Danone et Nestlé vont ralentir la hausse de leurs prix en 2024
LONDRES/PARIS (Reuters) – Les deux géants agroalimentaires Danone et Nestlé ont déclaré jeudi qu’ils allaient ralentir la hausse de leurs prix en 2024, après deux années de fortes augmentations qui ont poussé les consommateurs à chercher des alternatives moins chères.
Danone, propriétaire de marques telles que les eaux en bouteille Evian et Badoit et le yaourt Activia, a cependant prévenu que les prix continueraient d’augmenter, citant le besoin de compenser les coûts de la main-d’œuvre et les frais d’expédition.
Les déclarations de Danone font suite à celles de son rival britannique Unilever, fabricant des glaces Ben & Jerry’s et du savon Dove, qui a également annoncé ce mois-ci que les augmentations de prix commenceraient à diminuer.
Depuis plus de deux ans, le secteur des produits transformés n’a cessé d’accabler les consommateurs avec des prix toujours plus élevés, citant la hausse des coûts de production qui a commencé avec la pandémie de COVID-19 et qui a été exacerbée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
De l’huile de tournesol au fret, tout est devenu plus cher, ce qui a pesé sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et alimenté une crise prolongée du coût de la vie.
« Nous n’avions pas vu un tel pic d’inflation depuis 1973, 1974 », a déclaré Mark Schneider, directeur général de Nestlé, lors d’une conférence de presse jeudi.
Le groupe suisse, qui commercialise les produits des marques Maggi, KitKat et Nescafé, est la plus grande entreprise mondiale de produits alimentaires transormés.
Des investisseurs et analystes ont fait part de leurs inquiétudes concernant le fait que les entreprises poussent trop loin la hausse des prix, leur recommandant de se concentrer davantage sur le marketing et l’innovation.
Les craintes liées au coût de la vie aident par ailleurs les marques de distributeurs moins chères à s’emparer de parts de marché.
La hausse des prix a pesé sur la compétitivité des grandes marques, et le directeur général d’Unilever, Hein Schumacher, a déclaré en début de mois que la « compétitivité de l’entreprise restait décevante ».
Ce trimestre, les entreprises ont annoncé que les prix augmenteraient à un rythme beaucoup plus lent en 2024, à mesure qu’elles amortissent les coûts plus élevés.
« Les prix seront beaucoup plus bas cette année que l’année dernière », a déclaré Mark Schneider de Nestlé. « La croissance, à partir de cette année, sera basée beaucoup plus sur le volume et la diversité », a-t-il ajouté, précisant qu’il s’agirait probablement d’un phénomène « assez universel ».
En conséquence, Nestlé anticipe un ralentissement de la croissance organique de ses ventes à environ +4% en 2024 ainsi qu’une « augmentation modérée » de sa marge d’exploitation commerciale sous-jacente (UTOP).
La marge UTOP de Nestlé était de 17,3% en 2023, en hausse de 40 points de base à taux directeur constant.
Le directeur général de Danone, Antoine de Saint-Affrique, s’est montré plus mesuré lors d’une conférence téléphonique sur les résultats. Le groupe anticipe un ralentissement de l’inflation, mais met en garde contre une possible volatilité.
Hein Schumacher avait déclaré en début de mois qu’Unilever continuait d’anticiper de l’inflation en 2024 mais à des niveaux « normaux », entre 2,5 et 3%.
(Reportage Richa Naidu à Londres et Dominique Vidalon à Paris; version française Stéphanie Hamel, édité par Kate Entringer)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.Caractéristiques principales du Journal Chrétien :
- Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.
- Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.
- Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.
- Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes. Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond.
- Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse.
- Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.
- Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL).
Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.



