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Les marchés se préparent à une nouvelle semaine compliquée

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PARIS (Reuters) – Après deux semaines tumultueuses, le retour au calme semble élusif pour les marchés, qui devront de nouveau composer avec les incertitudes géopolitiques, une pause probable de la Banque centrale européenne (BCE), des rendements obligataires toujours au plus haut malgré la demande d’actifs sûrs, et des résultats d’entreprises ne suffisant pas à rassurer les investisseurs.

Tour d’horizon des perspectives de marché pour les prochains jours:

1/ RISQUE D’ESCALADE

Le conflit entre Israël et la Palestine continuera de rythmer les marchés la semaine prochaine, alors que les investisseurs s’inquiètent de plus en plus d’une contagion du conflit au reste de la région.

Paradoxalement, une partie des actifs sûrs traditionnels comme le dollar et les souverains demeurent sous la pression des banques centrales, ce qui a limité les options des investisseurs.

« Les seules véritables couvertures contre les risques liés au conflit ont été l’or et l’énergie, en particulier le pétrole », résume Paul Jackson, responsable global de la recherche en allocation d’actifs chez Invesco.

Une extension du conflit pourrait tarir l’approvisionnement en pétrole iranien, et compliquer les chaînes logistiques dépendant du canal de Suez.

Par ailleurs, la reprise des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis augmente la nervosité des marchés, mais « il n’existe de toutes façons aucune couverture contre ce risque, aux ramifications mondiales », résume Paul Jackson.

2/ LA BCE FACE A LA MONTEE DES PERILS

La Banque centrale européenne (BCE) devrait maintenir jeudi ses taux à leur niveau actuel, pour son avant-dernière réunion de politique monétaire de l’année.

Le message de la banque centrale sera néanmoins écouté avec attention par les marchés, car les perspectives économiques européennes demeurent dégradées et sous la pression de taux réels en nette progression depuis la dernière réunion de septembre, tandis que le rebond des prix du pétrole fait craindre une reprise de l’inflation.

La BCE devrait donc ménager ses options et laisser ouverte sa décision de décembre.

« Avant la pandémie, la plupart des banques centrales auraient probablement ignoré la hausse des prix du pétrole, certaines considérant même que cette hausse finirait par être déflationniste, sapant le pouvoir d’achat et la compétitivité industrielle », rappelle ING.

« Mais dans une ère d’inflation persistante, la BCE pourrait préférer rester crédible plutôt que s’inquiéter de la croissance en zone euro et opter pour une nouvelle hausse des taux en décembre si les perspectives d’inflation se reprennent ».

A ce titre, les PMI attendus mardi pourraient venir s’ajouter à une longue liste d’indicateurs en berne et confirmer l’affaissement de l’activité en Europe, tandis que l’inflation pour octobre et le PIB au troisième trimestre seront publiés vendredi.

LA BCE pourrait également s’exprimer sur les rendements périphériques, en progression depuis que l’Italie a dévoilé un budget déficitaire pour 2024, mais devrait maintenir son discours rassurant.

« La BCE pourrait rappeler que le Programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP) constitue la première ligne de défense, suivi de l’Instrument de protection de la transmission (TPI) », estiment les stratégistes de BofA.

« Mais le message sera plus probablement que les mouvements des écarts de rendement ne suggèrent pas qu’une fragmentation est en cours ».

3/ RENDEMENTS EN SURCHAUFFE

Les rendements américains déclinaient vendredi dans un contexte d’aversion au risque, mais la pression à la vente demeure forte sur les marchés de taux: les marchés révisent leurs projections de taux directeurs, et les émissions importantes de dette américaine bouleversent l’équilibre offre-demande.

Si plusieurs responsables de politique monétaire ont expliqué que des rendements élevés limitaient le travail que la Réserve fédérale devait accomplir pour atteindre un niveau de politique monétaire suffisamment restrictif, Jerome Powell, le président de l’institution, a prévenu jeudi que cela ne diminuait qu' »à la marge » le besoin pour la Fed de relever de nouveau ses taux, l’activité américaine demeurant solide.

« Les chiffres macroéconomiques américains toujours robustes ont rendu les intervenants de la Fed inflexibles dans leur lutte contre l’inflation, et chaque fois qu’ils en ont l’occasion, ce message a été répété », souligne Florian Ielpo, responsable de la recherche chez Lombard Odier AM.

Les investisseurs suivront donc avec attention la série de données de la semaine prochaine, qui incluent les ventes de nouvelles maisons mercredi, les commandes de biens durables et le PIB au troisième trimestre jeudi, la confiance des consommateurs et l’indicateur PCE des prix à la consommation vendredi.

La donnée sera d’autant plus importante qu’il s’agit du dernier indicateur d’inflation avant la prochaine réunion de politique monétaire de la Fed, le 1er novembre.

4/ LES « MEGACAPS » ATTENDUES AU TOURNANT

La saison des résultats a débuté depuis le 13 octobre aux Etats-Unis, mais la majorité des entreprises doivent encore révéler leurs chiffres trimestriels.

La semaine prochaine, la moitié des entreprises cotées doivent publier leurs résultats aux Etats-Unis, et 30% de ces entreprises en Europe, selon les calculs de Barclays.

Quatre des sept « megacaps » (Microsoft, Alphabet, Meta Platforms et Amazon), les sept entreprises technologiques américaines dont la performance a suffit à elle seule à soutenir les indices actions américains en première moitié d’année, publieront leurs résultats la semaine prochaine et toute déception pourrait avoir un impact plus important sur les actifs risqués.

« Dans un contexte de forte volatilité macroéconomique, les premiers résultats du troisième trimestre n’ont pas réussi à soutenir le moral des investisseurs actions: les bénéfices par action sont supérieurs au consensus, mais la réaction des cours est orientée à la baisse, et les échecs sont sanctionnés », constate Barclays.

En France, Kering et Hermès publieront leurs performances trimestrielles mardi, après la déception sur LVMH. Sont aussi attendues, entre autres, Carrefour (mercredi), Danone, BNP Paribas et TotalEnergies (jeudi).

(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Blandine Hénault)

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