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VIE CHRÉTIENNE : « Nous sommes la génération des outres neuves »

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Ce dimanche 23 août 2026, à l’Église évangélique SIM de Goudrin, à Ouagadougou, le missionnaire Philibert Ouédraogo, invité à la chaire, a livré un message placé sous le signe du renouvellement spirituel. S’appuyant sur Luc 5.36-38 et de nombreuses illustrations de la vie quotidienne, il a développé le thème de la « génération des outres neuves », invitant les chrétiens à comprendre que la vie nouvelle en Christ ne peut s’accommoder d’un cœur prisonnier de l’ancienne nature. Il a surtout insisté sur la nécessité de protéger son être intérieur, de pardonner et de demeurer attaché à la Parole de Dieu.

Avant d’aborder son message, le missionnaire Philibert Ouédraogo a rendu hommage au pasteur titulaire de l’Église de Goudrin, Daniel Yonli, qu’il a affectueusement présenté comme un « ambassadeur », malgré sa réserve à l’égard des titres. Il a salué son engagement en faveur de l’Église et les initiatives prises pour créer des espaces de réflexion et de dialogue dans le milieu ecclésial. Pour lui, le pasteur Daniel doit continuer à être une voix pour les sans-voix, un relais et un trait d’union dans les différents espaces ecclésiaux.

Le Directeur exécutif ( à droite) remettant un carton de Bibles pour l’évangélisation au Pasteur Daniel Yonli (au milieu) , pasteur titulaire de l’Eglise de Goudrin

Il a ensuite présenté les actions de l’ANTBA (Association Nationale pour la Traduction de la Bible et l’Alphabétisation), dont il assure la direction exécutive. Engagée dans la traduction et la diffusion des Saintes Écritures, notamment au profit des communautés linguistiques minoritaires, l’organisation intervient également dans la formation, l’insertion économique, l’autonomisation des femmes et l’inclusion des personnes vivant avec un handicap auditif.

 » Maman Bible », deuxième à partir de la gauche 

Le Directeur exécutif a également présenté celle qu’il appelle affectueusement « maman de la Bible », une collaboratrice engagée dans la diffusion des Saintes Écritures. Il a raconté qu’elle profite même de ses déplacements en transport en commun pour partager la Parole de Dieu avec les passagers. Pour cette rencontre, elle avait apporté des Bibles, des autocollants portant des messages bibliques et des traités d’évangélisation, invitant les fidèles à en acquérir pour leurs proches, collègues et voisins. Pour le missionnaire, cet engagement rappelle que la mission chrétienne ne doit pas rester enfermée dans les murs de l’Église, mais rejoindre les familles, les quartiers, les lieux de travail et toutes les composantes de la société.

Cette vision se traduit aussi par des actions concrètes. Sous le magistère du missionnaire Ouédraogo, qui entame sa quatrième année à la direction exécutive de l’ANTBA, l’organisation a enregistré plusieurs résultats, selon les données qu’il a présentées. Elle a notamment contribué à fournir les Écritures à neuf (9) communautés linguistiques, à former une soixantaine (60) de personnes dans le cadre d’initiatives d’insertion économique et à accompagner des groupes de femmes ayant mobilisé cent vingt-neuf millions (129 000 000) de FCFA à travers des mécanismes d’épargne communautaire. L’organisation développe également des outils permettant de rendre la Bible accessible aux personnes sourdes à travers la langue des signes.

C’est justement à cette responsabilité de témoigner d’une vie transformée que le prédicateur a invité les fidèles à réfléchir à la qualité de leur « outre » intérieure, autrement dit à l’état de leur cœur. C’est dans cet esprit qu’il a développé le thème du jour : « Nous sommes la génération des outres neuves », à partir de Luc 5.36-38.

« Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ». Pour rendre cette parole de Jésus accessible à son auditoire, le prédicateur est parti de l’image du téléphone portable. « Les chargeurs sont différents », a-t-il illustré, montrant qu’un appareil ne peut fonctionner correctement avec un équipement qui ne lui correspond pas. De même, le vin nouveau exige une outre nouvelle.

De l’ancienne nature à une vie renouvelée

Le missionnaire a expliqué qu’à l’époque de Jésus, l’outre était un contenant fabriqué à partir de la peau d’un animal pour conserver notamment les liquides. Avec le temps, la peau perdait son élasticité et devenait rigide. Si du vin nouveau, qui fermente et prend du volume, y était versé, l’outre risquait de se rompre. Pour lui, cette image renvoie à la vie chrétienne. Le vin nouveau représente la nouveauté apportée par l’Évangile et la grâce de Dieu, tandis que la vieille outre symbolise un cœur qui refuse de se laisser transformer. La conversion ne doit donc pas être seulement extérieure : elle doit toucher profondément le cœur et les attitudes. « L’ancienne nature et la nouvelle nature ne marchent pas ensemble », a-t-il souligné en substance.

