Edenred plus optimiste pour 2023, des doutes sur les avis du gendarme de la concurrence
(Reuters) – Edenred vise désormais un bénéfice annuel dans la moitié haute de la fourchette précédemment annoncée par le fournisseur de tickets restaurants, en raison de la forte croissance enregistrée au troisième trimestre, mais le groupe avertit que certaines recommandations de l’Autorité de la Concurrence pourraient être difficiles à mettre en œuvre.
L’inflation et les pénuries de main-d’oeuvre ont tiré les résultats d’Edenred vers le haut, tout comme ceux des autres entreprises du secteur, dont son concurrent Sodexo, les employeurs cherchant à compenser la hausse des prix en offrant davantage de chèques-cadeaux ou de cartes de carburant à leurs salariés.
Le titre Edenred, qui a cédé environ 12% depuis l’annonce d’un éventuel plafonnement des frais sur les titres-restaurant, était en chute de 4,7% à 10h15 GMT.
Le gendarme français de la concurrence a déconseillé mardi dans un avis de limiter les taux des commissions prélevées par les émetteurs sur les restaurateurs. Cependant, il a également appelé à la suppression du droit exclusif des émetteurs de déterminer où leurs titres sont acceptés, afin de rétablir l’équilibre des forces sur le marché.
Selon l’Autorité de la Concurrence, le gouvernement pourrait rendre les titres-restaurant de différents émetteurs interchangeables et les détaillants pourraient remettre tous les titres-restaurant reçus en paiement à l’intermédiaire de leur choix.
« Il n’est pas facile de voir comment ce type de recommandation pourrait être mis en œuvre », a déclaré Julien Tanguy, directeur général finances, lors d’un conférence avec des analystes.
Selon Julien Tanguy, la structure proposée rendrait le traitement des paiements et leur règlement beaucoup plus compliqué pour les émetteurs.
Le marché des titres-restaurant en France est très concentré, avec quatre acteurs – Edenred, Sodexo, Bimpli-Swile et Up Coop – contrôlant plus de 99% du secteur en 2022, selon l’autorité de la concurrence.
Edenred vise désormais un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) pour 2023 dans la moitié supérieure d’une fourchette annoncée en juillet et allant de 1,02 milliard à 1,09 milliard d’euros.
(Reportage Diana Mandiá et Mariana Abreu, version française Augustin Turpin, édité par Kate Entringer)
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