Forvia abaisse encore ses perspectives dans un contexte difficile pour l’automobile
(Reuters) – L’équipementier automobile Forvia a abaissé à nouveau vendredi ses prévisions de ventes et de marge opérationnelle pour l’ensemble de l’année, citant un contexte défavorable marqué par le ralentissement de l’électrification, le niveau élevé des stocks en Amérique du Nord et des risques croissants de grèves chez les constructeurs.
Le groupe français dit désormais s’attendre à un chiffre d’affaires compris entre 26,8 milliards et 27,2 milliards d’euros pour 2024, contre une prévision de ventes dans le bas de la fourchette comprise entre 27,5 milliards et 28,5 milliards d’euros déjà ajustée en juillet dernier.
Le septième fournisseur automobile mondial, qui fabrique des pièces pour Stellantis, Volkswagen et Ford, table désormais sur une marge opérationnelle comprise entre 5% et 5,3%, contre une prévision en juillet dans le bas de la fourchette de 5,6% à 6,4% initialement prévue en février.
« Nous devons faire face au ralentissement de l’électrification en Europe et en Amérique du Nord », a expliqué le directeur général du groupe, Patrick Koller, lors d’une téléconférence avec les analystes, évoquant aussi un « nouveau risque d’interruptions de travail » dans ces deux régions.
« Nous devons également faire face à des stocks élevés en Amérique du Nord, ce qui entraîne des ralentissements de la production, voire des fermetures. Nous avons connu des retards importants dans le lancement des véhicules », a ajouté le dirigeant.
Forvia a également cité dans un communiqué les inquiétudes liées à la mise en oeuvre de la réglementation CAFE (« Corporate Average Fuel Economy ») sur la réduction des émissions de CO2 par les voitures.
Confrontés à la concurrence des acteurs chinois et à un ralentissement de la demande pour les véhicules électriques, les constructeurs automobiles occidentaux connaissent actuellement des difficultés.
Au début du mois, Volkswagen a annoncé qu’il envisageait de fermer des usines en Allemagne pour la première fois de son histoire le cadre d’un plan de réduction des coûts.
Forvia s’attend à ce que l’environnement reste difficile en 2025, notamment du fait d’une production automobile en Europe toujours sous pression, impactée par l’environnement économique global et les incertitudes liées à l’évolution du mix de motorisations.
L’Europe représente environ 45% du chiffre d’affaires du groupe.
« Dans cette région, la production automobile en 2025 pourrait être inférieure à celle de 2024 », a averti Forvia, qui précise toutefois que les activités européennes du groupe devraient améliorer leur marge opérationnelle d’ensemble en 2025.
La Chine, représentant environ 20% du chiffre d’affaires du groupe, devrait pour sa part offrir un potentiel de croissance à Forvia en 2025, avec le lancement de projets clients retardés en 2024 et la montée en puissance des ventes à de nouveaux clients chinois, précise le communiqué.
RÉDUCTION DE COÛTS ACCÉLÉRÉES
Le groupe allemand Hella, dont l’acquisition par Faurecia en août 2021 a donné naissance à Forvia, a également revu à la baisse jeudi soir ses perspectives annuelles.
La société a évoqué une évolution plus faible que prévu de la production de véhicules légers, des reports de lancements liés aux clients, le ralentissement de l’électrification et des effets liés aux clients et aux gammes de produits, en particulier en Chine.
Dans ce contexte difficile, Forvia se fixe désormais un objectif d’économies de synergies de coûts cumulées de 400 millions d’euros d’ici fin 2025, contre plus de 350 millions d’euros prévues précedemment.
L’équipementier automobile prévoit également d’accélerer la mise en oeuvre du plan annoncé en février dernier visant une réduction de 10.000 emplois sur 75.500 en Europe au cours des cinq prochaines années.
L’initiative EU-FORWARD, prévue pour couvrir la période 2024-2028, sera accélérée et la réduction des effectifs annoncée d’ici la fin de l’année 2027 pourrait déjà atteindre plus de 90% de la réduction totale des effectifs prévue sur cinq ans, a dit le groupe.
« L’objectif est clairement d’accélérer. (…) Comme nous l’avons mentionné dès le début de ce projet, il ne s’agit pas d’un projet fixe », a dit le directeur général du groupe, Patrick Koller.
L’action Forvia, qui avait ouvert en baisse, s’est retournée à la hausse et prend 2,3% à la Bourse de Paris.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin et Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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