L’UE veut imposer un port universel pour recharger les appareils électroniques
par Foo Yun Chee
BRUXELLES (Reuters) – L’Union européenne souhaite imposer un connecteur universel pour recharger la plupart des appareils électroniques dans le cadre d’une proposition présentée jeudi par la Commission européenne, un projet susceptible d’affecter davantage Apple qui utilise un connecteur spécifique sur ses iPhone.
Ce projet, en débat depuis dix ans, doit permettre selon l’exécutif européen de préserver davantage l’environnement et de faire économiser aux utilisateurs 250 millions d’euros par an.
Selon la proposition de la Commission, tous les smartphones, tablettes, appareils photos, écouteurs, haut-parleurs portables et consoles de jeux vidéos portables vendus dans l’Union européenne doivent être équipés d’un port USB-C.
Ce port permettrait de recharger indifféremment les appareils qui ne seraient plus vendus avec de nouveaux chargeurs.
L’exécutif européen souhaite également une révision des règles dites d’éco-conception afin que les alimentations externes soient interopérables, ce qui constituerait la dernière étape vers un chargeur universel.
La Commission a dit ne pas viser spécifiquement Apple mais avoir pris cette décision parce que les entreprises ne sont pas parvenues à s’entendre sur une solution commune en dépit d’une décennie de discussions qui ont toutefois ramené le nombre de types de chargeurs de téléphones mobiles de 30 à trois.
Le groupe à la pomme a exprimé son opposition à cette proposition.
« Nous demeurons préoccupés par le fait qu’une réglementation stricte imposant un seul type de connecteur étouffe l’innovation au lieu de la stimuler, ce qui nuira aux consommateurs en Europe et dans le monde », écrit Apple dans un communiqué.
Le fabricant de l’iPhone a également fait part de ses inquiétudes sur le délai de 24 mois accordé aux entreprises pour qu’elles se mettent en conformité avec la nouvelle législation si elle est adoptée.
Thierry Breton, commissaire européen à l’Industrie, a comparé la pléthore de câbles de recharge sur le marché à un serpent de mer.
« Mon travail consiste à tuer ces serpents de mer chaque fois que je le peux », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Thierry Breton a également rejeté les arguments d’Apple: « Je connais ces entreprises depuis des années. Chaque fois que nous faisons une proposition, elles commencent à dire ‘oh, ce sera contre l’innovation’. Non, ce n’est pas contre l’innovation, ce n’est contre personne. Comme tout ce que fait la Commission, c’est pour les consommateurs », a-t-il plaidé.
Les iPhone d’Apple utilisent un connecteur propriétaire, baptisé Lightning, tandis que la plupart des smartphones sous Android sont équipés d’un connecteur USB-C. Les deux formats sont incompatibles entre eux.
Selon une étude de la Commission, la moitié des chargeurs vendus avec les téléphones portables en 2018 disposaient d’un connecteur USB micro-B, 29% d’un connecteur USB-C et 21% d’un connecteur Lightning.
Un feu vert du Parlement européen et des Etats membres sera nécessaire pour que la proposition de la Commission soit adoptée.
(Reportage Foo Yun Chee; version française Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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