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VIE CHRÉTIENNE : Avant la fin, l’urgence d’annoncer l’Évangile

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Dans un monde secoué par les conflits armés, les crises humanitaires, les bouleversements économiques et les incertitudes géopolitiques, et dans un Burkina Faso éprouvé par l’insécurité et les fragilités sociales, les fidèles de l’Église Évangélique SIM de Goudrin ont été appelés, ce dimanche 1er mars 2026, à recentrer leur engagement sur la mission prioritaire de l’Église : proclamer l’Évangile au cœur même des incertitudes de notre temps. À travers le thème « Avant la fin : une mission plus grande que nos crises », le Dr Wilson Ouattara a rappelé que, face aux incertitudes du lendemain, la mission demeure plus grande que nos crises. Texte de base : Matthieu 24.14 : « Cette bonne nouvelle du Royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. »

Puisant dans le discours eschatologique de Jésus rapporté en Matthieu 24–25, le prédicateur a établi un parallèle avec le contexte burkinabè actuel, marqué par l’insécurité persistante, les déplacements massifs de populations et les tensions socio-économiques croissantes. « Ces événements ne sont pas en dehors du regard souverain de Dieu », a-t-il rappelé. « L’histoire n’est pas livrée au chaos ; elle progresse selon un dessein divin. »

Malgré les guerres, les crises et le refroidissement de l’amour, une certitude demeure : Dieu conduit l’histoire vers son accomplissement. Au cœur des incertitudes humaines, la mission de l’Église reste intacte, selon qu’il est écrit en Matthieu 24.14 : « Cette bonne nouvelle du Royaume sera prêchée dans le monde entier… alors viendra la fin. »

L’attente de cette fin ne produit ni peur paralysante ni retrait spirituel ; elle engendre plutôt un engagement courageux et missionnaire au cœur même des défis de notre temps.

L’Évangile : une proclamation, non une idéologie

Le prédicateur a rappelé que l’Évangile n’est ni un débat d’idées ni une simple suggestion morale. Le terme grec euangelion, a-t-il expliqué, désigne l’annonce officielle d’un événement décisif. « L’Église ne propose pas une philosophie de vie. Elle proclame une œuvre accomplie en Christ et annonce un événement salvifique », a-t-il insisté.

Dans un monde où tout semble relatif, le Dr Ouattara a souligné que le message chrétien n’est pas « ma vérité », mais la vérité révélée de Dieu à savoir la bonne nouvelle du Royaume, qui manifeste la souveraineté de Dieu en Jésus-Christ. Cette bonne nouvelle transforme le violent en artisan de paix et le désespéré en porteur d’espérance. Lorsque l’Évangile est authentiquement proclamé et vécu, il engendre des communautés nouvelles, marquées par la justice, l’amour et la fidélité.

Même dans un contexte fragilisé par la peur et la perte de repères, l’Évangile demeure capable de relever des individus et d’influencer la société. Mais une question fondamentale se pose : avons-nous encore la conviction que l’Évangile est réellement une bonne nouvelle pour notre génération ? a interrogé le pasteur Wilson.

Sortir du masque religieux

Dans un passage particulièrement incisif, le Dr Ouattara a dénoncé une forme de religiosité de façade : vocabulaire chrétien, posture ecclésiale, mais absence de transformation profonde.

Selon lui, l’annonce de l’Évangile ne peut être crédible sans témoignage visible. Les voisins ne doivent pas seulement savoir qu’un croyant fréquent l’église ; ils doivent constater un changement réel dans leur environnement.

« Nous sommes pris en sandwich », a-t-il résumé : transformés par l’Évangile, nous devons l’annoncer ; et en l’annonçant, nous devons la vivre.

Une mission à portée universelle

Revenant au texte de Matthieu, le Dr Ouattara a souligné le caractère universel de la mission, évoquant les paroles du Seigneur d’annoncer l’Évangile au « monde entier » et à « toutes les nations ».

« L’Évangile n’appartient à aucune culture, aucune ethnie, aucune dénomination. Il n’est ni occidental ni africain ; il est universel par vocation et aucune culture n’est exclue de la grâce de Dieu », a-t-il affirmé.

Dans un contexte où les appartenances confessionnelles peuvent devenir des barrières, il a appelé à dépasser les cloisonnements pour embrasser la vision globale du Royaume. Chaque croyant est concerné par cette responsabilité : témoigner, servir, annoncer et vivre l’Évangile.

La mission, a-t-il rappelé, ne relève pas uniquement des spécialistes ; elle constitue l’identité même de l’Église. « L’Église existe pour témoigner », a-t-il souligné, avant d’interroger : notre foi est-elle confinée à notre confort religieux, ou sommes-nous réellement préoccupés par ceux qui n’ont pas entendu l’Évangile ?

Une fin certaine, une urgence engagée

Abordant la perspective eschatologique, le Dr Ouattara a rappelé que l’histoire a un terme fixé par Dieu. La « fin » évoquée par Jésus ne signifie pas destruction chaotique, mais accomplissement du plan divin. Cependant, entre le présent et cet accomplissement, il existe un espace : celui de la mission. « Parce que la fin est certaine, la mission devient urgente », a-t-il souligné.

« Pourquoi Jésus tarde-t-il ? Parce qu’il attend que nous annoncions l’Évangile », a déclaré le prédicateur.

Selon le Dr Wilson Ouattara, la véritable question n’est donc pas de savoir « quand viendra la fin ? », mais de savoir si nous participons, aujourd’hui, à la mission confiée par Dieu. L’attente chrétienne ne doit pas produire la passivité, mais l’engagement.

En conclusion, le pasteur a structuré la vie chrétienne autour de trois convictions essentielles.

Primo, l’engagement : les croyants sont appelés à proclamer fidèlement l’Évangile, sans compromis ni timidité.

Secundo, l’universalité : le message du salut ne connaît ni frontière ni distinction ; il est destiné à toutes les nations.

Tertio, l’espérance : les chrétiens vivent dans la certitude que l’histoire n’échappe pas à Dieu et que l’ultime dénouement est entre ses mains.

Dès lors, une question s’impose à chacun : « Participons-nous réellement à la mission que Dieu nous a confiée ? »

Dans un Burkina Faso éprouvé par les crises, le Dr Wilson Ouattara a ainsi appelé les fidèles à une foi active, courageuse et résolument tournée vers les nations. Car au cœur des turbulences de notre temps, une mission demeure, et cette mission dépasse toutes nos crises.

Pour le Journal Chrétien,
Emmanuel LANKOANDE

 

 

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