Les partenaires sociaux exhortent Castex à ne pas rouvrir dans l’immédiat le chantier des retraites
PARIS (Reuters) – Les partenaires sociaux ont exhorté jeudi Jean Castex à ne pas rouvrir le chantier des retraites à l’été ou à l’automne, un chantier qui risquerait, selon eux, de « polluer » la question de la relance économique, alors que se profile une crise majeure en France liée à l’épidémie de coronavirus.
Le nouveau Premier ministre reçoit jeudi et vendredi l’ensemble des partenaires sociaux pour évoquer le plan de relance de l’économie, le chantier des retraites – qu’il a promis de rouvrir – la réforme de l’assurance chômage ou encore le chantier de l’autonomie.
« Sur les retraites, la CFDT a dit que ce n’était clairement pas le sujet de l’été ou le sujet de l’automne », a dit son secrétaire général, Laurent Berger, à l’issue de sa rencontre avec Jean Castex. « La CFDT ne s’est jamais désintéressée de la question de l’équilibre des retraites, mais clairement, la priorité aujourd’hui, c’est l’emploi. »
Ce sujet risque, selon lui, de « venir polluer la question de la relance économique et sociale », sur laquelle il aimerait ouvrir une concertation. Il souhaite par ailleurs que le plan de relance soit annoncé fin août, début septembre.
Tous les partenaires sociaux reçus jeudi – la CFDT, Force ouvrière, la CGT, le Medef et la CPME – partagent cet avis.
« On lui a dit [à Jean Castex, ndlr] que c’était un sujet explosif, qui allait diviser le pays, et que s’il démarrait son mandat par ce genre de situation, ça laissait mal augurer de la suite », a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.
De son côté, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé qu’il ne serait pas « sage » de discuter des retraites pendant l’été alors que les entreprises attendent le plan de relance.
UN BESOIN DE FINANCEMENT À PRÈS DE €30 MILLIARDS EN 2020
Jean Castex a déclaré mercredi devant l’Assemblée nationale qu’il ne renoncerait pas au chantier des retraites. Il compte séparer « la réforme de fond », qui vise à mettre en place un système universel, de la question financière des régimes, mis à mal par la crise économique. et
Selon les dernières projections du Conseil d’orientation des retraites (COR), le solde du régime de retraites va se dégrader dans des proportions considérables en 2020 en raison de la chute drastique des recettes liée à l’arrêt complet de certains pans de l’économie pendant les mois de confinement.
Le besoin de financement est estimé à 29,4 milliards d’euros en 2020, soit 25,2 milliards d’euros de plus que ce qui avait été anticipé avant la crise.
Dans l’entourage du président de la République, réfutant les critiques de certains adversaires de la réforme, on précise qu’il n’y a pas d' »acharnement » de la part de l’exécutif sur ce sujet. L’idée, dit-on, est de reprendre la réforme là où elle en était avant la crise sanitaire.
La question de la nomination d’un secrétaire d’Etat dédié aux retraites – une fonction occupée par Laurent Pietraszewski dans le précédent gouvernement – n’est par ailleurs toujours pas tranchée, ajoute-t-on.
Pour Yves Veyrier, il n’est pas question d’ouvrir des concertations qui amèneraient à termes à un décalage de l’âge de départ à la retraite, aujourd’hui lié au nombre d’années de cotisations. « Les 25 milliards d’euros, on peut les trouver autrement », dit-il.
Le Premier ministre devrait organiser une réunion multilatérale la semaine prochaine, probablement le 17 juillet prochain, pour définir la méthode sur les différents sujets évoqués, ont précisé les syndicats.
(Caroline Pailliez, avec Elizabeth Pineau, édité par Henri-Pierre André et Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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