EDF: Le gouvernement annoncera ses intentions d’ici mardi, la cotation suspendue
PARIS (Reuters) – EDF a annoncé mercredi avoir demandé la suspension de la cotation de ses titres jusqu’à nouvel ordre à la suite des annonces de la Première ministre, Elisabeth Borne, sur une renationalisation de l’entreprise et après des échanges avec l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Le groupe ne fera aucune autre communication à ce sujet jusqu’à la publication par l’Etat d’un communiqué, ajoute-t-il.
L’Etat précisera ses intentions concernant le capital de l’énergéticien au plus tard le 19 juillet, a fait savoir de son côté Bercy.
L’AMF a précisé ne faire aucun commentaire sur des dossiers particuliers.
Elisabeth Borne a annoncé le 6 juillet dans son discours de politique générale au Parlement un projet de renationalisation à 100% d’EDF, afin de lui permettre d’engager des chantiers « ambitieux », comme le renouvellement du parc nucléaire national, alors que l’Europe est confrontée à la flambée des prix de l’énergie et au risque de pénurie liée notamment à l’arrêt des livraisons de gaz naturel russe.
L’Etat détient pour l’instant 83,9% d’EDF, dont la valeur boursière a bondi de 30,35% depuis cette annonce pour atteindre 38,2 milliards d’euros. Les parts des actionnaires minoritaires représentent ainsi un montant total d’un peu plus de six milliards d’euros.
L’action, qui a clôturé à 10,225 euros mardi, vaut cependant toujours moins du tiers de son prix d’introduction en Bourse en 2005 (32 euros).
Deux sources au fait du dossier ont déclaré lundi à Reuters que le gouvernement devrait débourser plus de huit milliards d’euros pour prendre le contrôle total de l’entreprise.
Le coût de ce rachat pourrait cependant atteindre près de 10 milliards d’euros en tenant compte des obligations convertibles en circulation et d’une prime par rapport aux prix actuels du marché, a indiqué une des sources.
« On est proche de la décision sur le prix de rachat des actionnaires minoritaires, donc ça paraît logique qu’il y ait une suspension de cotation », a commenté mercredi Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l’analyse de marchés chez eToro à Paris.
« Si l’Etat prévoit de consacrer 10 milliards à la nationalisation, on a un prix ‘théorique’ de l’action d’environ 13 euros, soit une prime de 30% environ », a-t-il ajouté tout en soulignant que « pour les actionnaires historiques et de long terme, c’est une opération perdante ».
« Le fait qu’il y ait une prime de 30% ne paraît pas déraisonnable au vu du parcours boursier, mais il va quand même matérialiser une perte de 50% à 60%. »
Selon le journal Les Echos, qui cite une source au fait du dossier, un « comité d’experts » devrait être prochainement nommé pour définir le « juste prix » des actions d’EDF, le gouvernement souhaitant parachever l’opération de rachat en octobre ou novembre.
« Cela correspond à notre analyse : le temps est un facteur essentiel, tant pour le gouvernement que pour les actionnaires minoritaires, et les deux parties préfèreraient voir une résolution rapide », commente JPMorgan dans une note.
« Nous nous attendons à ce que la nationalisation se fasse par le biais d’une offre volontaire dont les termes pourraient être connus dans les jours/semaines à venir : le gouvernement pourrait vouloir offrir une prime suffisante pour éviter les contestations judiciaires et les retards qui en résultent pour l’offre. »
(Reportage Marc Angrand, Tangi Salaün et Leigh Thomas, édité par Matthieu Protard et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


