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Deutsche Bank prévient les investisseurs que certaines de leurs actions russes ont disparu

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par Sinead Cruise et Carolina Mandl

LONDRES/NEW YORK (Reuters) – Deutsche Bank a averti ses clients qu’elle ne pouvait plus leur garantir l’accès à leurs actions russes, soulignant les difficultés rencontrées par les investisseurs détenant des titres de sociétés en Russie.

Dans une note datée du 9 juin, et que Reuters a pu consulter, la première banque allemande dit avoir découvert que des actions adossées à un certificat de dépôt émises avant l’invasion de l’Ukraine par Moscou avaient disparu. Ces actions étaient détenues en Russie via une autre banque dépositaire.

Dans la note, Deutsche Bank explique cette disparition par une décision de Moscou autorisant les investisseurs à convertir certains certificats de dépôt en actions locales. Cette conversion s’est produite sans « l’implication ou la supervision » de la banque allemande qui n’a pas été en mesure de réconcilier les actions locales avec les certificats de dépôt.

Deutsche Bank est le premier établissement de grande ampleur à prévenir officiellement les détenteurs de certificats de dépôt qu’ils pourraient ne pas pouvoir acquérir toutes les actions auxquelles ils ont droit, ont indiqué à Reuters deux sources conseillant les investisseurs qui continuent de détenir des certificats de dépôts en Russie.

Les certificats de dépôt sont des titres émis par une banque représentant des actions d’une société étrangère négociées sur une bourse locale. Convertir les certificats de dépôt en actions d’une société russe est une première étape pour les investisseurs afin de récupérer leur argent investi en Russie.

Les actions affectées concernent des entreprises russes comme la compagnie aérienne Aeroflot, le groupe de BTP LSR Group, la société minière Mechel et le sidérurgiste Novolipetsk Steel.

Mechel n’a pas souhaité faire de commentaires tandis que les autres groupes cités n’avaient pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaires.

Les sanctions occidentales à l’encontre de Moscou, et les mesures de représailles prises par le Kremlin, ont mis en difficultés les investisseurs présents en Russie.

Un nombre important d’entre eux, allant du petit fonds spéculatif à de grandes sociétés de gestion d’actifs, détiennent toujours des certificats de dépôt, ont indiqué les sources.

Certains investisseurs se sont déjà résolus à déprécier à zéro la valeur de leurs actifs russes mais d’autres espèrent encore pouvoir en retirer de la valeur à l’avenir.

Pour Irina Tsukerman, présidente de la société de conseil en risques géopolitiques Scarab Rising, l’annonce de Deutsche Bank n’est pas surprenant.

« En Russie, tout est littéralement vulnérable, qu’il s’agisse des certificats de dépôt, des actions, de l’immobilier ou de toute autre forme d’actifs financiers », a-t-elle déclaré à Reuters.

La Banque centrale de Russie n’avait pas fait de commentaire dans l’immédiat.

L’autorité russe de réglement des dépôts a indiqué que la conversion des actions s’était déroulée conformément à la législation russe et qu’elle n’était pas l’institution responsable de la mise en oeuvre de ce mécanisme.

« CHAOS COMPLET »

Des avocats et conseillers juridiques ont décrit le processus de conversion comme un « chaos complet ».

« Dans une certaine mesure, cela a donné lieu à un double comptage car, en l’absence d’un rapprochement entre la Russie et les banques étrangères, un investisseur pouvait obtenir des actions russes tout en conservant des certificats de dépôt auprès de la banque étrangère », explique Grigory Marinichev, associé du cabinet Morgan Lewis.

Deutsche Bank permet désormais aux investisseurs d’échanger des certificats de dépôt contre des actions, dans le cadre de son projet de retrait de toutes ses activités en Russie, a déclaré une source.

JPMorgan & Chase, Citigroup et BNY Mellon agissent comme banque dépositaire pour la plupart des autres programmes russes de certificats de dépôt, selon Clearstream.

Les trois banques ont refusé de dire si elles avaient également identifié des disparitions. Leurs registres restent fermés en raison des difficultés de réconciliation, selon les déclarations publiées sur leurs sites internet.

Dans sa note, Deutsche Bank indique que si elle parvient à l’avenir à réconcilier les certificats de dépôt avec les actions russes, elle essaierait de rendre plus d’actions à leur détenteur.

Mais elle prévient que la cession nette de la vente des actions qu’elle serait en mesure de restituer aux investisseurs se ferait à un prix « bien inférieur » à celui du marché.

D’après Deustche Bank, la commission russe gouvernementale de contrôle des investissements étrangers demande à ce que de telles actions soient vendues « avec une décote d’au moins 50% par rapport la valeur de marché », est-il indiqué dans la note.

(Reportage Sinead Cruise à Londres et Carolina Mandl à NewYork; avec la contribution d’Alexander Marrow à Moscou; Blandine Hénault pour la version française, édité par Kate Entringer)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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