L’Allemagne ne participerait pas au programme d’emprunts d’Etats de la BCE
L’Allemagne serait incapable de participer au programme d’emprunts d’Etats mis en place par la Banque centrale européenne (BCE), selon la Cour constitutionnelle allemande.
La Cour constitutionnelle allemande a remis en question la capacité du pays à participer au programme d’emprunts d’Etats mis en place par la Banque centrale européenne (BCE). Cette décision pourrait contraindre la Commission européenne à poursuivre l’Allemagne, a fait savoir l’exécutif européen dimanche.
Saisie par des requérants eurosceptiques, la Cour constitutionnelle allemande a exigé le 5 mai que la Banque centrale européenne justifie la conformité des rachats de dette publique aux traités européens.
Si elle en est incapable, la Bundesbank, banque centrale nationale allemande, devra cesser d’ici trois mois de participer à ce programme de relance européen mis en place pour répondre à la crise liée à l’épidémie de coronavirus.
La Cour européenne de justice (CEJ) a réagi vendredi en rappelant qu’elle était « seule compétente » pour constater qu’un acte d’une institution de l’Union européenne était contraire au droit de l’Union. L’Union européenne a rappelé pour sa part que le droit européen avait préséance sur les réglementations nationales.
Dimanche, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est allée plus loin en déclarant que l’Union européenne pouvait poursuivre Berlin.
« La décision récente de la Cour constitutionnelle allemande a mis en lumière deux points de crispation au sein de l’Union européennes : l’Euro et le système de justice européen », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
« Nous regardons la décision de la Cour constitutionnelle allemande en détail et nous réfléchissons aux prochaines étapes, qui pourraient être des procédures d’infraction », a-t-elle dit.
Une procédure d’infraction est une procédure légale par laquelle la Commission européenne peut ordonner à un État-membre de respecter le droit de l’Union européenne.
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


