Ukraine: La Russie menacée de sanctions après l’annonce de Poutine
par Jeff Mason, Michelle Nichols, Andrew Osborn et Polina Nikolskaya
WASHINGTON (Reuters) – Les Etats-Unis et leurs alliés européens sont prêts à annoncer ce mardi de nouvelles sanctions contre la Russie après que celle-ci a reconnu lundi l’indépendance de deux régions séparatistes de l’est de l’Ukraine et annoncé l’envoi sur place de soldats de « maintien de la paix », entraînant une nouvelle escalade dans la crise sur le terrain.
La décision annoncée lundi par le président russe Vladimir Poutine a suscité des condamnations internationales et le président des Etats-Unis Joe Biden a signé un décret interdisant aux ressortissants américains de procéder à de quelconques activités économiques dans les deux régions séparatistes de l’Est ukrainien.
La France et l’Allemagne se sont également prononcées en faveur de sanctions européennes ciblées, tandis que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont déclaré qu’ils annonceraient de nouvelles sanctions ce mardi.
« Les Etats-Unis imposeront des sanctions à l’encontre de la Russie en raison de cette violation manifeste du droit international et de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a déclaré l’ambassadrice américaine à l’Onu, Linda Thomas-Greenfield, à l’issue d’une réunion en urgence du Conseil de sécurité sur l’Ukraine lundi soir.
« Nous pouvons, serons et devons être unis dans nos appels pour que la Russie retire ses soldats, revienne à la table de la diplomatie et oeuvre en direction de la paix », a-t-elle déclaré à la presse.
Le Royaume-Uni a annoncé avoir établi une série de sanctions ciblant les complices de cette violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, précisant que ces mesures entreraient en vigueur ce mardi.
La Chine a appelé l’ensemble des parties prenantes à faire preuve de retenue et le Japon a précisé être prêt à se joindre aux sanctions internationales contre la Russie en cas d’invasion massive.
L’ambassadeur de la Russie à l’Onu, Vassili Nebenzia, a quant à lui appelé les puissances occidentales à « réfléchir à deux fois » et à ne pas aggraver la situation.
La décision du président russe Vladimir Poutine de lancer une opération qualifiée de maintien de la paix dans les régions séparatistes de Louhansk et de Donetsk ne constitue pas une invasion supplémentaire de l’Ukraine déclenchant de vastes sanctions américaines car la Russie disposait déjà de soldats dans ces régions, ont dit des représentants américains.
« Ce n’est pas une invasion supplémentaire puisque ce sont des territoires qu’ils occupaient déjà », a déclaré à Reuters un représentant américain.
Washington devrait annoncer des sanctions ciblées et moins sévères que celles préparées avec ses alliés occidentaux en cas d’invasion russe de l’Ukraine.
Reuters n’a pas pu déterminer précisément les sanctions ou restrictions sur les exportations qui pourraient être annoncées mardi, mais l’administration du président américain Joe Biden a préparé par le passé un ensemble initial de sanctions contre la Russie pour interdire notamment aux institutions financières américaines d’effectuer des transactions avec les principales banques russes, selon des sources au fait de la question.
Les Etats-Unis vont poursuivre leurs efforts diplomatiques auprès de Moscou jusqu’à ce que « les chars d’assaut débarquent », a indiqué un représentant américain lors d’une conférence de presse téléphonique.
(Reportage Jeff Mason, avec Michelle Nichols aux Nations unies, Alexandra Alper, Chris Saunders et Idrees Ali à Washington; version française Jean Terzian et Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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