Crédit agricole vise plus de 6 milliards d’euros de résultat net à horizon 2025
PARIS (Reuters) – Crédit agricole SA a annoncé mercredi viser un résultat net supérieur à 6 milliards d’euros à horizon 2025 dans le cadre de son nouveau plan stratégique.
La deuxième plus grosse banque française par la capitalisation boursière, après BNP Paribas, indique aussi vouloir dans le cadre de cette nouvelle feuille de route renforcer sa rentabilité avec un retour sur fonds propres tangibles supérieur à 12%.
A titre de comparaison, en 2021, son résultat net sous-jacent a atteint 5,4 milliards d’euros et le rendement des capitaux propres tangibles s’est élevé à 13,1%.
« Notre trajectoire d’amplification à 2025 repose sur un fort potentiel de croissance organique avec un objectif de plus d’un million de clients supplémentaires », indique la banque dans un communiqué.
Qualifiant l’horizon de court terme « particulièrement opaque », Crédit agricole rappelle à cette occasion avoir atteint les objectifs financiers de son précédent plan stratégique avec un an d’avance en dépit de la pandémie de coronavirus qui a contraint les banques à massivement augmenter leurs provisions contre les risques de crédit.
La banque souligne ainsi que sur les six dernières années, ses revenus ont crû en moyenne de 5% par an.
Sa filiale de gestion d’actifs, Amundi, a de son côté fait savoir qu’elle comptait faire croître son bénéfice net d’environ 5% en moyenne par an à horizon 2025 avec un coefficient d’exploitation inférieur à 53%.
Sur le front du digital, Crédit agricole indique également vouloir investir quelque 450 millions d’euros sur cinq ans dans sa banque en ligne BforBank.
A la Bourse de Paris, l’action Crédit agricole SA a perdu 25% de sa valeur depuis le début de l’année sur fond d’inquiétudes sur les conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, sur la croissance mondiale et les pressions inflationnistes. Le titre avait gagné près de 22% en 2021.
(Reportage Matthieu Protard, édité par Nicolas Delame)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



