Les actions en légère hausse en attendant la Fed
Les Bourses européennes rebondissent lundi à mi-séance et Wall Street est également attendue en hausse à l’ouverture à l’entame d’une semaine marquée par les décisions de plusieurs banques centrales et les chiffres mensuels de l’inflation aux Etats-Unis et en zone euro. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,04% pour le Dow Jones, de 0,23% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,47% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 prend 0,61% à 7.257,5 points vers 11h20 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,63% et à Londres, le FTSE grignote 0,05%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s’octroie 0,26%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,62% et le Stoxx 600 0,28%.
La Réserve fédérale américaine (Fed) entame mardi une réunion de deux jours qui débouchera sur un communiqué de politique monétaire mercredi alors que les décisions de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque du Japon (BoJ) sont attendues respectivement jeudi et vendredi avant celles la semaine prochaine de la Banque d’Angleterre (BoE) et de la Banque nationale suisse (BNS).
S’il n’y a pratiquement pas de suspense sur les décisions de ces banques, des incertitudes demeurent sur les choix de la Fed depuis les relèvements inattendus des taux d’intérêt opérés la semaine dernière par les banques centrales d’Australie (RBA) et du Canada (BoC).
Les marchés monétaires tablent actuellement avec une probabilité d’environ 70% sur un statu quo sur les taux de la Fed mercredi, tandis que celle d’une nouvelle hausse des taux de 25 points de base est évaluée à environ 30%, selon le baromètre FedWatch de CME Group.
L’incertitude sur les taux de la Fed est également liée aux chiffres mensuels des prix à la consommation aux Etats-Unis qui seront publiés mardi, à la veille de la décision de la banque centrale. En zone euro, cette statistique sera connue vendredi mais l’Allemagne, première économie du bloc, aura déjà donné mardi un aperçu de l’évolution des prix.
« L’inflation va vraiment dans la bonne direction en Europe, et tout le monde espère que cela va se confirmer demain également aux Etats-Unis », a déclaré Samy Chaar, chef économiste chez Lombard Odier, notant que les marchés sont pour l’instant en « mode attentiste ».
« De toute évidence, si nous avons une grosse surprise négative sur l’inflation et que l’inflation est beaucoup plus forte que prévu, cela va constituer un défi pour les banques centrales et pour la Fed dans sa stratégie d’une ‘pause' », a-t-il ajouté.
Biogen bondissait de 4,6% en avant-Bourse après le soutien unanime d’un panel d’experts de la FDA, l’autorité américaine de la santé, au Leqembi, son traitement de la maladie d’Alzheimer, qui a avait soulevé des inquiétudes sur ses effets secondaires.
Oracle gagnait 3,4% en avant-Bourse avant la publication de ses résultats trimestriels prévus après la clôture de Wall Street. JPMorgan a relevé l’objectif de cours du groupe de logiciels d’entreprise à 109 dollars.
VALEURS EN EUROPE
A Paris, les marchés d’actions entament la semaine sur une note positive, tirés notamment par le trio Hermès (+2,77%), Teleperformance (+3,82%) et Unibail Rodamco Westfield (+2,03%). Cette dernière valeur profite du relèvement de la recommandation de Goldman Sachs à « acheter » contre « neutre ».
En queue de peloton du CAC40, TotalEnergies (-1,3%) est en partie pénalisé par le reflux des cours du pétrole.
Sur le SBF 120, l’opérateur de satellites SES (-14,08%), plus forte baisse de l’indice, pâtit de l’annonce du départ de son directeur général Steve Collar à la fin du mois. Dans son sillage, Eutelsat recule de 2,14%.
Nexans, l’une des meilleures performances de l’indice, s’envole de 8,5% avec le relèvement de la recommandation de BofA à « acheter ».
Ailleurs en Europe, Adidas (+4,68%) est soutenu par le conseil de Bernstein à « surperformance », tandis que Novartis avance de 0,84% à la faveur de l’annonce de l’acquisition du groupe américain Chinook Therapeutics pour un montant pouvant atteindre 3,5 milliards de dollars.
TAUX
Les rendements du Bund allemand à dix ans et à deux ans reculent légèrement, à respectivement 2,36% et 2,95%, alors que ce dernier a touché la semaine dernière 3%, soit un pic de presque trois mois. Les marchés monétaires tablent sur une hausse des taux la BCE de 25 points de base jeudi et en juillet avant une pause pour le reste de l’année.
Aux Etats-Unis, les rendements des Treasuries à dix ans et à deux ans sont pratiquement stables, à respectivement 3,7472% et 4,6087%.
CHANGES
Le dollar, qui a reflué la semaine dernière de 0,5%, sa pire baisse hebdomadaire depuis la mi-avril, est en légère baisse lundi (-0,14%) face à un panier de devises de référence avant les décisions de la Fed.
L’euro se négocie à 1,077 dollar (+0,21%) et la livre sterling à 1,2573 dollar (+0,03%).
PÉTROLE
Les cours pétroliers baissent avant les décisions des banques centrales. Ils sont affectés notamment par les craintes quant à la demande chinoise et la hausse des exportations de brut de la Russie vers la Chine et l’Inde.
Le Brent cède 1,76% à 73,47 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 2,11% à 68,69 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

