marché obligataire a opté pour la détente, ce qui a logiquement profité aux actions, après que plusieurs responsables de la Banque centrale européenne (BCE), dont Philip Lane et François Villeroy de Galhau, ont évoqué des réductions de taux directeurs.
La BCE se réunit le 6 juin et devrait selon les observateurs baisser, pour la première fois dans l’actuel cycle de resserrement monétaire commencé en juillet 2022, ses coûts d’emprunt de 25 points de base.
Philip Lane a toutefois souligné que cela ne signifiait pas que l’inflation était vaincue, et que la politique devrait rester encore restrictive jusqu’en 2025.
Avant la réunion de la BCE, le marché prendra connaissance vendredi de la première estimation des prix à la consommation en zone euro pour le mois de mai et de l’indice des prix PCE en avril aux Etats-Unis, deux statistiques très attendues, susceptibles de peser sur la tendance.
« Nos économistes sont globalement d’accord avec le consensus selon lequel l’inflation globale (en zone euro) devrait augmenter tandis que la baisse de l’inflation sous-jacente devrait s’arrêter », prévient Hauke Siemssen, stratège taux chez Commerzbank.
« Ce résultat pourrait ajouter du piquant à l’évaluation de la BCE selon laquelle la dynamique de l’inflation globale et de l’inflation sous-jacente est en train de décélérer », a-t-il ajouté.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini en repli de près de quatre points de base, à 2,548%. Le deux ans, plus sensible aux prévisions sur les taux directeurs, a reflué en clôture de plus de cinq points, à 3,039%, et en séance à un creux à 3,027%. Il avait touché vendredi un plus haut depuis la mi-novembre à 3,124%.
Les marchés monétaires tablent actuellement sur des baisses de taux cumulées de 60 points de base en zone euro d’ici la fin de l’année, ce qui implique un peu plus de deux réductions du loyer de l’argent.
CHANGES
Avant la publication des données sur l’inflation américaine, le dollar recule de 0,15% face à un panier de devises de référence et s’achemine vers une perte de 1,5% sur l’ensemble du mois, la plus forte depuis décembre.
L’euro, qui a gagné la semaine dernière 0,9% face au billet, progresse de 0,11%, à 1,0857 dollar. Les économistes de BofA disent s’attendre à un accroissement des divergences entre les politiques monétaires de la BCE et de la Réserve fédérale américaine (Fed) et à ce que l’écart entre les rendements américains et allemands dépasse les sommets actuels d’ici la fin de l’année.
La livre sterling s’échange à 1,2773 dollar (+0,26%).
VALEURS EN EUROPE
Alstom a bondi de 5,56% à la faveur de l’annonce du lancement d’une augmentation de capital d’un milliard d’euros qui doit lui permettre de redresser ses finances.
Stellantis a avancé de 1,38% alors que le constructeur automobile devrait s’engager prochainement à porter sa production annuelle de véhicules en Italie à un million d’unités.
Temenos a pris 1,13%, l’investisseur activiste Petrus Advisers ayant accru sa participation dans le groupe suisse de logiciels bancaires de 3,4% à plus de 5%.
EFG International a gagné 0,98% et Julius Baer a perdu 1,54%, des sources ayant rapporté la tenue de discussions entre les deux groupes en vue d’une éventuelle acquisition du premier par le second, même si les négociations sont désormais interrompues.
Webuild s’est adjugé 3,96% après que l’administrateur délégué du groupe italien de construction Pietro Salini a déclaré anticiper des résultats du premier semestre et de 2024 supérieurs aux attentes vendredi, selon l’agence de presse ANSA.
PRINCIPAL INDICATEUR DU JOUR
Le moral des entrepreneurs allemands a stagné en mai, contrairement aux attentes, avec un indice Ifo à 89,3 après un chiffre identique (révisé) en avril et après trois mois consécutifs de hausse.
PÉTROLE
Les cours pétroliers se redressent dans un contexte atone avec les fermetures des places financières à Londres et à New York et avant la réunion du 2 juin de l’Opep.
Le Brent, qui a perdu environ 2% la semaine dernière après la publication du compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), progresse lundi de 1,12% à 83,04 dollars le baril.
Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 1,24% à 78,68 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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