Élise Duchemann: « Le rural, c’est la vie ensemble !”
Élise Duchemann a quitté Paris pour annoncer l’Évangile dans une petite ville de l’Indre. Une zone rurale jusqu’ici isolée de toute présence chrétienne.
Rien ne prédestinait Élise à vivre un jour à Argenton-sur-Creuse, commune rurale d’à peine 5000 âmes située dans l’Indre, entre Châteauroux et Guéret. Pourtant la Parisienne, qui a grandi dans le 19e arrondissement, “près des Buttes-Chaumont”, s’y plaît depuis 12 ans désormais. Un changement de vie dont l’idée avait commencé à germer quelques années plus tôt, alors qu’elle était étudiante dans un institut biblique en Angleterre. “J’étais parti dans l’optique de me former pour la mission. Je pensais notamment à l’Afrique”, explique-t-elle.
“Mais un jour, je suis tombée sur la vidéo d’une femme originaire de la Creuse, qui expliquait qu’elle n’avait aucune communauté chrétienne à moins d’une heure et demie de route. J’ai su qu’il fallait que je serve au sein de ces zones rurales.”
Désert spirituel
Une révélation pour Élise, qui se replonge dans ses souvenirs d’ enfance à la capitale.
“Ma mère était chrétienne, et elle pouvait m’emmener facilement à l’Église” sourie-t-elle. “Et même si elle a dû m’y traîner de force pendant un temps, j’ai fini par être touchée à mon tour. C’est pourquoi je suis reconnaissante.”
Alors avec Mickaël, son mari, ils cherchent ce qu’ils appellent “un désert spirituel”, avec l’espoir d’y apporter la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Accompagnés par France Mission, ils s’installent donc à Argenton-sur-Creuse en 2011.
Cafés et bières
Commence alors pour le couple un travail d’intégration qui durera plusieurs années. Élise devient Présidente de l’amicale de l’école, s’insère à la mairie… “C’est comme ça que ça se passe dans le rural… On gagne la confiance des gens, en buvant beaucoup de cafés et de bières” rigole-t-elle. “Et puis doucement, on affiche la couleur de l’Évangile.”
Car il est hors de question pour Élise de brusquer ses nouveaux concitoyens avec ses gros sabots. D’autant plus que les évangéliques sont très méconnus des habitants de la commune, comme dans beaucoup d’endroits en France. “Soit nous sommes inconnus, soit nous sommes assimilées à Donald Trump” regrette-t-elle.
“Ah mais y’a Luc !”
Donc tout l’enjeu réside dans le fait de gagner la confiance des gens. Et pour ça, le couple dispose très vite d’un allié important. Il s’appelle Luc, et vient d’Argenton-sur-Creuse. “C’est un mec d’ici qui s’est converti et qui connaît tout le monde. Et c’est un véritable évangéliste” raconte Élise. “D’une part, il partage l’Évangile de son côté, dans son magasin de musique. Et d’un autre, il rassure les gens qui viennent nous voir pour la première fois et se disent : “Ah mais y’a Luc !”
Alors petit à petit, Élise et Mickaël créent leur “petite communauté”, dotée d’un noyau dûr d’une vingtaine de personnes. “C’est peu, mais ce sont des gens sur qui on peut compter. Nous mettons aussi en place trois groupes de maisons plus loin dans la campagne, avec l’espoir que ça touche d’autres personnes”, lance-t-elle. Et un dimanche sur deux, le groupe se réunit pour un culte suivi d’un repas et une après-midi tous ensemble. “Le rural, c’est la vie ensemble !” se réjouit Élise.
Trop d’amour
Et des raisons de se réjouir, Élise et Mickaël en ont eu souvent au cours de ces douze années passées dans l’Indre. “Je pense à un baptême, que nous avons célébré dans la rivière, comme toujours. Ce sont toujours des moments forts. Ce baptême, c’était celui d’un homme qui était venu nous rendre visite, avant de disparaître pendant un an. Lorsqu’il est revenu, il nous a dit : “Il y avait trop d’amour dans votre groupe, je n’étais pas prêt””, se souvient-elle. Une joie d’autant plus grande que les quatre premières années passées à Argenton-sur-Creuse furent difficiles : “nous avions l’impression que rien ne se passait !”
Alors aujourd’hui, le couple pense à repartir à nouveau, annoncer l’Évangile dans d’autres zones rurales qui en sont isolées. “On se sent prêts ! D’autant plus qu’avec notre appui, je sais que nos membres sont assez bien formés pour continuer à prendre soin de leur Église !”
Cliquez ici pour retrouver tous les « témoignages de terrain » du CNEF
Retrouvez ici le témoignage précédent
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

