Amundi dépasse les attentes au T4, les clients se diversifient face au dollar
par Mathieu Rosemain
PARIS, 3 février (Reuters) – Amundi a fait état mardi d’une collecte nette plus élevée que prévu au quatrième trimestre, la directrice générale du premier gestionnaire d’actifs européen soulignant que ses clients recherchaient des investissements de diversification en Europe et s’éloignaient du dollar américain.
Le groupe basé à Paris a déclaré que les investisseurs avaient injecté 20,9 milliards d’euros de plus qu’ils n’en avaient retiré au cours des trois mois à fin décembre. La collecte nette a dépassé les attentes des analystes, qui tablaient sur 16,1 milliards d’euros, selon un consensus compilé par l’entreprise.
Les encours d’Amundi ont atteint fin décembre 2.380 milliards d’euros, en hausse de 6,2% sur un an, légèrement au-dessus des 2.365 milliards attendus par les analystes.
Amundi, contrôlé par Crédit Agricole, s’est établi comme un acteur clef du marché européen des ETF mais peine à concurrencer les géants américains du secteur, comme BlackRock et State Street Global Advisors.
Le groupe français cherche à se renforcer dans la gestion d’actifs privés, un marché en pleine expansion, et a annoncé l’année dernière un partenariat stratégique avec Intermediate Capital Group (ICG), l’un des plus anciens gestionnaires d’actifs alternatifs londonien, dans le cadre d’un plan triennal à 2028 qui prévoit une collecte de plus de 300 milliards d’euros captée pour moitié en Asie.
A Paris, vers 08h30 GMT, l’action progressait de 4,2% à 80,6 euros.
« Les résultats de DWS la semaine dernière étaient difficiles à égaler, mais (Amundi) a démontré qu’il était à la hauteur de la tâche », saluent les analystes de Jefferies dans une note.
STRATÉGIES DE DIVERSIFICATION
La directrice générale d’Amundi Valérie Baudson a déclaré aux journalistes que l’incertitude géopolitique avait poussé les investisseurs à diversifier leurs portefeuilles en termes de styles, de secteurs et de régions.
Elle a souligné que la forte baisse du dollar avait influencé les décisions d’investissement concernant les actifs américains, les clients se tournant initialement vers l’or pour diversifier leurs placements.
« (Nous avons) commencé à avoir toute une série d’investissements en Europe qui étaient des investissements véritablement de diversification ou de désensibilisation au dollar et aux actifs américains », a-t-elle déclaré.
Les analystes restent préoccupés par la perte potentielle par Amundi d’un contrat de distribution clef avec UniCredit qui doit arriver à terme en juillet 2027.
« La situation n’a pas changé (le contrat) pourra ou non être renouvelé », a déclaré Valérie Baudson, ajoutant qu’Amundi gérait 86 milliards d’euros d’actifs dans le cadre de ce contrat à la fin 2025.
Les revenus nets ajustés sont ressortis à 899 millions d’euros, en hausse de 8,2% sur un an et au-dessus des attentes. Le résultat net part du groupe annuel a bondi de 22% sur un an à 1,59 milliard d’euros.
« Les revenus ont dépassé de 6% le consensus », soulignent les analystes de JPMorgan dans une note, et « les commissions de performance à 82 millions d’euros (sont) nettement supérieures au consensus à 51 millions d’euros ».
Amundi a par ailleurs proposé un dividende de 4,25 euros par action pour 2025 et annoncé pour 500 millions d’euros de rachats d’actions.
(Rédigé par Mathieu Rosemain, version française Augustin Turpin, édité par Blandine Hénault et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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