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VIE CHRETIENNE : Croître de progrès en progrès malgré les hauts et les bas

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Au cœur de la vie chrétienne, la croissance spirituelle demeure un impératif. Dimanche 3 août 2025 à l’Eglise Evangélique SIM Goudrin de Ouagadougou, le Pasteur Wilson Ouattara, PhD, a édifié l’assemblée avec un message interpellateur sur le thème : « Comment le chrétien doit-il croître de progrès en progrès ? » Plutôt que de présenter des outils de croissance pour grandir dans la foi, il a choisi de mettre l’accent sur les mesures de la croissance spirituelle, invitant chaque fidèle à se mirer dans la Parole afin de discerner son niveau de progression et d’ajuster sa marche avec le Seigneur. En ancrant son message dans 1 Thessaloniciens 4.1, il a distingué quatre types de progression spirituelle permettant à chaque croyant de s’examiner et d’adopter la bonne conduite pour avancer et stabiliser sa vie chrétienne.

Retour sur une exhortation forte qui appelle à l’introspection et au réajustement spirituel.

  • Un appel à sortir de la foi stagnante

En introduction, le Pasteur Ouattara a souligné combien il est difficile de mesurer ses progrès spirituels, contrairement à la croissance physique ou à une construction visible. Et pourtant, Dieu nous appelle à progresser continuellement dans notre marche avec Lui.

« Avancer dans la foi, c’est apprendre à marcher selon la volonté de Dieu, dans les joies comme dans les épreuves. Ce que Dieu attend de nous, ce n’est pas une perfection immédiate, mais une disposition constante à avancer, à grandir, à nous relever », a-t-il déclaré devant une assemblée attentive.

Le Pasteur a alors proposé quatre représentations symboliques de la croissance chrétienne, permettant à chacun de s’évaluer et de mieux comprendre ses propres résistances, erreurs, et attentes vis-à-vis de la foi.

  • Quatre types de progression passés au crible

Pour illustrer sa prédication, le pasteur Wilson Ouattara a présenté quatre schémas de progression spirituelle, dans lesquels beaucoup de croyants peuvent se reconnaître :

  1. La progression en flèche : L’illusion du succès instantané

Ce modèle concerne les chrétiens qui pensent que marcher avec Dieu signifie que tout ira bien tout de suite : plus de tentations, plus de difficultés, des réponses rapides à toutes les prières. Ce type de croyant, fréquent chez les nouveaux convertis, s’attend à une vie chrétienne sans embûches, où la foi mène immédiatement au succès.

Mais cette vision est trompeuse. Le Pasteur Wilson a rappelé que de nombreux textes bibliques, loin de promettre une vie sans souffrance, nous préparent à l’épreuve et à la persévérance. C’est la foi superficielle, comme celle décrite dans la parabole du semeur : elle pousse vite, mais meurt dès que la persécution ou la déception survient.

De telles perceptions présentent les risques d’une chute brutale, d’un profond sentiment d’échec et d’une désillusion spirituelle.

Vue partielle des fidèles

  1. La progression sans rechute : L’idéal du perfectionniste

Ici, il s’agit d’une progression régulière, linéaire, sans écart ni chute. C’est ce que certains idéalistes ou perfectionnistes attendent de leur vie chrétienne : ne jamais faillir, appliquer la Bible à la lettre, et réussir à chaque étape.

Mais cette vision, aussi séduisante soit-elle, peut conduire à une vie spirituelle rigide et culpabilisante. Ceux qui suivent ce schéma vivent mal leurs fautes, craignent le regard de Dieu comme une sanction, et oublient que la grâce est au cœur de l’Évangile. C’est le cas du chrétien idéaliste ou perfectionniste, qui finit souvent par s’écrouler sous le poids de ses propres exigences.

Ces attentes irréalistes comportent les périls du légalisme, du jugement envers les autres et d’un profond découragement en cas d’échec.

  1. La progression en dents de scie : L’instabilité émotionnelle

Ce troisième type est sans doute le plus répandu. Il reflète une foi faite de hauts et de bas : un jour dans l’enthousiasme, un autre dans la lassitude. Ici, la vie spirituelle est entièrement dépendante des émotions, des circonstances ou des humeurs.

Le pasteur a pris l’exemple de Pierre, qui, plein de foi, marche sur l’eau, mais coule dès qu’il regarde le vent. Ce genre de chrétien s’enthousiasme vite, mais se décourage aussi vite, et confond souvent la présence de Dieu avec des sensations intérieures.

Ce schéma expose aux aléas d’une foi instable, vulnérable et peu capable de durer dans l’épreuve.

  1. La progression en spirale : La marche réaliste et biblique

C’est cette quatrième image que le Pasteur Ouattara a présentée comme la plus fidèle à la pensée biblique. Elle inclut les hauts et les bas, les avancées et les retours en arrière, les épreuves comme les victoires. Mais chaque étape, bonne ou mauvaise, contribue à un progrès global, profond, durable.

Ici, les chutes ne sont pas des échecs définitifs mais des opportunités de croissance, de repentance, et de transformation. C’est une foi enracinée dans la grâce, comme celle de Joseph, de Paul ou de Pierre, qui ont tous progressé à travers leurs épreuves, et non malgré elles. En d’autres termes, c’est le modèle réaliste et biblique, qui intègre aussi bien les chutes que les victoires dans un processus d’apprentissage et de croissance.

La clé réside dans le fait de laisser Dieu utiliser tout, y compris nos échecs, pour nous faire grandir.

  • Une prédication ancrée dans la grâce de Dieu

« Le progrès, ce n’est pas ne jamais tomber, mais savoir se relever avec Dieu », a insisté le prédicateur, citant les exemples de Pierre, Joseph ou Paul, tous confrontés à l’échec, mais relevés par la grâce divine.

« Que votre désir profond soit de plaire à Dieu, et non aux hommes« , a lancé le pasteur Wilson aux fidèles ( ici en vue partielle )

Pour lui, la croissance chrétienne est un chemin, pas un sprint, et Dieu utilise chaque circonstance, même les plus douloureuses pour former Christ en nous. La vie du chrétien ne doit donc pas être dictée par le découragement ni par l’orgueil, mais par la confiance en un Dieu qui transforme toute chose pour notre bien comme il est écrit dans Romains 8.28 : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »

  • Un appel à progresser pour plaire à Dieu et non aux hommes

En conclusion, le Pasteur Wilson Ouattara a exhorté les fidèles à examiner honnêtement leur  type de progression, à accueillir la grâce divine, et à entretenir ce désir sincère de plaire à Dieu, non pas pour mériter Son amour, mais parce qu’Il nous aime, même dans nos fragilités.

« Que notre désir profond soit de plaire à Dieu, et non de satisfaire aux attentes des hommes. Ce désir devrait grandir avec le temps, et non diminuer. », a-t-il dit avant d’ajouter : « Ne vous découragez pas, même si vous reculez parfois. L’essentiel, c’est de toujours revenir à Dieu, et de lui permettre de vous faire avancer, un pas à la fois. »

Et de rappeler les mots que tout croyant espère entendre un jour : « Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Seigneur. »

Pour le Journal Chrétien

Emmanuel LANKOANDE

 

 

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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