Campari: Départ surprise de l’administrateur délégué, le titre chute
(Reuters) – Campari a annoncé mercredi la démission pour « raisons personnelles » de son administrateur délégué, Matteo Fantacchiotti, un départ jugé inattendu par les analystes, le dirigeant étant resté seulement cinq mois à la tête du groupe italien de spiritueux.
A la Bourse de Milan, vers 08h20 GMT, le titre Campari chute de 6,39% à 7,05 euros après avoir touché un plus bas depuis juillet 2020. L’action a perdu 30% de sa valeur depuis le début de l’année.
« Cette démission n’était pas attendue, à notre avis, d’autant plus que Matteo Fantacchiotti avait pris ses fonctions en avril 2024 », écrit JPMorgan dans une note.
L’intermédiaire s’attend à ce que l’action Campari reste sous pression, soulignant également les doutes sur les performances actuelles du groupe, dans un contexte de détérioration de la croissance aux Etats-Unis.
Matteo Fantacchiotti, qui a succédé en avril 2024 à Bob Kunze-Concewitz, l’administrateur délégué depuis 2007 de Campari, avait noté vendredi, lors d’une conférence, une faiblesse persistante du secteur sur le trimestre en cours.
Depuis la nomination de Matteo Fantacchiotti, l’action Campari a perdu près de 16% de sa valeur, contre une progression de 2,8% pour l’indice de l’alimentation et des boissons sur le Stoxx 600. Sur la même période, les concurrents de Campari tels que Pernod Ricard et Diageo ont chuté respectivement de 11% et 9%.
Le groupe italien de spiritueux a indiqué que Bob Kunze-Concewitz (toujours membre du conseil d’administration du groupe) présidera un comité de transition comprenant le directeur financier et opérationnel Paolo Marchesini et le directeur juridique et du développement commercial du groupe Fabio Di Fede, qui ont été nommés co-administrateurs délégués par intérim.
Campari, dont le principal actionnaire est la holding de la famille italienne Garavoglia, a déclaré que les conditions financières du départ de Matteo Fantacchiotti étaient encore en cours de discussion.
(Reportage Alberto Chiumento; avec la contribution d’Amanda Cooper à Londres; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
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