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SYRIE: Plus de chrétiens à partir de 2060 ?

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Des 10 % de citoyens chrétiens que comptait la Syrie avant la guerre, la minorité religieuse s’est réduite à tout juste 2 %. Dans les communautés chrétiennes, il est donc de plus en plus difficile de transmettre la foi. « Il ne manque pas seulement la relève des prêtres, mais aussi de jeunes adultes qui pourraient par exemple diriger des groupes de scouts ou donner des cours de religion », explique Mgr Kassar.
À l’invitation de la Solidarité Chrétienne Internationale (CSI), un médecin syrien et un ecclésiastique de l’Église syrienne catholique ont parlé à Berlin des conditions de vie actuelles en Syrie. Le constat est bouleversant : la population sombre dans la pauvreté. Les chrétiens restants sont confrontés à un avenir incertain.

Depuis un certain temps, les armes se sont tues dans la majorité de la Syrie. La guerre est en grande partie terminée. Mais la situation humanitaire est pire que jamais pour les Syriens. C’est ce qu’ont rapporté d’Alep le Dr Nabil Antaki, médecin syrien et responsable d’une organisation partenaire de CSI (Les Maristes Bleus), et de Damas Mgr Amer Kassar, ecclésiastique catholique, à l’Académie catholique de Berlin.

En plus de la guerre, la pandémie du Covid-19, une épidémie de choléra et le grave tremblement de terre de février 2023 ont notamment contribué à la situation catastrophique des habitants de la Syrie. Surtout les sanctions contre le pays empêchent la reconstruction et la reprise nécessaire de l’économie syrienne.

Une inflation galopante

Entre-temps, les pays voisins, la Turquie et le Liban, veulent renvoyer les réfugiés syriens dans leur pays. Mais qu’est-ce qui les y attend ? De nombreuses maisons sont détruites et les prix ont massivement augmenté alors que les salaires restent en grande partie les mêmes pour ceux qui en ont un. Ils seraient actuellement plus de huit fois supérieurs à ce qu’ils étaient en 2020. Un exemple : nourrir un bébé avec du lait infantile avec un revenu moyen d’environ 25 euros par mois est déjà une dépense mensuelle supérieure au revenu. Le pain et l’essence sont rationnés. L’électricité est limitée à deux heures par jour.

Les sanctions entravent le système de santé

Il n’est donc pas étonnant que, selon les données actuelles, plus de 80 % des Syriens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le 90 % de la population dépend de l’aide humanitaire. Même les soins dans les hôpitaux ne sont possibles pour beaucoup qu’avec le soutien d’organisations humanitaires internationales. Et bien que les besoins médicaux soient exclus des sanctions internationales contre la Syrie, de nombreux fabricants occidentaux craignent des difficultés avec leurs propres autorités et, par précaution, ne livrent pas en Syrie où, selon le journal télévisé allemand, « 41 % des hôpitaux publics ne sont pas ou que partiellement opérationnels ».

Si des opérations chirurgicales nécessaires sont prévues, les malades doivent quémander l’aide de plusieurs organisations afin de réunir l’argent nécessaire aux frais. « Une vie digne n’est guère possible dans ces conditions, souligne Nabil Antaki à plusieurs reprises. La situation de l’approvisionnement est actuellement perçue par la plupart des Syriens comme pire que pendant les combats. »

Plus de chrétiens à partir de 2060 ?

Des 10 % de citoyens chrétiens que comptait la Syrie avant la guerre, la minorité religieuse s’est réduite à tout juste 2 %. Dans les communautés chrétiennes, il est donc de plus en plus difficile de transmettre la foi. « Il ne manque pas seulement la relève des prêtres, mais aussi de jeunes adultes qui pourraient par exemple diriger des groupes de scouts ou donner des cours de religion », explique Mgr Kassar.

L’ecclésiastique dresse un tableau très sombre de l’avenir des Églises chrétiennes en Syrie. Il considère les estimations qui prévoient la fin de la chrétienté en Syrie d’ici 2060 comme possibles si l’évolution reste inchangée. « Cela modifierait fortement le tissu social du pays, alors que jusqu’à présent, les chrétiens, les musulmans et les autres communautés religieuses vivaient en grande partie en harmonie. »

Les sanctions encouragent l’émigration

Tant Nabil Antaki qu’Amer Kassar rapportent que les chrétiens ne souffriraient pas plus que les autres : tous les citoyens subissent de la même manière la situation actuelle. Cependant, la plupart des chrétiens ne vivent pas dans de grandes communautés localisables au niveau régional, mais sont dispersés dans tout le pays. Cela rend difficile une vie paroissiale régulière tout comme une cohabitation étroite et solidaire.

Une solution rapide n’est pas en vue. « Seule la réintégration de la Syrie au sein de la communauté internationale et la levée des sanctions, lourdes de conséquences pour la population, permettraient une reconstruction et un retour régulier des expatriés ainsi que l’arrêt de la vague d’émigration », explique Nabil Antaki.

« Alors que les jeunes rêvaient autrefois de bons métiers et de fonder leur propre famille, ils ne pensent plus aujourd’hui qu’à une chose : quitter le pays le plus vite possible », ajoute Mgr Kassar. Ce n’est malheureusement pas une perspective réjouissante pour la Syrie.

Karsten Beck, CSI-Allemagne

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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