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Le Japon interviendra si le yen tombe à 145 pour un dollar, selon des économistes

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par Satoshi Sugiyama

TOKYO (Reuters) – Le gouvernement japonais et la banque centrale du pays interviendront pour enrayer la dépréciation du yen s’il tombe à 145 pour un dollar, indiquent plus de la moitié des économistes interrogés par Reuters.

Depuis la réunion du mois dernier des autorités japonaises, à la suite d’un nouveau décrochage du yen, tombé près d’un creux de six mois, les intervenants du marché surveillent de près les réactions de Tokyo et de la Banque du Japon (BoJ) sur les changes alors que l’institut d’émission doit rendre vendredi sa décision de politique monétaire.

L’enquête Reuters auprès d’économistes, réalisée du 8 au 13 juin, montre que 96% d’entre eux s’attendent à ce que la BoJ laisse inchangée vendredi sa politique monétaire ultra accommodante. Environ la moitié des sondés prévoient en revanche un ajustement de celle-ci en juillet ou en septembre, notamment une modification de la politique de contrôle de la courbe des taux (YCC).

Quinze économistes sur 28, soit 54%, ont déclaré que le gouvernement et la BoJ prendraient des mesures, passant notamment par un avertissement, voire une intervention directement sur le marché des changes, si le yen se déprécie par rapport au dollar au-delà de 145. Douze économistes voient ce seuil à 150 dollars pour un yen.

« La tolérance des entreprises nationales à la faiblesse du yen s’est améliorée grâce à la forte demande touristique, mais une forte baisse du yen affecterait le secteur manufacturier car la faiblesse de la demande en provenance de l’étranger a ôté le bénéfice d’une dépréciation du yen », explique Harumi Taguchi, économiste chez S&P Global Market Intelligence.

Selon les analystes, les responsables de la BoJ pourraient intervenir si le yen s’affaiblit rapidement ou si l’on redoute que sa dépréciation n’alimente l’inflation et ne rogne le pouvoir d’achat des ménages.

Répondant à une question distincte sur l’impact de la faiblesse du yen sur la politique de la BoJ, neuf économistes (31%) ont déclaré que les décisions de la banque centrale pourraient être influencées par une dépréciation du yen au-delà de 145 pour un dollar. Dix ont déclaré que 150 était le seuil de déclenchement, trois ont opté pour 155 et deux l’ont évalué à 160 ou plus.

La BoJ, le ministère des Finances et l’Agence des services financiers (FSA) ont tenu une réunion tripartite le 30 mai, semblable à celle de l’année dernière, qui avait alors débouché en septembre sur une action sur le marché des changes consistant à vendre des dollars et acheter des yens, la première intervention de ce type des autorités de l’archipel en 24 ans.

Le yen a atteint en octobre son plus bas niveau depuis 32 ans, à près de 152 pour un dollar, avant de se ressaisir, le gouvernement ayant procédé à de nouvelles interventions et la BoJ ayant surpris le marché avec une modification en décembre du YCC. Jeudi, la devise japonaise s’échangeait à 141,25 yens pour un dollar.

MAINTENIR LE CAP POUR L’INSTANT

Sur les 28 économistes sondés par Reuters, 27 ont déclaré que la BoJ, réunie depuis ce jeudi, devrait maintenir sa politique monétaire très accommodante, confirmant des informations rapportées par des sources proches de la banque centrale.

Près des deux tiers des sondés ont néanmoins prédit que la BoJ réviserait sa politique monétaire cette année. Ils étaient dans l’enquête du mois dernier 71% a estimer qu’un tel changement aurait lieu. La proportion d’économistes (environ 43%) prévoyant un changement en juillet n’a globalement pas bougé.

« Juillet pourrait être le meilleur moment pour modifier le YCC, au moment de la publication des prévisions trimestrielles d’inflation de la BoJ et avant une probable récession américaine anticipée cette année », a déclaré Hiroshi Watanabe, économiste chez Sony Financial Group.

Il a dit s’attendre à ce que le plafond de fluctuation des rendements obligataires japonais à dix ans, actuellement fixé à 0,5%, soit porté à 1,0%.

Par ailleurs, plus de 70% des économistes interrogés ont déclaré que la croissance des salaires au Japon en 2024 resterait probablement à un niveau suffisant pour que la BoJ envisage de mettre fin au YCC ou de le modifier.

Les entreprises au Japon, soucieuses de conserver ou d’attirer de nouveaux talents, dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre, ont proposé cette année des revalorisations salariales de plus de 3%, un niveau inédit depuis 30 ans.

Le gouverneur de la BoJ, Kazuo Ueda, qui a déclaré la semaine dernière observer des changements dans le comportement des entreprises, a souligné que la fin de la politique ultra accommodante de la banque dépendrait de la capacité de l’économie à parvenir durablement à une inflation à 2% conjuguée à une croissance des salaires.

(Reportage Satoshi Sugiyama; avec KantaroKomiya; enquêtes par Veronica Khongwir et Anant Chandak; version française Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)

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