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Le cauchemar continue pour les chrétiens d’Irak

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L’État islamique a perdu tout son territoire en Irak. Mais cela ne signifie pas que les attaques contre les chrétiens soient éradiquées. La peur reste omniprésente, après une série d’attaques contre les chrétiens et d’autres minorités religieuses à Bagdad.

En décembre 2017, lorsque le président irakien Haider al-Abadi a annoncé la victoire sur l’État islamique, tout le monde espérait le retour de la paix en Irak. Mais au cours des derniers mois, les attaques contre les minorités religieuses se sont multipliées à Bagdad et dans le sud de l’Irak. Pire encore : elles ont lieu dans des contrées qui n’ont jamais été soumises à l’Etat islamique.

Poignardés par des extrémistes

Le Dr Hashim Shafiq Maskouni et son épouse Shada Malik Dano sont tous deux médecins. Il est radiologue et elle gynécologue. Après l’invasion américaine de 2003, à une époque où le pays tout entier connaît une vague de violence, ils se résolvent à quitter l’Irak.

Patriarch Louis Raphaël Sako et le Dr. John Eibner

Lorsque la situation se stabilise un peu, ils reviennent des États-Unis et sont engagés dans la fameuse clinique catholique Saint-Raphaël. Leur vie est loin d’être enviable et ils sont régulièrement lésés en tant que chrétiens. À tel point qu’ils envisagent à nouveau d’émigrer.

Mais ils n’en auront pas le temps. Le 8 mars 2018, un groupe d’hommes armés envahit leur appartement et poignarde à mort le Dr Maskouni, son épouse et la mère de cette dernière, présente sur les lieux. Ce sont des voisins qui trouvent leurs corps sans vie le lendemain.

« Nous avons assez souffert »

L’assassinat ignoble de cette famille chrétienne a déclenché une vague de protestations parmi les chrétiens et même au-delà. L’indignation a été d’autant plus grande que moins de deux semaines auparavant, Samir Salah ad-Din Younis, également chrétien et père de deux enfants, a été tué en plein jour. Le patriarche chaldéen Louis Raphaël Ier Sako a déclaré le 12 mars jour de deuil, en organisant un service religieux de commémoration. Ce service a été suivi par de hauts dignitaires religieux et politiques. Le patriarche s’est écrié : « Nous avons assez souffert et sommes arrivés à un point sensible et dangereux. »

Hammurabi, l’organisation partenaire de la Solidarité Chrétienne Internationale en Irak, a condamné ces crimes avec vigueur et a demandé instamment au Gouvernement irakien de prendre ces attaques très au sérieux. Pascale Warda, présidente de Hammurabi, a comparé ces attaques à la violence de l’EI et elle a parlé d’un « retour de l’intimidation contre les chrétiens par des actes de violence ciblés ». Le nombre des chrétiens à Bagdad est passé d’un demi-million en 2003 à environ150 000 aujourd’hui.

Les sabéens-mandéens sont aussi visés

La violence de ces derniers mois n’est pas seulement dirigée contre les chrétiens. Les sabéens-mandéens sont également dans le collimateur des extrémistes. Les membres de cette communauté ethnoreligieuse pour laquelle Jean-Baptiste joue un rôle central parlent le mandéen, un dialecte araméen.

En mars 2018, pour la troisième fois cette année, un sabéen-mandéen est agressé et tué : Mahmoud Shaker Darbaya al-Khadadi vient de quitter son commerce et se rend à la maison pour aller déjeuner… il n’y arrivera jamais. Sa famille appelle alors tous les hôpitaux et les postes de police. En vain, aucune trace. Quelques jours plus tard, son corps est retrouvé, lacéré de coups de couteaux et de traces de tortures.

Selon des estimations, il y aurait eu environ 40 000 sabéens avant 2003 ; la majorité d’entre eux vit actuellement à l’étranger et quelque 5 000 se sont réfugiés au Kurdistan irakien. Même s’ils sont désignés par le Coran comme « gens du Livre », tous les musulmans ne les considèrent pas en tant que tels, ce qui leur vaut de subir des persécutions croissantes ces dernières années.

Après les paroles, place aux actes

Suite à l’assassinat de la famille de médecins chrétiens, le Dr Salim al-Jabouri, président du Parlement irakien, a déclaré : « Les agressions contre les chrétiens sont un affront direct contre l’unité nationale. Il s’agit d’une menace grave qui doit être combattue par tous les moyens. » Ces derniers mois, les termes « unité nationale » et « réconciliation nationale » sont sur toutes les lèvres à Bagdad. Mais en Irak, il manque encore de plans d’avenir pour redonner un équilibre au pays après la débâcle de l’Etat islamique.

Lors de son dernier voyage en Irak, la Solidarité Chrétienne Internationale s’est entretenue avec plusieurs représentants du gouvernement impliqués dans la question de la « réconciliation nationale. » Nombreux sont ceux qui affirment vouloir lutter contre les tensions interreligieuses. Mais la réelle disponibilité pour s’engager concrètement pour cette cause reste problématique, notamment en raison des tensions qui existent à l’intérieur même de l’islam entre sunnites et chiites. Or ces tensions internes interfèrent avec la situation des minorités religieuses. Pour l’instant, l’insécurité ambiante et les attaques fréquentes contre les minorités religieuses sont le lit d’une peur rampante qui entraîne leur déclin, autant à Bagdad que dans le reste de l’Irak.

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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