Baisse en vue en Europe avant une série d’indicateurs
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse mercredi pour la troisième séance consécutive dans un contexte d’aversion au risque liée aux interrogations sur les taux d’intérêt et la conjoncture économique alors qu’une myriade d’indicateurs doivent être publiés dans la journée.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait perdre 0,21% à l’ouverture, le Dax à Francfort 0,22% et le FTSE 100 à Londres 0,13%. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en recul de 0,12%.
Les marchés, en berne depuis l’entame du quatrième trimestre, ont été affectés mardi par la perspective d’un prolongement du durcissement monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) au regard du rebond inattendu des offres d’emploi (enquête Jolts) en août aux Etats-Unis. Ils devraient subir un nouveau test ce mercredi avec la publication des indices mensuels de l’activité des services, dont les principaux chiffres en Europe seront connus à partir de 07h50 GMT, tandis qu’aux Etats-Unis, l’ISM des services est prévu à 14h00 GMT.
Outre ces données, les investisseurs attendent également les statistiques mensuelles des ventes au détail et des prix à la production en zone euro, qui pourraient fournir des indications sur la conjoncture et l’évolution de l’inflation dans le bloc.
A cet égard, le discours de Christine Lagarde, la présidente de la BCE, à l’occasion d’une conférence sur la politique monétaire, devrait être particulièrement suivi.
Aux Etats-Unis, en attendant le rapport mensuel officiel sur l’emploi, prévu vendredi, l’enquête ADP, publiée ce mercredi à 12h15 GMT, pourrait de nouveau témoigner d’une résistance du marché du travail malgré les tentatives de la Fed pour freiner la demande afin de faire refluer l’inflation.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en nette baisse mardi alors que des données économiques publiées dans la journée ont renforcé l’hypothèse que la Fed puisse devoir maintenir ses taux élevés sur une longue période.
L’indice Dow Jones a cédé 1,29%, ou 430,97 points, à 33.002,38 points.
Le S&P-500, plus large, a perdu 58,94 points, soit 1,37%, à 4.229,45 points.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 248,31 points (1,87%) à 13.059,47 points.
Il s’agit du plus bas niveau de clôture pour le S&P-500 depuis le 1er juin dernier, tandis que le Dow Jones a basculé dans le rouge sur l’année pour la première fois depuis juin.
L’indice de volatilité CBOE, considéré comme un indicateur du niveau de peur à Wall Street, s’est établi à un pic depuis le 24 mai dernier.
Tous les principaux secteurs du S&P-500, hormis les services aux collectivités, ont fini la séance dans le rouge, notamment les technologies alors que les valeurs à forte croissance sont parmi les plus affectées par la hausse des rendements obligataires.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei recule de 1,76% à 30.689,07 points, touchant un plus bas de plus de quatre mois, dans le sillage de Wall Street. Le Topix, plus large, reflue de 1,88% à 2.232,67 points à l’approche de la clôture.
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) s’inscrit en repli pour la deuxième séance consécutive, fléchissant de plus de 1%.
Les marchés en Chine continentale sont encore fermés ce mercredi, une semaine de congés annuels ayant démarré après la séance de vendredi.
LES VALEURS A SUIVRE EN EUROPE:
CHANGES
Le dollar continue sa progression, grappillant 0,06% face à un panier de devises de référence pour atteindre un pic de près de 11 mois.
La monnaie japonaise a brièvement franchi le seuil des 150 yens pour un dollar avant de refluer soudainement à 147,30, alimentant les spéculations d’une intervention des autorités nippones. Le yen se traite désormais à 149,21.
L’euro reste enlisé à un plus bas depuis décembre, s’affichant à 1,0471 dollar (+0,06%).
Le dollar néo-zélandais recule de 0,11%, à 0,59015 dollar américain, après la décision de la Banque centrale néo-zélandaise (RBNZ) de laisser inchangé son principal taux directeur à 5,5%.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans, qui a pris une dizaine points de base mardi, progresse encore mercredi, de plus de trois points, à 4,8377%, au plus haut depuis 2007.
Le rendement des JGB à dix ans, les emprunts d’Etat japonais, s’affiche autour de 0,78%, au plus haut depuis septembre 2013, malgré une intervention de la Banque du Japon (BoJ) qui a procédé mercredi à un rachat d’obligations d’urgence.
PÉTROLE
Les cours pétroliers sont quasiment à l’équilibre avant la réunion ministérielle de l’Opep+, le marché étant partagé entre la perspective d’un resserrement de l’offre de brut et les craintes sur les taux d’intérêt.
Le Brent reflue de 0,16% à 90,77 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,17% à 89,08 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Bertrand Boucey)
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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