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Bruxelles maintient son projet de surtaxe sur les VE chinois malgré les divergences des 27

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par Philip Blenkinsop

BRUXELLES (Reuters) -La Commission européenne a décidé de maintenir son projet de droits de douane supplémentaires sur les importations de véhicules électriques chinois en dépit de divergences au sein des Vingt-Sept, confirmées vendredi par un vote morcelé, avec un « non » catégorique de l’Allemagne, et de nombreuses abstentions.

Lors de ce vote attendu, sur un sujet hautement controversé, dix Etats se sont prononcés pour, cinq contre et douze se sont abstenus, selon des sources européennes, le détail du scrutin n’étant pas public.

Pour être approuvé, le document juridique en question, qui porte sur l’application de droits de douane pour les cinq prochaines années, devait recueillir la majorité qualifiée, soit 15 pays représentant au moins 65% de la population de l’UE.

Faute de majorité, la Commission européenne, qui a estimé dans un communiqué avoir obtenu « un nombre suffisant » de votes, a signifié son intention de maintenir la procédure.

Elle déclare vouloir poursuivre les négociations avec la Chine pour trouver une « solution alternative » en ligne avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

L’exécutif européen a proposé en juin dernier d’imposer une surtaxe sur les véhicules fabriqués en Chine et importés dans l’UE, pouvant aller jusqu’à 45%, en raison de pratiques jugées déloyales, mais plusieurs pays craignent d’ouvrir une guerre commerciale avec Pékin.

Ainsi l’Allemagne, principal producteur automobile européen, a-t-elle voté contre vendredi, selon des sources au fait du dossier.

Les principaux constructeurs automobiles allemands ont vivement réagi à l’annonce de la Commission européenne, dénonçant une escalade du conflit commercial.

« Le vote d’aujourd’hui est un signal fatal pour l’industrie automobile européenne. Il faut maintenant un accord rapide entre la Commission européenne et la Chine pour éviter un conflit commercial dont personne ne profite », a déclaré Oliver Zipse, président du directoire de BMW.

« Le fait que l’Allemagne ait voté contre les tarifs douaniers est un signal important et augmente les chances d’un règlement négocié », veut-il toutefois espérer.

Mercedes-Benz, dont les deux principaux actionnaires sont le groupe chinois Beijing Automotive et le président de Geely, Li Shufu, a qualifié les tarifs douaniers d' »erreur », exhortant la Commission européenne à retarder leur mise en œuvre pour permettre de nouvelles discussions.

En France, la Plateforme automobile (PFA) a au contraire salué l’issue du vote : « C’est une bonne chose qu’une décision ait reçu le soutien de la part des États membres pour l’adoption de droits de douane. Nous sommes favorables au libre-échange mais encadré par des règles justes », a déclaré un porte-parole de PFA, qui représente les acteurs de la filière automobile.

Le constructeur franco-italien Stellantis a déclaré à Reuters qu’il prenait acte de la décision et soutenait « la concurrence libre et équitable ».

« Notre industrie est sous la pression d’ambitieux plans de réduction de CO2 et de l’offensive commerciale globale chinoise. (…) Durant cette période de transition, les politiques de soutien à la demande et garantissant la stabilité des règles sont plus importantes que jamais », a ajouté le groupe.

Une source diplomatique française a déclaré à Reuters que ce vote allait permettre le rétablissement du « level playing field », ou concurrence équitable, entre l’UE et la Chine « avec des mesures documentées, proportionnées et calibrées ».

Cette proposition a ajouté la source, « laisse la porte ouverte à la négociation » mais sur une base de concurrence équitable.

« RÉSOUDRE LE PROBLÈME »

Le ministère chinois du Commerce a qualifié d' »injuste » et « déraisonnable » la décision de l’UE, ajoutant cependant que les deux parties pouvaient encore « résoudre le problème par la négociation ».

« La Chine s’oppose fermement au projet de décision finale de l’UE, mais a également noté la volonté politique de l’UE de continuer à résoudre le problème par le biais de négociations », a-t-il déclaré.

Les producteurs français de cognac, qui craignent des répercussions sur leurs propres exportations vers la Chine, déplorent que leur « filière [soit] ainsi sacrifiée ».

La France, pays à l’origine de 99% des importations chinoises de cognac en 2023, est visée par une enquête de Pékin, en raison de son soutien à l’imposition de droits de douane supplémentaires sur les VE chinois.

« Nous constatons, une nouvelle fois, que nos demandes de report du vote et de solution négociée ont été ignorées. Les autorités françaises nous ont abandonnés. Nous ne comprenons pas pourquoi notre filière est ainsi sacrifiée », a déclaré le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC).

« Le dialogue doit se poursuivre pour parvenir à une solution négociée permettant d’éviter à nos produits une surtaxe pouvant les exclure du marché chinois », a-t-il ajouté.

Les droits de douane proposés par Bruxelles vont de 7,8% pour Tesla à 35,3% pour SAIC et d’autres entreprises considérées comme n’ayant pas coopéré à l’enquête de l’UE. Ces droits de douane s’ajoutent aux droits d’importation standard de 10% imposés par l’UE sur les voitures.

(Reportage Philip Blenkinsop, Simon Johnson, Stine Jacobsen et Christoph Steitz, avec Gilles Guillaume, Mimosa Spencer, Elizabeth Pineau à Paris ; version française Camille Raynaud, Jean-Stéphane Brosse et Kate Entringer, édité par Blandine Hénault et Sophie Louet)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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