Les Bourses européennes attendues en baisse dans le sillage de Wall Street
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse mardi à l’ouverture dans le sillage des futures sur les indices de Wall Street et des places asiatiques, sur fond d’inquiétude persistante pour l’économie mondiale.
Les premières indications disponible indiquent une baisse de 0,53% pour le CAC 40 parisien, de 0,44% pour le Dax à Francfort, de 0,62% pour le FTSE à Londres et de 0,54% pour l’EuroStoxx 50.
Les actions d’Europe devraient repartir à la baisse, le climat de marché étant une nouvelle fois plombé par les préoccupations liées aux conséquences des politiques des banques centrales et de l’inflation sur l’économie mondiale et les entreprises.
Le groupe américain Snap a mis en garde contre la détérioration des tendances macroéconomiques, évoquant entre autres la hausse des coûts, qui ne devrait pas lui permettre d’atteindre ses prévisions de chiffre d’affaires et de bénéfice sur ce trimestre.
Son cours de Bourse a fortement chuté dans les transactions après la clôture de Wall Street, ce qui devrait se faire ressentir sur l’ensemble du marché américain à l’ouverture.
Sur le front macroéconomique, la matinée européenne sera animée par les premiers résultats des enquêtes mensuelles S&P Global auprès des directeurs d’achats de la zone euro, qui pourraient permettre d’en apprendre davantage sur l’impact de l’inflation, de la guerre en Ukraine et des problèmes d’approvisionnement sur le moral des chefs d’entreprise.
LES VALEURS A SUIVRE :
A WALL STREET
La Bourse de New York devrait repartir dans le rouge au lendemain d’un net rebond avec l’appui du secteur bancaire et des géants du numérique. [.NFR]
Lundi, l’indice Dow Jones a gagné 1,98% à 31.880,24 points, le S&P-500 a pris 1,86% à 3.973,75 points et le Nasdaq Composite a avancé de 1,59% à 11.535,28 points.
Apple (+4,0%) et Microsoft (+3,2%), poids lourds de la cote, ont été les fers de lance de la hausse du marché tandis que JPMorgan a gagné 6,2% après le relèvement de sa prévision de revenu net d’intérêts (hors marchés) en 2022, dont a profité l’ensemble du secteur bancaire.
Les contrats à terme signalent un recul de 0,56% pour le Dow Jones, de 1,04% pour le Standard & Poor’s-500 et de 1,67% pour le Nasdaq.
Ce dernier, à forte composante technologique, devrait être plus particulièrement pénalisé par l’avertissement de Snap sur ses résultats.
Dans les échanges en après-Bourse, le titre chutait de 31%. Dans son sillage, celui d’Alphabet perdait 3,6% et Amazon 2,2%.
EN ASIE
Le Nikkei à Tokyo baisse de 0,81%, retombant sous les 27.000 points, alors que les contrats à terme américains sont dans le rouge et que les investisseurs sont en mal de nouveaux catalyseurs depuis la fin de la saison des résultats d’entreprises.
Les marchés chinois reculent également, les valeurs financières et de la santé en tête, dans un contexte de ventes massives des investisseurs étrangers alors que les inquiétudes concernant le ralentissement de la croissance prennent le pas sur les nouvelles promesses de soutien économique de Pékin.
L’indice CSI 300 abandonne 1,23% et le SSE Composite de Shanghai de 1,16%
CHANGES/TAUX
L’euro cède un peu de terrain mais confirme son retour à plus de 1,065 dollar à la suite des annonces lundi de Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), sur le probable retour du taux de dépôt au-dessus de zéro d’ici fin septembre, ouvrant la porte à une première hausse de taux en juillet.
Le dollar, retrouvant son statut de valeur refuge, monte de 0,17% face à un panier de devises de référence.
Sur le marché obligataire, les rendements des bons du Trésor américain à dix ans gagne 1,7 point de base à 2,8423%.
PÉTROLE
Les cours du pétrole reculent, les inquiétudes concernant une éventuelle récession qui freinerait la consommation l’emportant sur les perspective d’une offre mondiale limitée et d’une reprise de la demande en Chine avec les promesses de relance de Pékin.
Le Brent cède 0,7% à 112,63 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,65% à 109,57 dollars.
(Laetitia Volga, édité par)
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