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Le marché se demande si cinq Renault valent mieux qu’un

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par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) – Les analystes financiers qui jugeaient la structure et la stratégie de Renault trop complexe en sont pour leur frais: au lieu d’un seul groupe au losange, ils en auront désormais cinq à suivre, correspondant aux entités spécialisées et autonomes dont le directeur général Luca de Meo a annoncé mardi la création lors d’un Capital market day.

« La séparation des opérations thermiques/électriques est critique pour le scénario d’investissement, mais la séparation en cinq unités différentes, chacune avec son propre compte de résultat, des alliances multiples et des minoritaires, introduit une complexité inutile en terme de gouvernance et de valorisation », a commenté Philippe Houchois, analyste chez Jefferies, dans une note publiée mardi soir.

L’action Renault a poursuivi sa baisse mercredi (-4% après environ -3,5% la veille), le marché regrettant aussi l’absence de précisions sur le volet Nissan.

Le groupe au losange, créé 124 ans plus tôt, se décomposera à l’avenir en « Power » (l’activité historique de véhicules thermiques et hybrides), « Ampère » (pour les véhicules électriques), « Alpine » (pour les véhicules de sport), « Mobilize » (nouvelles mobilités et financements) et « The future is neutral » (économie circulaire). A ce portefeuille s’ajoutera une entité partagée avec le chinois Geely pour les moteurs et transmissions thermiques et hybrides.

« Cela peut paraître plus complexe, mais avec des équipes resserrées, on obtient une meilleure efficacité et du coup moins de complexité », a indiqué une source proche du dossier. « De surcroît, le groupe fonctionne maintenant avec une structure allégée. »

Pionnier de l’électrique avec Nissan la décennie précédente, Renault s’est vu supplanter par des nouveaux venus comme Tesla ou les ambitions de concurrents plus grands ou plus rentables comme Volkswagen et Stellantis.

Pour rester dans la course de l’électrification, qui exige des constructeurs automobiles des investissements massifs, Renault a dû se montrer inventif alors qu’il n’a renoué avec les bénéfices que l’an dernier après deux ans de pertes.

Mardi, le directeur financier Thierry Piéton a insisté sur le caractère inédit de la nouvelle structure. « L’évolution de notre portefeuille change complètement la donne », a-t-il dit.

ALLÉGER ET COLLABORER

Les cinq mini-Renault publieront chacun leurs résultats d’ici 2024, offrant une meilleure visibilité sur la performance de chaque entité.

Les activités de Power, fondations historiques du constructeur, resteront pendant des années le pilier de la génération de cash du groupe, avec le soutien de la forte profitabilité de Mobilize.

Les métiers plus jeunes d’Ampère, d’Alpine et de ‘Future is neutral’ prendront ensuite progressivement la relève, avec une marge opérationnelle à deux chiffres pour chacune de ces trois entités à l’horizon 2030. Le pôle électrique devrait quant à lui atteindre l’équilibre à partir de 2025.

La direction devra veiller cependant à éviter que la nouvelle organisation recrée des doublons qu’elle a bataillé pour supprimer lors de la restructuration drastique engagée fin 2020.

« D’un point de vue opérationnel, où vont se positionner les métiers transversaux dans le nouveau Renault5 ? », s’interroge Romain Gillet, analyste automobile chez S&P Global, pour qui le découpage final n’apparaît pas encore clairement.

« La direction de l’ingénierie est là pour coordonner le tout en amont », répond la source.

Cinq entités autonomes, avec leur propre DG, seront aussi davantage en mesure de nouer des partenariats, conformément à la stratégie horizontale de Luca de Meo pour répondre dans les temps aux nouveaux défis technologiques de l’automobile.

« Le vrai sujet aujourd’hui est de créer des nouvelles technologies. Si je décide de faire quelque chose en matière de semi-conducteurs ou d’architecture électronique centralisée dans un garage à Guyancourt, seul, avec les ingénieurs, il y a plus de chances que j’apprenne et que je fasse des choses plus fortes si je le fais avec Qualcomm », a-t-il dit.

Le géant américain des semi-conducteurs a annoncé la veille un partenariat renforcé avec Renault, et pourrait prendre une petite participation dans la division Ampère, selon Luca de Meo.

« Prenez l’histoire du smartphone et regardez ce qui s’est passé, l’histoire se répète, donc on ne voudrait pas être les victimes, être ceux qui voulaient absolument tout faire en vertical, donc l’idée d’avoir des modèles horizontaux ouverts nous semble être la solution pour réussir », a souligné de son côté mardi soir Frédéric Vincent, directeur des systèmes et technologies d’information de Renault, lors d’une conférence digitale organisée avec Google.

Autre partenaire de Renault, le géant américain a annoncé mardi renforcer sa collaboration avec le constructeur français dans la conception des véhicules futurs.

« Collaborer est plus rapide, moins cher, et mondial », a résumé Gilles Le Borgne, directeur de l’ingénierie, au CMD.

(Gilles Guillaume, avec Nick Carey à Londres, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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