Quinze chrétiens du Jharkhand accusés de conversions forcées
Quinze chrétiens sont accusés de conversions forcées dans l’Etat du Jharkhand, qui est le neuvième Etat de l’Union indienne à approuver et faire entrer en vigueur une norme contre les
conversions religieuses. La loi anti-conversion est déjà en vigueur dans les États d’Odisha, du Madhya Pradesh, de l’Himachal Pradesh, du Gujarat, du Chhattisgarh et le Jharkhand.
Le 5 septembre dernier, le Jharkhand est devenu le neuvième Etat de l’Inde à avoir adopté la loi anti-conversion (le Freedom of Religion Bill) qui est un instrument visant à limiter la liberté religieuse.
Le « Freedom of Religion Bill », littéralement « loi sur la liberté de religion » a renforcé le pouvoir du gouvernement hindouiste du Bharatiya Janata Party (BJP) et fait peser une menace plus lourde sur la communauté chrétienne. Tout hindou qui se convertit au christianisme risque jusqu’à 1 500 euros d’amende et quatre ans de prison.
Les 32 millions d’habitants de Jharkhand ne comptent que 4 % de chrétiens. Mais cette communauté chrétienne est perçue comme un danger par les hindous. Il est reproché aux chrétiens de manquer de patriotisme et de mépriser l’héritage culturel de l’Inde.
Les faits violents de persécution envers les chrétiens sont en constante et forte augmentation dans les États où la loi anti-conversion est entrée en vigueur.
Ces dernières semaines, 15 chrétiens du Jharkhand sont accusés de conversions forcées. Un couple chrétien, leur pasteur et son assistant ont été arrêtés le 29 mai dans le quartier de Simdega, à Podkher. Les quatre chrétiens ont été placés en détention et » inculpés en vertu de l’article 4 de la loi de 2017 sur la liberté de culte à Jharkhand, qui rend la conversion religieuse condamnable. Ils risquent une peine de 3 ans de prison et 50 000 roupies (629 euros) d’amende.
Onze autres chrétiens de conversions forcées font l’objet d’une enquête dans le district voisin de West Singhbum. Ils ont fui de chez eux par peur d’être arrêtés.
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


