Chine: Le promoteur immobilier Country Garden visé par une requête en liquidation
(Reuters) – Country Garden Holdings, le principal promoteur immobilier privé de Chine, a fait savoir mercredi qu’il était visé par une requête en liquidation pour non-remboursement d’un prêt de 205 millions de dollars, mettant en péril les plans de restructuration de sa dette et les efforts de Pékin de redonner confiance dans le secteur immobilier.
Dans un document transmis au régulateur de la bourse de Hong Kong, le groupe a indiqué qu’il allait « résolument » s’opposer à la requête, déposée par l’un de ses créanciers, Ever Credit Limited, filiale de Kingboard Holdings.
Une audience au tribunal a été programmée le 17 mai.
Aucun commentaire n’a été obtenu dans l’immédiat auprès de Kingboard.
Les actions de Country Garden ont reculé de plus de 12% dans les échanges à Hong Kong.
Cette affaire est à même d’alimenter les inquiétudes des acheteurs et des créanciers à propos de la crise dans le secteur immobilier chinois, au moment même où les responsables politiques s’évertuent à redonner confiance en une industrie qui représente un quart du produit intérieur brut (PIB) du pays.
Une liquidation de Country Garden aurait pour effets d’exacerber la crise du secteur, de peser sur ses créanciers et de jeter une ombre non seulement sur le rétablissement du marché immobilier mais aussi sur celui de l’économie chinoise dans son ensemble.
« Les mesures radicales prises par un seul créancier n’auront pas d’impact significatif sur les livraisons garanties de notre entreprise, sur les opérations normales et sur la restructuration globale de la dette offshore », a déclaré Country Garden dans un communiqué à Reuters.
La requête visant Country Garden intervient après qu’un tribunal hongkongais a ordonné fin janvier la liquidation du promoteur China Evergrande Group, lourdement endetté et engagé dans un processus de restructuration qui pourrait s’étaler sur une dizaine d’années.
(Rédigé par Scott Murdoch à Sydney et Clare Jim à Hong Kong; version française Jean Terzian)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



