VIE CHRÉTIENNE : Bénédiction de Dieu, les repères essentiels
La bénédiction de Dieu est au cœur de l’espérance de nombreux croyants, qui l’attendent dans leur vie familiale, professionnelle, matérielle et spirituelle. Mais que signifie réellement être béni de Dieu ? Comment marcher dans cette bénédiction et la restaurer lorsqu’elle semble perdue ? C’est à ces questions que l’Ancien David Lompo a apporté des éléments de réponse dans sa prédication du dimanche 20 septembre 2026, à l’Église évangélique SIM de Goudrin, à Ouagadougou.
La pluie qui s’est abattue sur Ouagadougou ce dimanche matin n’a pas empêché les fidèles de rejoindre l’Église évangélique SIM de Goudrin. Autour du thème « Comment obtenir, conserver et restaurer la bénédiction de Dieu ? », l’Ancien David Lompo de l’Église de la Zone 1 et 1er vice-président de l’Assemblée législative du peuple, a conduit l’assemblée dans une réflexion sur le sens véritable de la bénédiction de Dieu.
La bénédiction, bien plus qu’un avantage matériel
Présentée comme l’expression de la vie, de la faveur, de la protection et de la plénitude accordées par Dieu, la bénédiction ne saurait être réduite aux seuls biens matériels ou à la réussite. Elle s’inscrit dans une relation de confiance et d’obéissance envers Dieu.
L’Ancien David Lompo en a également relevé plusieurs dimensions : celle que Dieu accorde à l’homme, celle que l’homme lui adresse par l’adoration et la reconnaissance, et celle qui se manifeste envers les autres à travers l’intercession et la bénédiction du prochain.

Trois repères pour marcher dans la bénédiction
À partir des exemples d’Abraham, de Jacob et de la veuve de Sarepta, le prédicateur a développé trois repères : l’obéissance, la persévérance et la fidélité à Dieu.
S’appuyant sur Genèse 22, il a d’abord présenté Abraham comme le modèle d’une foi qui obéit, même lorsque les exigences de Dieu semblent difficiles à comprendre. Appelé à offrir son fils Isaac, le patriarche agit sans attendre de tout comprendre. Une attitude résumée par cette exhortation : « Quand il dit va, vas-y. Quand il dit fais, agis. Quand il dit arrête, laisse tout tomber. » Pour le prédicateur, marcher dans la bénédiction suppose ainsi de faire confiance à Dieu et de répondre à ses instructions avec obéissance.
Avec Jacob, dans Genèse 32, l’accent a ensuite été mis sur la persévérance. Dans son combat nocturne, Jacob refuse de renoncer avant d’avoir reçu la bénédiction : « Je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni. » Une détermination que l’Ancien David Lompo résume ainsi : « La bénédiction demande une détermination spirituelle. » La foi, a-t-il souligné, ne saurait se limiter à un enthousiasme passager ; elle suppose une recherche constante de Dieu, notamment dans la prière.
Le troisième repère s’est appuyé sur le récit de la veuve de Sarepta, en 1 Rois 17. En pleine famine, alors qu’elle ne possède qu’un peu de farine et d’huile, elle accepte de donner en premier lieu au prophète Élie ce qu’elle possède. À travers cet épisode, le prédicateur a invité les fidèles à s’interroger sur la place qu’ils accordent à Dieu dans la gestion de leur temps, de leurs ressources et de leurs biens. « La bénédiction commence souvent là où s’arrête notre logique humaine », a-t-il déclaré.

Des obstacles à la manifestation de la bénédiction
L’Ancien David Lompo a ensuite évoqué plusieurs verrous spirituels susceptibles d’entraver la manifestation de la bénédiction divine. Il a d’abord cité le péché non confessé et l’iniquité, en s’appuyant sur Ésaïe 59:2 : « Ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu. » La désobéissance constitue également un obstacle lorsqu’elle conduit à refuser d’écouter la voix de Dieu, comme le rappelle Deutéronome 28:1.
Le prédicateur a également insisté sur le manque de pardon et l’amertume, en référence à Marc 11:25-26, où Jésus invite à pardonner avant de prier : « Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez. » Il a ainsi appelé les fidèles à ne pas entretenir de rancune ni de ressentiment.
L’orgueil et l’autosuffisance ont également été évoqués. Le prédicateur a invité chacun à reconnaître que ses réussites ne sauraient être attribuées à ses seules capacités, mais doivent conduire à rendre à Dieu ce qui lui revient. Il a également abordé la fidélité dans la gestion des biens confiés par Dieu, notamment les dîmes et les offrandes, en se référant à Malachie 3:8-10, qui interpelle : « Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez. Et vous dites : En quoi t’avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes. »
Enfin, l’incrédulité et le doute ont été présentés comme des obstacles à la vie de foi. S’appuyant sur Jacques 1:6-7, l’Ancien David Lompo a rappelé que la prière doit être faite « avec foi, sans douter », celui qui doute étant comparé au « flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre ». Il a résumé son propos par une formule imagée : « La foi est le moyen de transport de la bénédiction. C’est le TGV de la bénédiction, de la foi. »

Restaurer ce qui a été perdu
Après avoir évoqué les obstacles, l’Ancien David Lompo a rappelé que la restauration demeure possible. Pour lui, l’échec spirituel ne constitue pas nécessairement un point final : « La bénédiction n’est pas définitivement perdue. »
Le chemin de restauration commence par une prise de conscience et une conviction sincère, à l’image du fils prodigue qui « rentra en lui-même » et reconnut sa condition (Luc 15:17). Vient ensuite la confession sincère des fautes, fondée sur la promesse de 1 Jean 1:9 : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner. »
La restauration suppose également le renoncement au mal, car la repentance implique un changement réel de direction, comme le rappelle Proverbes 28:13. Elle peut aussi passer par la réparation et la restitution lorsque cela est nécessaire. L’exemple de Zachée, en Luc 19:9, illustre cette volonté de rétablir ce qui a été brisé ou pris.
Enfin, le prédicateur a insisté sur le renouvellement de l’engagement envers Dieu et l’obéissance, en s’appuyant sur 2 Chroniques 7:14 : « Si mon peuple s’humilie, prie, cherche ma face et se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai, je pardonnerai son péché et je guérirai son pays. »

Un appel à revenir à Dieu
L’Ancien David Lompo a conclu son message par un appel à la restauration : « Dieu ne prend pas plaisir à la perte du pécheur, mais à sa restauration. Dès que ces étapes sont franchies avec sincérité, le pardon est immédiat et le canal de la bénédiction s’ouvre à nouveau. »
Il a toutefois rappelé que le croyant est appelé à rechercher Dieu lui-même plutôt que ses seuls bienfaits. La bénédiction n’est donc pas une fin en soi : elle doit conduire à une vie d’obéissance, de foi et de fidélité à Dieu.
La prédication a pris fin par une prière collective de repentance et de consécration.
Pour le Journal Chrétien,
Emmanuel LANKOANDE
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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