Axa France recapitalise sa filiale Axa Banque en difficultés
PARIS (Reuters) – Axa France, la branche française du groupe d’assurance Axa, a recapitalisé sa filiale bancaire Axa Banque à hauteur de 100 millions d’euros fin 2024 pour faire face à la forte dégradation de son activité, ont déclaré à Reuters trois sources internes.
Interrogé, Axa France reconnaît « une opération usuelle de gestion du capital » dans une déclaration transmise à Reuters.
Axa Banque, qui propose une gamme complète de produits bancaires dédiés aux particuliers allant des crédits aux livrets d’épargne, subit une forte dégradation de son activité depuis plusieurs années.
Elle a en particulier accusé une baisse de 68% de la production globale de crédits en 2023 pour un résultat brut d’exploitation de -45 millions d’euros, a indiqué une des sources internes.
Les revenus de l’activité bancaire d’Axa France sont ainsi ressortis en baisse de 32% en 2023 à 93 millions d’euros, selon son rapport annuel, « principalement en raison de pression sur les marges chez Axa Banque France dans le contexte de la hausse des taux d’intérêt ».
« 2023 a été une année marquée par la hausse des coûts de refinancement en raison de la politique monétaire de la BCE. Malgré le contexte économique tendu, qui a significativement impacté l’activité de banque de détail en France, Axa Banque a su préserver sa stabilité financière et renforcer ses ratios de solvabilité, avec le soutien d’Axa France », a indiqué l’assureur dans sa déclaration à Reuters.
En raison de la hausse des taux d’intérêt, Axa Banque avait suspendu temporairement son activité de crédit immobilier en 2023 qui « a redémarré de manière satisfaisante en 2024 », ajoute Axa France.
Sur les six premiers mois de l’année 2024, les revenus de l’activité bancaire ressortaient en baisse de 8,2% sur un an à 57 millions d’euros, selon son rapport semestriel.
BAISSE DE CLIENTS ET AJUSTEMENTS
Le nombre de clients d’Axa Banque, qui atteignait plus de 650.000 en 2018, a chuté pour ressortir à 446.000 en 2023, a indiqué une des sources internes.
« L’évolution par rapport à l’année 2018 est liée à la fermeture de compte clients inactifs, dans le cadre des mesures KYC [de connaissance client, NDLR] », a précisé Axa France à Reuters, en indiquant compter actuellement environ 445.000 clients.
Lancée au début des années 2000, Axa Banque avait de fortes ambitions de développement avant de recentrer ses activités sur la France et au service de son réseau d’agents généraux.
L’assureur a cédé Axa Banque Belgique en 2019 au groupe bancaire Crelan et signé en 2020 un partenariat avec le Crédit Mutuel Arkéa pour lui transférer ses activités informatiques et une partie de ses activités de back office.
« De 2021 à 2023, Axa Banque comme l’ensemble du secteur a opéré des ajustements fonctionnels et stratégiques afin d’intégrer les contraintes environnementales du secteur bancaire (hausse des taux directeurs, contrainte des taux d’usure…). Bien entendu, ces éléments de contexte ont pénalisé les agents installés sur ce marché », a déclaré à Reuters Rémi Gauttier, président de Réussir, l’Union Professionnelle des agents généraux des Sociétés du groupe AXA.
Malgré les difficultés, Axa France mise toujours sur cette activité notamment pour soutenir son réseau d’agents généraux qui fonctionne comme des intermédiaires ayant reçu un mandat pour le compte de l’assureur.
« Nous croyons dans le modèle de l’assurbanque et déployons une stratégie en conséquence, afin de poursuivre le développement d’Axa Banque, en s’appuyant sur les réseaux de distribution d’Axa France », a indiqué l’assureur à Reuters.
(Rédigé par Bertrand De Meyer, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

