Côte d’Ivoire : La divergence sur la perception des droits d’auteurs dans les églises persiste
En Côte d’Ivoire, la polémique autour de la perception des droits d’auteurs et droits voisins dans les lieux de culte continue d’alimenter des débats enflammés. Récemment, dans une déclaration, le Consistoire des Protestants Évangéliques de Côte d’Ivoire (CPECI) a exprimé une farouche opposition à cette mesure du Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur (BURIDA). Cette controverse met en évidence des interrogations sur le respect du caractère sacré des cultes évangéliques et révèle des tensions grandissantes entre les autorités religieuses et le BURIDA. Malgré les appels à la compréhension et au dialogue, les positions semblent jusqu’à présent tranchées.
Une vive controverse secoue présentement le monde évangélique en Côte d’Ivoire, opposant le Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur (BURIDA) et le Consistoire des Protestants Évangéliques de Côte d’Ivoire (CPECI).
Au cœur du débat se trouve la question de la perception des droits d’auteur et droits voisins dans les lieux de culte. Ce qui soulève, pour les guides religieux, des interrogations sur la liberté religieuse et le respect des valeurs sacrées.

À l’origine, un document émanant du BURIDA, daté du 4 Septembre 2022, détaillant les tarifs des redevances pour les droits d’auteur et droits voisins applicables dans les lieux de culte, a été divulgué sur les réseaux sociaux.
Ce a ainsi déclenché une tempête de réactions au sein de la communauté évangélique. Cette initiative, perçue comme une intrusion dans les pratiques religieuses, a été catégoriquement rejetée par le CPECI, qui dénonce d’ailleurs un manque de consultation et une atteinte au caractère sacré des cultes.
Le Révérend Dr. Dion Yayé Robert, Président du Consistoire des Protestants Évangéliques de Côte d’Ivoire, pour sa part, a exprimé récemment la position ferme de l’église évangélique face à cette mesure jugée inappropriée.
« Respectueux des valeurs Bibliques sacrées, le Consistoire rejette catégoriquement cette initiative désinvolte qui risque de profaner nos cultes. », a déclaré le Président du Consistoire.

Le BURIDA, de son côté, défend vigoureusement sa position sur la base de la loi, en affirmant que la rémunération des artistes via les droits d’auteur est un droit constitutionnel fondamental.
Dans une publication sur sa page Facebook (Méta), l’organisme indique ceci : « L’ouvrier mérite son salaire ! Encourageons la créativité pour que vive notre culture ! » et insiste sur le caractère légal de l’exigence de paiement des droits d’auteur dans tous les lieux, y compris les lieux de culte.
La tension monte alors que le Directeur Général des cultes, Bamba Massamba, entreprend des démarches pour comprendre les motivations de chaque partie prenante.
Lors d’une réunion au siège de l’Église Protestante Baptiste Œuvres et Mission Internationale, dans la commune de Yopougon, à Abidjan, une trentaine de minutes d’échanges ont permis d’éclaircir partiellement la situation.

« Le devoir du Consistoire, c’est de calmer d’abord les esprits le temps qu’on en sache davantage et ensuite qu’on informe tout le monde et qu’on remette les choses en place », a déclaré le Directeur Général des cultes.
Toutefois, aucun consensus n’a été trouvé pour le moment. Le BURIDA n’a pas encore également annoncé de date de mise en vigueur de cette disposition controversée.

En attendant, les regards restent rivés sur l’issue de cette confrontation entre les autorités religieuses et le BURIDA, qui soulève des enjeux majeurs en matière de liberté religieuse et de respect des pratiques cultuelles.
Dans un pays où la foi joue un rôle central dans la vie quotidienne de millions de citoyens, cette controverse ne fait que refléter les défis persistants entre les normes légales et les convictions religieuses profondément enracinées dans le pays.
Ernest Saint Benifils
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