Les marchés sous le signe de l’énergie et de la volatilité
16 février (Reuters) – Une grande partie de l’Asie s’apprête à célébrer le Nouvel An lunaire, marquant le début de l’année du Cheval de Feu, une combinaison rare qui associerait énergie et volatilité.
Les marchés espèrent voir des signes de cette énergie dans les résultats du géant américain de la grande distribution Walmart. Quant à la volatilité, celle observée sur les marchés des matières premières pourrait constituer le thème clé des publications de résultats des sociétés minières européennes.
Tour d’horizon des perspectives de marchés dans les jours à venir :
1/ BIENVENUE AU CLUB
Après avoir récemment atteint une capitalisation boursière de 1.000 milliards de dollars, Walmart publiera jeudi ses résultats trimestriels qui donneront un aperçu des dépenses de consommation aux Etats-Unis après les signaux mitigés envoyés par les données économiques américaines.
En décembre, les ventes au détail aux États-Unis ont stagné de façon inattendue, ce qui pourrait suggérer un ralentissement de la consommation à l’approche de 2026, même si un rapport sur l’emploi étonnamment solide pour janvier a apaisé certaines inquiétudes concernant le ralentissement économique.
Walmart précèdera une série de publications d’autres distributeurs attendues dans les semaines à venir, notamment Home Depot, Lowe’s et Target.
Côté macroéconomie, les données attendues cette semaine aux Etats-Unis comprennent la première estimation du PIB du quatrième trimestre, l’enquête mensuelle sur la confiance des consommateurs et l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), un indicateur clé de l’inflation.
2/ MÉTAUX LOURDS
Les quatre plus grandes sociétés minières européennes – Rio Tinto, Glencore, Anglo American et Antofagasta – publieront leurs résultats cette semaine, alors que le prix de certains des métaux qu’elles extraient ont atteint de nouveaux sommets.
Le cuivre, l’or, l’argent et d’autres métaux précieux ont tous récemment atteint des records, mais la poursuite de l’envolée observée en janvier a été plus sporadique ce mois-ci.
La demande en métaux est portée par le développement des centres de données, qui ont besoin de cuivre, et les infrastructures électriques nécessaires au déploiement de l’intelligence artificielle.
L’incertitude politique aux États-Unis et les inquiétudes concernant l’indépendance de la Réserve fédérale ont fait grimper le cours de l’or et, dans une certaine mesure, celui de l’argent.
Cette flambée a fait bondir la capitalisation boursière des quatre sociétés de plus de 65 milliards de dollars depuis le début de l’année, malgré l’abandon du projet de fusion entre Glencore et Rio Tinto.
3/ « FLASH »
Bon nombre des incertitudes liées aux droits de douane américains qui pesaient sur les entreprises du monde entier n’ont pas complètement disparu mais elles sont beaucoup plus maîtrisées.
Cela se reflète dans les enquêtes mondiales auprès des directeurs d’achats, qui ont montré en janvier une reprise dans la plupart des grandes économies. Les services prennent de l’élan à mesure que les pressions sur les prix continuent de s’atténuer, tandis que le secteur manufacturier reste un frein.
Reste à savoir si cette embellie se confirme en février. Les indices PMI préliminaires, dits « flash », pour la zone euro et les Etats-Unis seront publiés vendredi.
4/ EMPLOI, PRIX ET « DROWNING STREET »
Les données sur le marché du travail britannique et les chiffres de l’inflation fourniront de nouvelles informations aux marchés, même si les investisseurs sont encore en train de digérer les conséquences de la récente instabilité au sein du gouvernement du Premier ministre Keir Starmer.
Les chiffres du marché du travail attendus mardi montreront si le ralentissement progressif de la croissance des salaires, suivi de près par la Banque d’Angleterre (BoE), s’est poursuivi.
L’attention se portera ensuite sur les données d’inflation de janvier, publiées mercredi. Le taux a atteint 3,4% en décembre, en baisse par rapport au pic de plus de 11% enregistré en 2022, mais toujours le plus élevé des économies du G7. Si la baisse des prix de l’énergie qui entrera en vigueur en avril devrait contribuer à ramener l’inflation plus près de l’objectif de 2% de la BoE, ce ralentissement est en grande partie dû à des facteurs ponctuels.
Dans un contexte politique turbulent qui rend la situation instable pour la livre sterling et les Gilts, les marchés seront sensibles aux variations des données, tandis que Fitch doit revoir vendredi la note du Royaume-Uni.
5/ AVERTISSEMENTS SÉVÈRES
La réunion de politique monétaire de la Banque d’Indonésie jeudi sera suivie de près par les investisseurs après que MSCI a menacé le mois dernier de rétrograder le pays au statut de marché frontalier, provoquant la pire chute de la Bourse de Djakarta depuis la crise financière asiatique de 1998.
Peu après, Moody’s a abaissé la perspective de notation de crédit du pays, tandis que son concurrent FTSE, qui établit des indices de référence, a annoncé qu’il reporterait la révision prévue de son indice.
La banque centrale pourrait reprendre son cycle d’assouplissement après avoir réduit ses taux d’intérêt de 150 points de base au total entre septembre 2024 et septembre 2025.
Ailleurs, mercredi, la banque centrale de Nouvelle-Zélande (RBNZ) annoncera sa première décision de politique monétaire depuis l’arrivée de la gouverneure Anna Breman, anciennement à la Riksbank suédoise, en décembre.
La RBNZ devrait maintenir les taux inchangés, mais la croissance a rebondi suffisamment rapidement pour que sa prochaine décision soit une hausse, peut-être dès septembre.
(Rédigé par Gregor Stuart Hunter à Singapour, Lewis Krauskopf à New York, et Amanda Cooper, Samuel Indyk et Karin Strohecker à Londres, infographie Mayank Munjal et Sumanta Sen, compilés par Karin Strohecker, Mara Vîlcu pour la version française)
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