Le prix du salut : le sacrifice de Jésus-Christ

Le prédicateur a aussi rappelé que cette transformation ne va pas sans un coût élevé. Le fondement de la foi chrétienne est ancré dans le sacrifice d’un innocent : Jésus-Christ. À travers les Écritures, de la peau des animaux dont Dieu se servit pour couvrir la nudité d’Adam et Ève jusqu’aux sacrifices liés à la Pâque en Égypte estimés par certains scientifiques à quelque 400 000 litres de sang versé, le prédicateur a établi un parallèle avec le sacrifice suprême de Jésus-Christ, présenté comme « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ». Par sa mort sur la croix, il a donné sa vie pour le salut de l’humanité, offrant ainsi au croyant cette « peau » spirituelle neuve. Cette vérité, a-t-il souligné, doit conduire le chrétien à mesurer la valeur de la grâce reçue et à vivre conformément à cette nouvelle identité.

Protéger son « outre » : surveiller son cœur

Recevoir une vie nouvelle ne suffit pas, a insisté le missionnaire : il faut aussi « la maintenance spirituelle », autrement dit la protéger. Reprenant l’image de l’outre, il a appelé les fidèles à veiller sur leur vie intérieure. Les chrétiens ne peuvent pas toujours contrôler les événements extérieurs ni les comportements des autres. En revanche, ils peuvent contrôler leur propre réaction. La colère, les offenses, les paroles blessantes, les incompréhensions dans le couple et les conflits entre frères et sœurs peuvent progressivement altérer la vie spirituelle. D’où l’importance du pardon.

Quand la colère fait perdre le contrôle

Pour illustrer son propos, le missionnaire Ouédraogo a raconté une histoire poignante. Un pasteur, homme de prière et de ministère, aurait été accusé à tort d’infidélité par son épouse, qui prétendait sentir sur lui un parfum féminin. Profondément atteint par la colère et le découragement, il a enfourché sa moto et, dans une course folle dictée par l’amertume, s’est encastré dans un camion en stationnement. À travers cette histoire dramatique, il a voulu montrer qu’une parole accusatrice, lorsqu’elle est reçue dans un état d’émotion intense, peut provoquer une réaction irréfléchie et entraîner des conséquences irréparables. Une accusation peut susciter colère, frustration ou sentiment d’injustice. Mais le danger apparaît lorsque l’émotion prend le dessus sur le discernement.

Pour le prédicateur, la maturité chrétienne ne consiste pas à ne jamais être blessé, mais à ne pas laisser aux paroles des autres le pouvoir de gouverner nos réactions. Une parole peut atteindre le cœur sans nécessairement dicter nos actes. Le croyant est donc appelé à prendre du recul et à soumettre ses émotions à Dieu avant d’agir. Une émotion non maîtrisée peut conduire à une décision prise en quelques secondes, alors que ses conséquences peuvent durer toute une vie. Le pardon apparaît ainsi comme une véritable protection spirituelle : protéger son cœur, c’est refuser que l’offense, la rancune ou la colère prennent durablement le dessus sur la foi.

Le prédicateur en pleine démonstration de l’usage de l’outre

La Parole comme boussole de la nouvelle génération

Appartenir à la « génération des outres neuves » n’est pas un acquis, mais un choix quotidien. Pour tenir ferme dans un monde marqué par les épreuves et les frustrations, le chrétien doit veiller sur son état intérieur. Pour le missionnaire Philibert Ouédraogo, l’un des principaux moyens d’y parvenir demeure la méditation constante de la Parole de Dieu. S’appuyant sur Psaume 119.105 « Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier », il a présenté les Écritures comme une véritable boussole pour le croyant. Elles éclairent, encouragent, fortifient et permettent de garder le cap lorsque les circonstances deviennent difficiles.

Le prédicateur a ainsi partagé son propre réflexe dans les moments de découragement : revenir à la Parole de Dieu. Pour lui, la méditation des Écritures permet au chrétien de retrouver courage et espérance et de rester attaché à Dieu.

Son exhortation finale peut se résumer en trois mots : renouveler, protéger, persévérer : renouveler son cœur pour accueillir pleinement la vie nouvelle en Christ ; protéger sa foi contre la colère, la rancune et les divisions ; et persévérer dans la Parole de Dieu jusqu’au bout.

Pour le Journal Chrétien,

Emmanuel LANKOANDE

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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