Baisse en vue en Europe, les craintes liées à l’inflation s’amplifient
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse lundi, les derniers chiffres de l’inflation aux Etats-Unis ayant relancé les craintes d’un resserrement agressif de la politique monétaire de la Réserve fédérale tandis que la situation sanitaire à Pékin accroît les incertitudes pour la croissance mondiale.
Les premières indications disponibles font état d’un recul de 1,45% pour le CAC 40 parisien, de 1,46% pour le Dax à Francfort, de 0,62% pour le FTSE à Londres et de 1,47% pour l’EuroStoxx 50.
La tendance devrait donc être à nouveau négative en Europe, toujours affectée par la hausse plus importante qu’attendu des chiffres des prix à la consommation aux Etats-Unis alors que se profilent mercredi les annonces de politique monétaire de la Réserve fédérale.
Les investisseurs redoutent que l’accélération de l’inflation à 8,6% sur un an aux Etats-Unis, son plus haut niveau depuis décembre 1981, contraigne la banque centrale américaine à durcir sa politique monétaire, avec le risque d’un coup d’arrêt pour l’économie.
Les marchés évaluent à 80% la probabilité d’une hausse des taux de la Fed d’un demi-point mercredi et à 20% celle d’une hausse de 75 points de base.
La Banque d’Angleterre, qui réunit son comité jeudi, devrait également relever son principal taux directeur, pour la cinquième fois depuis décembre.
Les craintes pour l’économie mondiale sont alimentées en outre par la crise du COVID-19 en Chine. Le district de Chaoyang, le plus peuplé de Pékin, a annoncé dimanche plusieurs campagnes de dépistage à grande échelle afin d’enrayer la propagation du coronavirus.
LES VALEURS A SUIVRE :
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse vendredi à la suite de la publication de statistiques attestant de la vigueur de l’inflation aux Etats-Unis.
L’indice Dow Jones a cédé 2,73% à 31.392,79 points, le S&P-500 a perdu 2,91% à 3.900,73 points et le Nasdaq Composite a reculé de 3,52% à 11.340,02 points.
Sur la semaine, le S&P a perdu 5,06%, le Dow 4,58% et le Nasdaq 5,60%, signant ainsi leur pire semaine depuis celle qui s’est achevée le 21 janvier.
Les contrats à terme indiquent pour le moment un repli compris entre 1,07% et 1,79% à l’ouverture.
EN ASIE
La baisse de Wall Street vendredi pèse sur la tendance en Asie où le Nikkei à la Bourse du Japon perd 2,97%, basculant sous les 27.000 points pour la première fois en deux semaines.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai cède 0,98% et le CSI 300 1,23%.
TAUX
Les ventes sur le marché obligataire américain se poursuivent pour la quatrième séance de suite après l’accélération de l’inflation, entraînant la remontée des rendements.
Celui des Treasuries à dix ans gagne deux points de base à 3,1762% après un pic de cinq semaines à 3,202%. Le deux ans grimpe quant à lui de dix points de base, à 3,1493%, évoluant à son plus niveau depuis décembre 2007.
L’écart entre ces deux rendements, considéré comme un bon baromètre des anticipations de croissance et d’inflation, se rapproche ainsi de la zone négative.
CHANGES
Le dollar gagne 0,34% face à un panier de devises de référence et il atteint face au yen un pic depuis 1998 à 135,17.
« La hausse des rendements à l’étranger et des prix de l’énergie, associée à la poursuite des messages accommodant de la Banque du Japon, a poussé le dollar/yen à un sommet de plus de vingt ans », ont déclaré les analystes de Barclays.
PÉTROLE
Le marché du pétrole évolue dans le rouge alors qu’une multiplication des cas de COVID-19 à Pékin a douché les espoirs d’une reprise rapide de la demande de brut en Chine sur fond d’inquiétude pour les perspectives économiques mondiales avec la hausse de l’inflation américaine.
Le Brent recule de 1,57% à 120,1 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,59% à 118,75 dollars.
(Rédigé par Laetitia Volga, édité par Bertrand Boucey)
Un service de presse reconnu par l'Etat
Le Journal Chrétien est un service de presse en ligne bénéficiant d’un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse du Ministère de la Culture. Il est membre du Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (SPIIL), un syndicat professionnel français créé en afin de défendre les intérêts professionnels des éditeurs de presse en ligne indépendants. Il fait partie des sources d'information officielles de Google actualités dans tous les pays francophones. Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge et les fake news et les calomnies, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui passe l'information au tamis de l'Évangile. Nos journalistes et correspondants essaient de s'approcher de la vérité des faits avec beaucoup d'humilité. Le professionnalisme des experts impliqués dans le Journal Chrétien garantit une procédure de sélection de grande qualité et un suivi des projets très rigoureux.Quand les pasteurs et leurs églises sont victimes de dénonciations calomnieuses, le Journal Chrétien mène des investigations pour rétablir la vérité.
En plus de son activité éditoriale remarquable, le Journal Chrétien est l’éditeur de Bible.audio, une vaste plateforme de ressources bibliques comprenant une vingtaine de traductions bibliques, la Bible audio, la Bible interlinéaire, le comparateur de versions, la concordance biblique, les commentaires bibliques, les dictionnaires bibliques et les lexiques bibliques.
Il dispose également d'une chaîne de télévision chrétienne dénommée Chrétiens TV, qui diffuse ses programmes sur le canal 246 de la Freebox en France. Elle s’adresse à tous ceux qui souhaitent nourrir leur réflexion, leur foi ou simplement découvrir des programmes porteurs de sens et de bienveillance.


