26 août 2018Reto Baliarda
Les chrétiens soutiennent des veuves au Soudan
Les chrétiens sud-soudanais viennent en aide aux veuves dont les maris sont tombés lors de la guerre civile déclenchée par des divergences entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son ex-vice-président Riek Machar le 15 décembre 2013.
Des centaines de femmes sud-soudanaises qui ont dû s’enfuir pour sauver leur peau durant la guerre civile sont maintenant revenues avec leurs enfants dans la ville de Malakal. La Solidarité Chrétienne Internationale les soutient en leur fournissant des denrées alimentaires et en les aidant à mettre sur pied de petites entreprises.
Malakal est une ville de 170 000 habitants située dans le nord du Soudan du Sud, à presque 500 kilomètres à l’est de la région du Bahr el-Ghazal où la Solidarité Chrétienne Internationale accueille les esclaves libérés. S’il est vrai que depuis près de cinq ans, la région où nous sommes habituellement actifs est épargnée par la guerre civile, Malakal, quant à elle, a fortement souffert. Franco Majok, responsable la Solidarité Chrétienne Internationale, décrit lui-même l’état de cette ville : « On voit partout des traces de destruction. La plus grande partie du marché de Malakal et des magasins restent fermés. Quant aux bâtiments de l’administration, ils ont tous subi de sérieux dommages. » Ce qui était jusqu’alors le principal aéroport du Soudan du Sud est également largement détruit, alors qu’il est d’une importance capitale pour l’économie, étant donné sa proximité avec les réserves pétrolières du pays.
Les tensions ethniques subsistent
Malgré ces dévastations terribles, des milliers de réfugiés de guerre ont rallié Malakal en provenance de la capitale Juba ainsi que des pays limitrophes, le Kenya, l’Ouganda et le Soudan. Ces nombreux réfugiés, parmi lesquels on trouve surtout des femmes et des enfants, ont pris le parti de se réfugier en ces lieux réputés sûrs à cause de la présence de troupes gouvernementales qui protègent cette ville pétrolière, nous explique Franco Majok. Mais les tensions entre les différents groupes ethniques qui s’affrontent dans la guerre civile ne disparaissent pas ici. Raison pour laquelle ces ethnies sont hébergées dans des camps différents : les Shilluk et les Nuer se trouvent dans des logements pour réfugiés de l’ONU, tandis que les femmes dinka et leurs enfants sont logés dans des bâtiments officiels abandonnés, avec le soutien de différentes ONG. D’autres encore doivent tant bien que mal se construire un abri d’urgence sur le périmètre de leur maison détruite.
La détresse tous azimuts
La détresse à Malakal est immense, notamment à cause de la destruction des infrastructures. Lors d’une rencontre avec le maire de la ville, Franco Majok apprend à quel point les besoins de base sont importants : la plupart des familles de Malakal souffrent de malnutrition et d’un manque de soins médicaux et c’est en vain que l’on cherche une pharmacie dans cette ville. Les quelques personnes qui possèdent encore un petit terrain exploitable n’ont ni semences ni outils pour travailler le sol. Et comme l’approvisionnement en eau n’est plus assuré, les habitants doivent boire l’eau du Nil, ce qui entraîne de nombreuses maladies qui pourraient être évitées. Les quelques écoles de Malakal qui sont gérées par la seule organisation d’entraide Intersos ne suffisent de loin pas à recevoir tous les enfants. Même les membres du gouvernement sont fortement touchés et doivent se rendre sur leur lieu de travail à pied faute de pouvoir acheter un véhicule.
Denrées alimentaires et petites entreprises
À Malakal, la Solidarité Chrétienne Internationale a mis sur pied un programme varié de soutien pour les personnes en difficulté, indifféremment de leur origine ethnique. Franco Majok a pu par ce biais remettre des sacs de 50 kg de sorgho (une céréale) à plus de 2 000 familles. Mais la Solidarité Chrétienne Internationale accorde aussi une aide à long terme à Malakal : en partenariat avec l’organisation Women Union (association féminine), la Solidarité Chrétienne Internationale soutient soixante femmes afin qu’elles puissent mettre sur pied une petite entreprise. Ces femmes appartiennent à divers groupes ethniques et la plupart ont pu ouvrir un stand au marché pour vendre des légumes. Parmi les autres bénéficiaires, on trouve huit femmes qui ont pu travailler la terre et planter des légumes. Huit qui font du pain et qui tiennent un café. Beaucoup de ces femmes qui ont démarré une petite entreprise avec succès peuvent maintenant nourrir leurs enfants et parfois même les envoyer à l’école.
Achol Nyibong Goyil, une femme de 45 ans mère de neuf enfants, est l’une d’entre elles. En 2013, lorsque Malakal a été prise sous le feu de la guerre, elle s’est enfuie avec ses enfants vers un camp de réfugiés de l’ONU situé non loin de la vile. Cette femme entreprenante est très heureuse d’avoir pu retourner dans sa patrie et de pouvoir y tenir un petit café grâce à l’aide la Solidarité Chrétienne Internationale.
Une guerre civile interminable
Le 15 décembre 2013, des divergences entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son ex-vice-président Riek Machar déclenchent une confrontation armée qui débouche sur un conflit ethnique généralisé, sachant que Salva Kiir est un Dinka, tandis que Riek Machar un Nuer. Malgré divers accords de cessez-le-feu, les combats se poursuivent encore aujourd’hui et, selon les données de l’ONU, plus de 50 000 personnes sont mortes au cours de cette guerre. Plus de deux millions de Sud-Soudanais ont fui dans des pays voisins et le nombre de déplacés internes ne peut pas se chiffrer. Tandis que la région du Bahr el-Ghazal, où sont rapatriés les esclaves affranchis par la Solidarité Chrétienne Internationale, est restée épargnée par la guerre civile, Malakal a été depuis le début le théâtre de violents affrontements.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie.
Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public
et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d'
Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la
Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des
méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes
mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’u
niformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme
Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’
Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte,
deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat,
offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités,
principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.
2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free
Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le
canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications
Chrétiens TV et
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Chrétiens TV et
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