Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

L’ESMA devrait superviser les plus grands gestionnaires d’actifs européens-blog BCE

PARTAGER SUR :

FRANCFORT, 13 février (Reuters) – L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) devrait coordonner la surveillance des plus grands gestionnaires d’actifs opérant dans le bloc européen, tels que BlackRock et Amundi, afin d’éliminer les éventuels « angles morts » de la supervision nationale, ont déclaré vendredi des économistes de la Banque centrale européenne (BCE).

Cet appel, lancé dans une note de blog, s’inscrit dans une initiative plus large de ​la BCE visant ‌à favoriser des marchés de capitaux européens plus intégrés, capables ​de financer la croissance ⁠économique de l’Union européenne (UE) et de l’aider à concurrencer les États-Unis et la Chine.

Selon ‌cette proposition, l’ESMA serait chargée ‌de coordonner les contrôles des superviseurs nationaux sur les 10 ou 15 plus grands gestionnaires d’actifs, qui gèrent 6.300 milliards d’euros.

« Un cadre de supervision plus européen renforcerait à terme la résilience du secteur, contribuant à préserver ​les flux de crédit et de liquidités vers l’économie en période de tensions financières », est-il indiqué dans la note de blog qui ne reflète pas nécessairement la position officielle de la BCE.

Créée après la crise financière mondiale de 2007-2008, l’ESMA a jusqu’à présent principalement supervisé les chambres de compensation et les agences de notation et joué un rôle d’établissements de normes.

La BCE plaide depuis ⁠longtemps pour une surveillance des gérants d’actifs à l’échelle de l’UE mais elle s’est heurtée à plusieurs reprises à la ⁠résistance des autorités nationales réticentes à céder le contrôle de marchés sensibles tels que les obligations d’État et les actions d’entreprises considérées comme des champions nationaux.

ANGLES MORTS

En raison de la taille de l’industrie de la gestion d’actifs, de ses liens avec le secteur bancaire et de sa concentration au Luxembourg et en Irlande, les superviseurs nationaux sont susceptibles de passer ⁠à ‌côté de risques aux répercussions potentiellement importantes, est-il indiqué dans la note de blog.

« La fragmentation de ⁠la surveillance à l’échelle nationale laisse place à des angles morts en matière de ​supervision qui pourraient ​être corrigés par une supervision intégrée », écrivent les auteurs du blog.

Au cours de la dernière décennie, les actifs des gérants ​de fonds européens ont presque doublé pour atteindre plus de 20.000 milliards d’euros. Le secteur s’est positionné sur des activités que les banques ont abandonné en raison ‌de la réglementation plus stricte ​mise en oeuvre à la suite de la crise financière mondiale.

Les grands gestionnaires d’actifs européens opèrent largement au-delà des frontières, ​ce qui rend leur exposition plus difficile à suivre pour les autorités de surveillance nationales, observe les experts de la BCE dans le blog.

Ils entretiennent par ailleurs des liens étroits avec le secteur bancaire, que ce soit par le biais de prêts ou parce qu’ils appartiennent à une banque. Amundi est ainsi détenu par Crédit Agricole, DWS par Deutsche Bank et BNP Paribas Asset Management est sous le giron ⁠de BNP Paribas.

Une étude distincte de la BCE publiée cette semaine a montré que les gestionnaires d’actifs financent environ 15% des bilans des établissements de crédit traditionnels dans la zone euro et ​représentent environ 10% du total des actifs bancaires.

(Rédigé par Francesco Canepa, version ​française Blandine Hénault, édité par Augustin Turpin)

tagreuters.com2026binary_LYNXMPEM1C0OR-FILEDIMAGE

Chrétiens TV

Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.

Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.   

Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.

Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.

Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.

Je soutiens le Journal Chrétien !

Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.

La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?

Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.

Faites partie des donateurs mensuels du Journal Chrétien. Aidez-nous à franchir un cap décisif et permettez à une voix indépendante de continuer à grandir dans le paysage médiatique francophone.

JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS