L’Europe avance légèrement sans Wall Street, le Stoxx 600 atteint un nouveau record
par Diana Mandia
3 juillet (Reuters) – Les Bourses européennes évoluent en légère hausse vendredi à mi-séance, l’indice paneuropéen Stoxx 600 atteignant un nouveau record historique, alors que le marché réévalue ses anticipations concernant l’évolution des taux à la suite d’une série de données bien accueillies. L’absence de la Bourse de New York, la journée étant fériée puisque la fête de l’indépendance américaine tombe cette année un samedi, pourrait toutefois amplifier la volatilité dans les échanges.
À Paris, le CAC 40 grappille 0,02% à 8.476,97 points vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,46% et à Londres, le FTSE 100 recule de 0,31%.
L’indice EuroStoxx 50 gagne 0,43%, le FTSEurofirst 300 avance de 0,19% et le Stoxx 600 progresse de 0,20%.
L’indice paneuropéen a brièvement atteint un nouveau record historique en début de séance à 651,77 points, les craintes des investisseurs concernant la politique monétaire s’étant légèrement apaisées après la publication, plus tôt cette semaine, de données faisant état d’un ralentissement de l’inflation dans la zone euro et d’un rapport sur l’emploi aux États-Unis qui laisse penser que la Réserve fédérale (Fed) pourrait ne pas se précipiter autant que prévu pour relever ses taux.
La baisse des prix du pétrole en mai et surtout en juin, après la signature par Washington et l’Iran d’un protocole d’accord visant à mettre durablement fin à leur guerre, ont rassuré les investisseurs et conduit Christine Lagarde et Kevin Warsh, respectivement présidents de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Réserve fédérale (Fed), à dire cette semaine que les risques inflationnistes s’étaient réduits.
Le marché s’attend à ce que la Fed maintienne ses taux inchangés ce mois-ci et estime à 46,8% la probabilité d’un nouveau statu quo en septembre, contre 35,8% mercredi avant la publication du rapport sur l’emploi, selon le baromètre FedWatch du CME Group.
Dans la zone euro, les paris se sont également apaisés. Après une première hausse en juin, les opérateurs s’attendent désormais à ce que la BCE relève ses taux de 23 points de base au total cette année, soit moins que ce qui était prévu auparavant, les marchés ayant abandonné leurs anticipations d’un troisième resserrement monétaire.
Cela ne signifie en aucun cas que les banques centrales considèrent que les risques sur les prix ont disparu. L’apparition de dits « effets de second tour » reste redoutée, tandis que les aléas des négociations entre les États-Unis et l’Iran ont déjà démontré, ces dernières semaines, leur capacité à influencer le sentiment des marchés.
« Les politiques monétaires des banques centrales resteront un facteur d’attention majeur et pourraient être source de volatilité sur les marchés actions. Par ailleurs, les investisseurs suivront avec attention les publications semestrielles afin d’évaluer les impacts des disruptions induites par le conflit au Moyen Orient », écrit Gilles Guibout, responsable des actions européennes AXA IM chez BNPP AM.
La séance a par ailleurs fourni de nouvelles données sur l’activité du secteur privé dans de nombreux pays du Vieux Continent.
Le secteur des services en zone euro s’est contracté en juin à un rythme moins marqué qu’en mai, les pressions sur les coûts s’étant atténuées, montrent les chiffres définitifs d’une enquête de S&P Global et HCOB. En France, en revanche, le secteur s’est contracté le mois dernier plus fortement qu’initialement prévu, la faiblesse de la demande et les pressions inflationnistes ayant pesé sur les entreprises.
Aux États-Unis, où la Bourse ne rouvrira pas avant lundi, le Dow Jones a clôturé jeudi à un nouveau record, mais le Nasdaq a de nouveau été affecté par le déclin du secteur des semi-conducteurs.
VALEURS EN EUROPE
L’action Pluxee grimpe de 5,6%, l’ancienne division d’avantages aux salariés de Sodexo ayant fait état d’une baisse organique moins importante que prévu de son chiffre d’affaires au troisième trimestre, malgré l’impact des évolutions réglementaires au Brésil.
L’Oréal recule de 3%, lanterne rouge du CAC 40, le courtier JP Morgan ayant déclaré s’attendre à un second semestre plus faible pour le fabricant de cosmétiques, ce qui pèse également sur ses rivaux Kering (-2,4%) et Hermès (-2%).
Le secteur de la technologie se redresse vendredi (+1,14%) après ses pertes de la veille.
TAUX Le rendement du Bund allemand à dix ans avance de 2,5 points de base à 2,9244%, tandis que celui de l’obligation à deux ans gagne 3,1 points de base à 2,5273%.
Toutefois, ils restent nettement inférieurs à leurs plus hauts de cette année et ont fortement reculé après l’accord américano-iranien signé le mois dernier.
CHANGES
Le dollar recule de 0,08% face à un panier de devises de référence et s’achemine vers sa plus forte perte hebdomadaire depuis avril, le rapport sur l’emploi ayant tempéré les anticipations concernant les hausses de taux de la Fed.
Le yen japonais se stabilise autour de 161,13 pour un dollar, à des niveaux extrêmement bas, ce qui maintient le marché en alerte face à une éventuelle intervention.
La ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré vendredi que Tokyo était en contact régulier avec Washington sur les questions de change et restait prêt à soutenir la devise nationale.
PÉTROLE
Les cours du pétrole évoluent peu vendredi, les opérateurs gardant l’espoir que les efforts visant à instaurer une paix durable au Moyen-Orient aboutissent.
Le Brent cède 0,07% à 71,75 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 0,36% à 68,44 dollars.
PLUS AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 3 JUILLET:
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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