Hausse prudente en vue en Europe avant les PMI
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues mardi sur une note légèrement positive pour la première séance de juillet, début d’un deuxième semestre où le commerce, les banques centrales et la géopolitique resteront au centre de l’attention, alors que sont prévus dans la journée des indicateurs sur l’activité manufacturière des entreprises en Europe et aux Etats-Unis.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait gagner 0,11% à l’ouverture. Le Dax à Francfort pourrait avancer de 0,14%, tandis que le FTSE 100 à Londres devrait être stable. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en progression de 0,08% et le Stoxx 600 en hausse de 0,06%.
Les investisseurs prendront connaissance à partir de 07h50 GMT des indices PMI en Europe pour le mois de juin avant la publication, à 14h00 GMT aux Etats-Unis, de l’ISM manufacturier et de l’enquête Jolts sur les offres d’emploi, prélude au rapport officiel mensuel attendu jeudi sur les créations de postes, le taux de chômage et l’évolution des salaires. Les chiffres préliminaires de l’inflation en zone euro sont également attendus à 09h00 GMT.
Toutes ces statistiques ne devraient pas bouleverser en profondeur la bonne humeur du marché qui se montre principalement confiant sur l’issue du conflit sur les droits de douane voulus par le président Donald Trump. Cet optimisme a été renforcé la semaine dernière par l’apaisement des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, tandis que le Canada a annoncé dimanche l’annulation de sa taxe sur les services numériques afin de relancer les négociations avec les Etats-Unis.
Signe de l’appétit pour le risque, les indices boursiers américains S&P 500 et Nasdaq Composite ont inscrit de nouveaux records dans un contexte d’espoir de baisse des taux directeurs aux Etats-Unis, d’un cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et l’Iran, d’une inflation maîtrisée et de nombreux accords commerciaux. Le dollar, de son côté, est à un plus bas de plusieurs années, tandis que les cours du pétrole reculent.
A WALL STREET
Le S&P 500 et le Nasdaq ont atteint de nouveaux sommets lundi, soutenus par l’optimisme autour d’éventuels accords commerciaux et de possibles baisses de taux d’intérêt, alors que les marchés bouclaient leur meilleur trimestre depuis plus d’un an.
L’indice Dow Jones a gagné 0,63%, ou 275,50 points, à 44.094,77 points. Le Standard & Poor’s 500, plus large, a pris 31,88 points, soit 0,52% à 6.204,95 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 96,28 points, soit 0,48% à 20.369,733 points.
Sur le trimestre, le S&P 500 a progressé de plus de 10,57%, le Nasdaq de plus de 17,75% et le Dow Jones de 4,98%.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei reflue de 0,84%, à 40.148,42 points, sur des prises de bénéfice après les récents gains, l’indice ayant pris 6,6% sur le mois de juin, sa plus forte croissance mensuelle depuis février 2024. Sur les cinq dernières séances il a gagné 5,5%. Le Topix, plus large, cède 0,61%, à 2.835,51 points.
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) monte de 0,50%, grâce notamment à l’indice sud-coréen Kospi, en hausse de 1,8%.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai s’octroie 0,21% et le CSI 300 grappille 0,05%, les indices étant tirés principalement par le secteur de la finance (+0,73%), l’enquête du cabinet Caixin ayant montré un rebond de l’activité manufacturière en juin.
LES VALEURS A SUIVRE EN EUROPE:
Renault a annoncé mardi qu’il accuserait au premier semestre une perte de 9,5 milliards d’euros sur ses actions Nissan.
Sodexo a fait état mardi de résultats au-dessus des attentes pour le troisième trimestre, mais a dit désormais viser le « bas de la fourchette » pour ses objectifs annuels.
CHANGES/TAUX
Le dollar recule de 0,14% face à un panier de devises de référence, après être tombé en séance sous les 97 points, son plus bas niveau depuis février 2022. Le billet vert est victime notamment de l’incertitude autour du « One Big Beautiful Bill ». Ce projet de loi budgétaire voulu par Donald Trump pourrait accroître la dette américaine de 3.300 milliards de dollars alors qu’un débat marathon sur le texte a commencé au Sénat et que le président souhaite son adoption avant le 4 juillet, fête de l’Indépendance.
L’euro s’affiche à 1,178 dollar, après avoir atteint en séance 1,179 dollar, soit un sommet de quatre ans. La monnaie unique européenne a bondi de 13,8% sur la période janvier-juin, sa meilleure performance historique au premier semestre, selon les données LSEG.
La livre sterling est stable et s’échange à 1,373 dollar, proche de son plus haut niveau en trois ans et demi atteint la semaine dernière.
Le yen japonais s’est raffermi à 143,68 pour un dollar. La monnaie japonaise a gagné 9% au premier semestre, sa meilleure performance depuis 2016.
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans se replie de 2,1 points de base, à 4,2046%, après un recul de près de cinq points la veille.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli mardi, plombé par la perspective d’une hausse de la production de l’Opep+ en août et par les craintes d’un ralentissement économique sur fond de relèvement des droits de douane américains.
Le Brent reflue de 0,42% à 66,46 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,48% à 64,80 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 1ER JUILLET
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
FR 07h50 Indice PMI manufacturier juin 47,8 47,8*
(définitif)
DE 07h55 Indice PMI manufacturier juin 49,0 49,0*
(définitif)
DE 07h55 Taux de chômage juin 6,4% 6,3%
EZ 08h00 Indice PMI manufacturier juin 49,4 49,4*
(définitif)
GB 08h30 Indice PMI manufacturier juin 47,7 47,7*
(définitif)
EZ 09h00 Inflation (préliminaire) juin 2,0% 1,9%
USA 14h00 Indice ISM manufacturier juin 48,8 48,5
USA 14h00 Offres d’emplois (enquête juin 7,300 7,391
Jolts) millions millions
*première estimation
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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